Origine et signification
Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 17 octobre 2001. En effet, à cette date, la municipalité de Pontbriand, la municipalité du village de Robertsonville, la municipalité du canton de Thetford-Partie-Sud ainsi que les villes de Black Lake et de Thetford Mines se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Thetford Mines.
Le nom Pontbriand a toutefois été préservé et il identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de Pontbriand.
Pittoresque endroit localisé dans une vallée encaissée et d'où l'on dispose d'un splendide panorama, Pontbriand se situe à environ 10 km au nord de Thetford Mines, à proximité de Kinnear's Mills. Cette municipalité a emprunté son nom originel, Saint-Antoine-de-Pontbriand (1909), à la paroisse fondée en 1896 et érigée canoniquement en 1908. La grande dévotion des Pontbriandais à l'égard de saint Antoine de Padoue les a incités à exiger que son nom soit retenu dans la désignation paroissiale. Quant à Pontbriand, nom municipal adopté en 1987, et appellation du bureau de poste depuis 1896, il fait allusion à monseigneur Henri-Marie Dubreil de Pontbriand.
Notice biographique
Henri-Marie Dubreil de Pontbriand (Vannes, France, 1708 – Montréal, 1760) est le sixième évêque du diocèse de Québec. Après ses études au collège des Jésuites à La Flèche, en France, il poursuit sa formation en philosophie et en théologie au collège de Saint-Sulpice, à Paris. Après son ordination en 1731, il retourne en Bretagne, où il est au service de l'évêque du diocèse de Saint-Malo, qui le nomme vicaire général. Le 6 mars 1741, le pape Benoît XIV le désigne officiellement évêque du diocèse de Québec. Arrivé à Québec sur Le Rubis, le 29 août 1741, il prend possession de sa nouvelle fonction le lendemain. Son mandat est notamment marqué par la construction de la nouvelle cathédrale de Notre-Dame-de-Québec, entre 1745 et 1748. En juillet 1759, pendant le siège de Québec, déjà victime de problèmes de santé, il se retire à Charlesbourg. À la suite de la signature de la capitulation de Québec, le 17 septembre 1759, il va chez les Sulpiciens à Montréal.
Sources
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.
« Dubreil de Pontbriand, Henri-Marie », Fichier Origine, sous la coordination de Marcel Fournier, avec la Fédération québécoise des sociétés de généalogie et, en partenariat avec la Fédération de généalogie française, version 40, 15 avril 2012.
LAVALLÉE, Jean-Guy. « Dubreil de Pontbriand, Henri-Marie », Dictionnaire biographique du Canada, [En ligne], [www.biographi.ca/009004-119.01-f.php?&id_nbr=1324] (Consulté le 6 septembre 2012).