Origine et signification
Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 29 août 2001. En effet, à cette date, la municipalité de la paroisse de Sainte-Luce et la municipalité du village de Luceville se regroupaient pour constituer une nouvelle municipalité désignée sous le nom Sainte-Luce–Luceville, lequel sera changé pour celui de Sainte-Luce, le 27 avril 2002. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de la paroisse de Sainte-Luce. Juste à l'est de Pointe-au-Père et à 16 km de Rimouski, plus à l'ouest, on découvre un territoire de 70 km² qui circonscrit la municipalité du village de Luceville et est connu comme la municipalité de la paroisse de Sainte-Luce. Sur le plan religieux, le territoire est d'abord connu à partir de 1829 comme la paroisse de Sainte-Luce, laquelle sera érigée civilement en 1835. L'année suivante, le bureau de poste local voyait le jour sous un nom identique. Quoique érigé en 1855 comme municipalité de la paroisse de Sainte-Luce, l'endroit avait été créé en 1845 sous celui de municipalité de Lessard et comprenait la paroisse de Sainte-Luce-de-Lessard, appellation sous laquelle on désignait couramment les lieux et qui souligne qu'anciennement le territoire était rattaché, en partie, à la seigneurie Lessard, concédée, en 1696, à Pierre Lessard et Barbe Fortin par le gouverneur Frontenac et l'intendant Champigny. Les Luçois doivent cependant leur gentilé à Luce-Gertrude Drapeau (1794-1880), épouse du notaire Thomas Casault, l'une des seigneuresses lors de l'érection canonique de la paroisse. Celle-ci se démarquait de ses sœurs, paraît-il, par sa haute intelligence et son grand sens pratique. Son père, Joseph Drapeau, armateur et marchand de Québec, avait acquis la seigneurie Lessard en 1790 et l'avait laissée en héritage à sa femme et à ses filles. En 1918, la municipalité du village de Luceville est créée à même le territoire de Sainte-Luce. Il convient de signaler que l'endroit fut, pendant longtemps et encore maintenant, un lieu de villégiature très recherché avec l'une des plus belles plages de sable de la région, ce qui lui vaut d'ailleurs d'être désigné populairement sous le nom de Sainte-Luce-sur-Mer.
Sources
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.