Hébertville-Station
(Municipalité de village)
Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 1er janvier 2026. En effet, à cette date, les municipalités d’Hébertville, d’Hébertville-Station et de Saint-Bruno se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité d’Hébertville. L'appellation Hébertville-Station a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un village correspondant au territoire de l'ancienne municipalité du même nom.
Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité du village d’Hébertville-Station.
Créée en 1903, cette municipalité de village est située à proximité de la sortie de la réserve faunique des Laurentides, du côté du lac Saint-Jean, et enclavée entre Hébertville et Saint-Bruno. Elle a d’abord eu une vocation ferroviaire. En effet, à environ 3 km de l'église de Notre-Dame-d'Hébertville, on a bâti une station de chemin de fer lors de la construction de la ligne Québec–Lac-Saint-Jean, d’où la présence de l’élément station dans la dénomination municipale, d'abord attribuée au bureau de poste local ouvert en 1895. Ce nom de lieu rappelle le souvenir de Nicolas-Tolentin Hébert.
À l'origine, un petit village dénommé Saint-Wilbrod s'était formé à l'endroit de la station. Il a connu au cours des années 1930 une importante diminution de sa population, ce qui l'a fait presque disparaître. Le nom Saint-Wilbrod venait de celui de la paroisse fondée en 1901 et canoniquement érigée en 1911, et avait été attribué au village à la suite de son détachement de Notre-Dame-d'Hébertville. Il évoquait le souvenir de Louis-Wilbrod Barabé (Deschaillons, 1843 – Lévis, 1911), curé de Notre-Dame-d'Hébertville de 1901 à 1904. Plus tard, l'endroit a connu une substantielle remontée de la population. Il comptait plus de 1 200 habitants en 2011. Les gens d'Hébertville-Station ont fait jadis grand usage de granit noir en provenance de Saint-Gédéon; on peut encore présentement en observer de multiples traces sur les constructions résidentielles.
Notice biographique
Nicolas-Tolentin Hébert (Bécancour, 1810 – Kamouraska, 1888) est un prêtre et le chef de file du mouvement de colonisation de la région du Lac-Saint-Jean. Après des études au Séminaire de Nicolet, il accède à la prêtrise en 1833. La même année, il est nommé vicaire à Québec, une fonction qu'il occupe jusqu'à sa nomination comme curé de Saint-Pascal en 1840, une paroisse située dans le diocèse de Sainte-Anne-de-la-Pocatière. Finalement, sa carrière religieuse le mène dans la paroisse Saint-Louis à Kamouraska où il est curé de 1852 jusqu'à son décès.
Son époque est marquée par un exode important de la population du Québec vers les États-Unis. Pour y remédier, le clergé favorise l'émergence de sociétés de colonisation. C'est dans ce contexte que l'Association des comtés de L'Islet et de Kamouraska voit le jour à Sainte-Anne-de-la-Pocatière, en janvier 1849, après une réunion des curés de ces comtés vers la fin de l'année précédente. Nicolas-Tolentin Hébert est l'initiateur, l'organisateur et le principal dirigeant de ce grand projet de colonisation du Lac-Saint-Jean. En février 1849, après quelques démarches du curé Hébert auprès du gouvernement du Québec, la décision est prise de lui accorder deux cantons à proximité du lac Saint-Jean : La Barre et Métabetchouan. Au début de juin, Nicolas-Tolentin Hébert visite les lieux et fixe définitivement son choix sur le peuplement du canton de La Barre; le défrichement et l'occupation par quarante-quatre colons commencent au mois d'août suivant. En 1851, la nouvelle colonie compte 120 résidants permanents et elle prend le nom d'Hébertville en 1857, en hommage à son fondateur.
La société de colonisation est dissoute en 1856, mais l'apport du curé Hébert au développement du Lac-Saint-Jean ne se limite pas seulement à la fondation d'Hébertville. En effet, la concrétisation de son projet instaure un mouvement de colonisation qui mène à la création de plusieurs paroisses au Lac-Saint-Jean. De même qu'on lui doit le développement du chemin Kénogami reliant la baie des Ha! Ha! au Lac-Saint-Jean, considéré comme le premier lien routier reliant les régions saguenéenne et jeannoise. Depuis 1926, un monument lui rendant hommage est érigé au cœur d'Hébertville.
Saint-Bruno
(Municipalité)
Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 1er janvier 2026. En effet, à cette date, les municipalités d’Hébertville, d’Hébertville-Station et de Saint-Bruno se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité d’Hébertville. L'appellation Saint-Bruno a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un village correspondant au territoire de l'ancienne municipalité du même nom.
Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de Saint-Bruno.
Le caractère marécageux du territoire de cette municipalité du Lac-Saint-Jean, située au sud d'Alma et au nord d'Hébertville-Station, a singulièrement compliqué la vie des premiers colons, arrivés vers 1874-1875 en provenance d'Hébertville surtout. Ainsi, l'important incendie qui a dévasté presque toute la savane en 1901 a été favorablement accueilli, car il libérait par le fait même une terre excellente pour la culture. En 1947, la Chaîne coopérative du Saguenay a été créée à cet endroit par des cultivateurs désireux de former une coopérative d'abattage d'animaux de boucherie. Cette activité est abandonnée depuis quelques années, mais elle a contribué à la mise sur pied du plus important centre de coopératives du Lac-Saint-Jean. Au cours des ans, la fabrication du miel et du fromage a aussi assuré la renommée des Brunois. Le territoire a d'abord été une paroisse, fondée sous le nom de Saint-Bruno en 1884 et érigée canoniquement en 1897. Par la suite, une municipalité et une municipalité de village du même nom ont respectivement été créées en 1886 et en 1910, puis fusionnées en 1975. Le nom retenu pour ces différentes entités rappelle le souvenir de l'abbé Bruno-Élisée Leclerc (1838-1907), curé de Notre-Dame-d'Hébertville (1877-1891), curé de La Malbaie (1891-1906) et grand vicaire de l'évêque de Chicoutimi (1891-1907). L'abbé Leclerc a desservi la paroisse de Saint-Bruno de 1885 à 1891 à titre de missionnaire, alors qu'il dirigeait la paroisse de Notre-Dame-d'Hébertville. Le patron de la municipalité, saint Bruno (vers 1030-1101), est le fondateur de l'ordre des Chartreux, dont le premier groupe s'est établi dans la région montagneuse de la Chartreuse en 1084.