Origine et signification
Le nom Dolbeau désigne un secteur de la ville de Dolbeau-Mistassini, née de la fusion des villes de Dolbeau et de Mistassini, en 1997. Ce secteur est situé sur la rive ouest de la rivière Mistassini, à la confluence de celle-ci, de la Mistassibi et de la rivière aux Rats.
Les origines de l'ancienne ville de Dolbeau remontent à 1927, tout comme celles du bureau de poste homonyme. Cette ville devait son existence à l'usine de papier journal établie par la Lake Saint John Power and Paper Co., devenue depuis la Domtar. Cette usine assure encore la prospérité des Dolbiens, de même que celle des travailleurs du secteur voisin de Mistassini. Le fondateur de la ville, l'industriel Emil Andrew Wallberg (Suède, 1868 – États-Unis, 1929), demeure encore présent dans le souvenir des citoyens, puisque l'artère la plus importante du secteur porte son nom. Le nom du secteur de Dolbeau, tout comme le nom du canton situé sur la rive gauche de la rivière, honore l'action du père Jean Dolbeau (1586-1652). En 1929, on procédait à l'érection canonique de la paroisse de Sainte-Thérèse-d'Avila; depuis 1962, une seconde paroisse, Saint-Jean-de-la-Croix, dessert une partie de la population du secteur de Dolbeau.
Notice biographique
Jean Dolbeau (1586-1652) est un prêtre récollet et un missionnaire de la Nouvelle-France. Né dans le duché d'Anjou, en France, il entre chez les Récollets de Balmette, près d'Angers, en 1605, auprès desquels il étudie la philosophie et la théologie. Choisi pour la mission du Canada, il s'embarque à Honfleur le 24 avril 1615, mouille à Tadoussac le 25 mai suivant et parvient à Québec le 2 juin. Dès son arrivée, il s'emploie à édifier des chambrettes pour les missionnaires et une chapelle qu'il dédie à saint Charles. Le 25 juin 1615, il célèbre la première messe à Québec.
En décembre 1615, Jean Dolbeau se voit confier la mission innue à Tadoussac. Contraint de regagner Québec quelques mois plus tard en raison du fait qu'il risque alors de perdre la vue, il y demeure par la suite pour soutenir les colons et évangéliser les autochtones. En 1617, il se rend en France avant de revenir à Québec en juin 1618 en tant que commissaire provincial, titre associé aux ordres religieux. Le 3 juin 1620, il bénit la pierre angulaire du premier couvent et du premier séminaire de la Nouvelle-France, construit au bord de la rivière Sainte-Croix (nommée Saint-Charles) conjointement par les Français et les Autochtones sous la direction de François Gravé Du Pont (vers 1554-après 1629). Jean Dolbeau quitte définitivement la Nouvelle-France à l'automne 1620, amenant avec lui un jeune Innu du nom de Pastedechouan (vers 1608-1636). En France, le récollet exerce les fonctions de maître des novices et de définiteur, ce qui veut dire qu'il est le religieux délégué au chapitre de son ordre pour y traiter des questions disciplinaires et administratives. Il décède le 9 juin 1652, à Orléans.
Sources
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.
Site Web du Répertoire du patrimoine culturel du Québec (consulté en février 2026)
Site Web du Dictionnaire biographique du Canada (consulté en février 2026)
Date d'officialisation
1998-03-04
Spécifique
Dolbeau
Générique (avec ou sans particules de liaison)
Type d'entité
Secteur
Région administrative
Saguenay–Lac-Saint-Jean
Municipalité régionale de comté (MRC)
Maria-Chapdelaine
Municipalité
Dolbeau-Mistassini (Ville)
Code géographique de la municipalité
92022
Latitude Longitude (coord. sexagésimales)
48° 53' 00"
-72° 14' 00"
Latitude Longitude (coord. décimales)
48.88333
-72.23333
Carte topographique 1/50 000
32A16
Carte topographique 1/20 000
32A16 -0202