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Commission de toponymie

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Parc national de Frontenac

Origine et signification Ce parc national, d’une superficie de 157 km2, est situé dans les régions de la Chaudière-Appalaches et de l’Estrie. Il s’étend plus précisément sur les territoires des municipalités locales d’Adstock, de Lambton, de Sainte-Praxède, de Stornoway et de Stratford. Entièrement compris dans le bassin versant de la rivière Saint-François, le parc national de Frontenac est parsemé de quelques dizaines de plans d'eau, dont le lac des Îles et le lac à la Barbue. Il est également arrosé par des affluents importants du Grand lac Saint-François, comme la rivière Muskrat, la rivière aux Bluets et la rivière Felton.
Ce parc national a été créé le 30 juin 1987 sous le nom de Parc de récréation de Frontenac. C’est à la suite de l’adoption, le 20 décembre 2001, de la Loi modifiant la Loi sur les parcs que son nom a été remplacé par celui de Parc national de Frontenac, sous lequel il est maintenant bien connu. Le nom Frontenac, qui rappelle Louis de Buade, comte de Frontenac et de Palluau, est repris dans plusieurs noms de lieux de la région, notamment dans celui de l’ancien comté de Frontenac, dans lequel le parc national était situé, et dans celui de l’ancienne réserve de Frontenac, qui était une réserve de chasse et de pêche autrefois située à l’intérieur des limites de l’actuel parc national.

Notice biographique

Louis de Buade, comte de Frontenac et de Palluau (Saint-Germain-en-Laye, France, 1622 - Québec, 1698) a été gouverneur général de la Nouvelle-France, de 1672 à 1682 et de 1689 à 1698. Sous son administration, la colonie étend sensiblement ses frontières et elle trouve en lui un ardent défenseur contre les Iroquois et le chef militaire anglais William Phips venu attaquer Québec en 1690. Personnage autoritaire, il se querelle avec l'évêque du diocèse de Québec, monseigneur François de Laval, et avec l'intendant Jacques Duchesneau. Cette chicane lui vaut un rappel en France en 1682. À son retour, Frontenac concentre ses efforts sur le commerce des fourrures et sur certaines expéditions militaires. Il s'intéressera peu à la croissance démographique de la Nouvelle-France, laissant le pays dans une situation économique précaire. Il est l'un des personnages les plus connus de l'histoire du Canada, notamment pour sa célèbre phrase : « Je n'ai point de réponse à faire à votre général que par la bouche de mes canons et à coups de fusil ».

Sources

QUÉBEC. « Décret 1059-87, 30 juin 1987 », Gazette officielle du Québec, 119e année, no 31, 22 juillet 1987, p. 4357-4360.
QUÉBEC. « Loi modifiant la Loi sur les parcs », Gazette officielle du Québec, 134e année, no 4, 23 janvier 2002, p. 575-579.
QUÉBEC. « Répertoire toponymique du Québec », Gazette officielle du Québec, 120e année, no 42A, 22 octobre 1988, p. 3933-4189.

Date d'officialisation 2002-01-24

Spécifique Frontenac

Générique (avec ou sans particules de liaison) Parc national de

Type d'entité Parc national

Région administrative Chaudière-Appalaches

Municipalité régionale de comté (MRC) Les Appalaches

Municipalité Sainte-Praxède (Municipalité de paroisse)

Code géographique de la municipalité 31050

Latitude               Longitude (coord. sexagésimales) 45° 52' 00" -71° 13' 00"

Latitude               Longitude (coord. décimales) 45.86666 -71.21667

Carte topographique 1/50 000 21E14

Carte topographique 1/20 000 21E14 -0102

Anciens noms officiels

  • Parc de Frontenac  (Parc national)

  • Parc de récréation de Frontenac  (Parc national)

    Ce nom a désigné officiellement le parc national de Frontenac de 1987 à 2001.

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