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Commission de toponymie

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Calixa-Lavallée

Origine et signification Le nom de cette municipalité, située au sud de Contrecœur et, à l'ouest, près de Verchères, en Montérégie, a considérablement évolué au cours du temps. En 1878, une partie du territoire de la paroisse Sainte-François-de-Verchères a été détachée de celle-ci pour permettre l'érection canonique, puis civile, quelques mois plus tard, de la paroisse Sainte-Théodosie. Ce nom a été choisi par le Saint-Siège après qu'il eut reçu la demande pour la création de cette nouvelle paroisse le 29 mai, jour de la fête de la sainte. À partir de 1946, Sainte-Théodosie a porté la double dénomination Sainte-Théodosie–Calixa-Lavallée en raison de fréquentes erreurs postales, causées par la proximité des appellations Saint-Théodore et Sainte-Théodosie. Ce n'est qu'en 1974 que la municipalité de paroisse a reçu le nom Calixa-Lavallée. Douze années plus tard, les gentilés Calixois et Calixoise seront adoptés officiellement. Le toponyme Calixa-Lavallée rappelle le souvenir du célèbre musicien Calixa Lavallée (1842-1891), qui a composé l’hymne national Ô Canada.

Il est à noter que le statut de cette municipalité a été changé le 6 décembre 2014. En effet, à cette date, la municipalité de la paroisse de Calixa-Lavalée, située dans la MRC de Marguerite-D'Youville, est devenue la municipalité de Calixa-Lavalée.

Notice biographique

Calixa Lavallée, né Callixte Lavallée (Verchères (aujourd’hui Calixa-Lavallée), 1842 – Boston, Massachusetts, 1891), est un chef d’orchestre, compositeur, organiste, pianiste et professeur de musique, qui est principalement connu pour avoir composé la musique de l’hymne national Ô Canada. Son père, Augustin Lavallée (1816-1903), qui est forgeron, harmoniste et chef d’orchestre, l’initie au piano, au violon, à l’orgue et au cornet à pistons. Manifestant un grand talent dès son jeune âge, Callixte Lavallée s’installe à Montréal en 1855 afin de continuer d’étudier le piano. En 1857, il prend le chemin des États-Unis, où il modifie son prénom pour celui de Calixa, et remporte un concours de musique instrumentale à La Nouvelle-Orléans. Calixa Lavallée se joint ensuite à une troupe avec laquelle il réalise une tournée de concerts en Amérique du Sud, dans les Antilles et au Mexique avant de retourner aux États-Unis à l’aube de la guerre de Sécession (de 1861 à 1865). Le jeune virtuose s’engage comme musicien dans l’Armée de l’Union, mais il est blessé à une jambe lors de la bataille d’Antietam en 1862. Licencié honorablement, il revient à Montréal l’année suivante.

Après quelques années au Québec, Calixa Lavallée regagne les États-Unis, parcourant le pays avant de s’établir comme professeur de musique à Boston en 1867. Il exerce la fonction de directeur musical du Grand Opera House de New York à compter de 1870, puis séjourne à Paris de 1873 à 1875 afin de perfectionner son art. Calixa Lavallée y étudie notamment le piano, l’harmonie et la composition auprès du célèbre pédagogue Antoine-François Marmontel (1816-1898), composant au passage une étude pour piano, Le Papillon. Cette dernière est inscrite au programme du Conservatoire de Paris et connaît ensuite plusieurs éditions en Europe et en Amérique. Une importante collecte de fonds est organisée au Québec pour financer l’aventure parisienne de celui que ses contemporains considèrent déjà comme leur musicien national.

