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Commission de toponymie

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Lac D'Ailleboust
Uiashpimi Shakahikan (Lac)  - Variante traditionnelle autochtone

Origine et signification Le lac D'Ailleboust est situé à 110 km au nord d'Alma, à l'extrémité nord de la zec des Passes. À 356 m d'altitude, cette étendue d'eau de 9 km de long sur 2 km de large se déverse par la rivière D'Ailleboust dans le lac Étienniche relié au bassin de la rivière Péribonka. Signalé en 1916 dans la Nomenclature des noms géographiques de la province de Québec, le nom de ce lac rappelle le souvenir de Louis d'Ailleboust de Coulonge et d'Argentenay (vers 1612-1660), deuxième gouverneur général de la Nouvelle-France de 1648 à 1651.  

En langue innue, ce plan d'eau porte le nom de Uiashpimi Shakahikan, « lac des graisses de viande », suivant un relevé toponymique de 1981.


Notice biographique

Louis d'Ailleboust de Coulonge et d'Argentenay (Ancy-le-Franc, France, vers 1612 – Montréal, 1660) est un ingénieur militaire et un administrateur colonial français, notamment connu pour son mandat comme gouverneur général de la Nouvelle-France. Se sentant appelé par le projet de la Société Notre-Dame de Montréal de fonder une colonie missionnaire en Nouvelle-France, il décide de s'embarquer pour le Nouveau Monde en compagnie de son épouse, Marie-Barbe de Boullongne (1618-1685), en 1643. Le couple s'établit ainsi à Montréal, alors appelée Ville-Marie, un an après sa fondation. Ingénieur militaire reconnu, Louis d'Ailleboust de Coulonge et d'Argentenay devient rapidement le lieutenant de Paul de Chomedey de Maisonneuve (1612-1676). Ce dernier lui confie notamment la responsabilité de consolider l'enceinte du fort et de construire des bastions afin d'améliorer les défenses de la jeune colonie, laquelle est particulièrement exposée aux attaques des Iroquois. 

Après avoir agi, de 1645 à 1647, comme gouverneur par intérim de Montréal lors de l'un des voyages de Paul de Chomedey de Maisonneuve en France, Louis d'Ailleboust de Coulonge et d'Argentenay est nommé gouverneur général de la Nouvelle-France sur la recommandation de son supérieur en 1648. Au cours d'un mandat principalement marqué par ses efforts afin de défendre la colonie contre les Iroquois, il voit à l'organisation du camp volant – une troupe de 70 militaires chargée de se porter au secours des lieux menacés par leurs incursions – et à l'amélioration des fortifications de Trois-Rivières, ce qui permettra à ce bourg de repousser une attaque en 1653. De plus, Louis d'Ailleboust de Coulonge et d'Argentenay tente – cette fois sans succès – de conclure une alliance avec les colonies de la Nouvelle-Angleterre pour lutter contre les Iroquois. Impuissant à prévenir la destruction de la Huronie par ces derniers en 1649, il autorise cependant les survivants à s'installer sur le territoire actuel de L'Ancienne-Lorette.

À la suite de son mandat de trois ans, Louis d'Ailleboust de Coulonge et d'Argentenay continue de s'impliquer dans la vie de la colonie, notamment en tant que marguillier de la paroisse de Québec et directeur général des pelleteries. Il veille parallèlement au développement de ses domaines de Coulonge, à Sillery (aujourd'hui un secteur de la ville de Québec), et d'Argentenay, sur l'île d'Orléans. En 1657, la démission de Charles de Lauson de Charny (vers 1629-après 1689) l'amène à reprendre temporairement le poste de gouverneur général. Après l'arrivée du nouveau gouverneur Pierre de Voyer d'Argenson (1625-1710) l'année suivante, Louis d'Ailleboust de Coulonge et d'Argentenay retourne à Ville-Marie, où il entreprend la fortification du coteau Saint-Louis et de la citadelle avant de s'éteindre en 1660. 

Deuxième gouverneur général de la Nouvelle-France, Louis d'Ailleboust de Coulonge et d'Argentenay a grandement contribué à la survie de la colonie à un moment critique de son histoire. En 2013, ce pionnier a d'ailleurs été désigné personnage historique par le gouvernement du Québec.

Sources

Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.
Dictionnaire biographique du Canada (consulté en janvier 2024)
Répertoire du patrimoine culturel du Québec (consulté en janvier 2024)
Site Web de l'Encyclopédie canadienne (consulté en janvier 2024)

Date d'officialisation 1968-12-05

Spécifique D'Ailleboust

Générique (avec ou sans particules de liaison) Lac

Type d'entité Lac

Région administrative Saguenay–Lac-Saint-Jean

Municipalité régionale de comté (MRC) Maria-Chapdelaine

Municipalité Passes-Dangereuses (Territoire non organisé)

Code géographique de la municipalité 92902

Latitude               Longitude (coord. sexagésimales) 49° 34' 39" -71° 27' 51"

Latitude               Longitude (coord. décimales) 49.57764 -71.46419

Carte topographique 1/50 000 22E11

Carte topographique 1/20 000 22E11 -0101

Variante traditionnelle autochtone

  • Uiashpimi Shakahikan (Lac)

    Uiashpimi Shakahikan est le nom que les Innus utilisent pour parler du lac D'Ailleboust. Il signifie « lac des graisses de viande ».

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