Les années suivant le retour de Calixa Lavallée à Montréal sont particulièrement actives. Celui-ci compose des œuvres, enseigne la musique, fonde un studio, offre des récitals et se produit comme chef d’orchestre tout en étant organiste à l’église de Saint-Jacques-le-Mineur. Au cours de cette période faste, il exerce la présidence de l’Académie de musique du Québec à deux reprises, soit de 1876 à 1877 et de 1879 à 1880. Établi depuis peu à Québec, où il est organiste à l’église Saint-Patrick, Calixa Lavallée reçoit, en 1879, une commande gouvernementale pour la composition d’une cantate en l’honneur du nouveau gouverneur général du Canada, John Campbell, marquis de Lorne et 9e duc d’Argyll (1845-1914), et de son épouse, la princesse Louise (1848-1939). La représentation donnée lors de l’arrivée du couple de dignitaires se révèle un grand succès, mais le gouvernement refuse de rembourser les frais du compositeur, ce qui entraîne pour celui-ci d’importants problèmes financiers. En 1880, la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec charge Calixa Lavallée de composer la musique d’un hymne patriotique auquel sera juxtaposé un poème d’Adolphe-Basile Routhier (1839-1920). L’Ô Canada, présenté pour la première fois le 24 juin sur les plaines d’Abraham à l’occasion de la convention nationale des Canadiens français, est spontanément adopté par les francophones, ce qui assure la postérité de son auteur. Une version anglaise de la chanson est écrite par Robert Stanley Weir (1856-1926) en 1908. Il faudra cependant attendre l’année 1980 avant que la chanson soit officiellement désignée, à la fois sous ses formes française, anglaise et bilingue, comme hymne national du Canada.

Malgré sa renommée, Calixa Lavallée doit, en raison de ses difficultés financières, s’exiler à nouveau aux États-Unis au début des années 1880. Il retourne alors à Boston, où il enseigne la musique et est organiste à la cathédrale de la Sainte-Croix jusqu’à son décès. Calixa Lavallée s’implique activement dans l’Association nationale des professeurs de musique (Music Teachers National Association) et en devient le président en 1887. L’année suivante, il représente l’organisation à Londres à l’occasion du premier congrès intercontinental de musiciens. Ce pionnier de la musique au Québec et aux États-Unis est emporté par la maladie en 1891.

Bien que, à l’exception de l’hymne national, son œuvre soit aujourd’hui plutôt méconnue, Calixa Lavallée reste l’un des premiers musiciens d’envergure internationale nés au Québec. La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal décerne à sa mémoire le prix de musique Calixa-Lavallée pour souligner une contribution exceptionnelle à la musique québécoise. Son nom est aussi abondamment rappelé dans notre toponymie. Sa municipalité natale, qui était à l’époque un secteur de Verchères, porte d’ailleurs son nom aujourd’hui.

Sources

Dictionnaire biographique du Canada (consulté en mai 2025)
Répertoire du patrimoine culturel du Québec (consulté en mai 2025)
Site Web de l'Encyclopédie canadienne (consulté en mai 2025)

Date d'officialisation 2015-02-26

Spécifique Calixa-Lavallée

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité

Région administrative Montérégie

Municipalité régionale de comté (MRC) Marguerite-D'Youville

Municipalité Calixa-Lavallée (Municipalité)

Code géographique de la municipalité 59030

Latitude               Longitude (coord. sexagésimales) 45° 44' 46" -73° 16' 51"

Latitude               Longitude (coord. décimales) 45.7462 -73.281

Carte topographique 1/50 000 31H11

Carte topographique 1/20 000 31H11 -0201

Anciens noms officiels

  • Calixa-Lavallée  (Municipalité de paroisse)

    Il est à noter que le statut de cette municipalité a été changé le 6 décembre 2014. En effet, à cette date, la municipalité de la paroisse de Calixa-Lavallée, située dans la MRC de Marguerite-D'Youville, est devenue la municipalité de Calixa-Lavallée. Pour plus amples renseignements, vous êtes invités à consulter la rubrique de cette dernière.

  • Sainte-Théodosie-Calixa-Lavallée  (Municipalité de paroisse)

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