Origine et signification
Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 12 février 2003. En effet, à cette date, les villes de Moisie et de Sept-Îles ainsi que la municipalité de Gallix se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Sept-Îles. L'appellation Moisie a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Moisie. Dès 1685, ce toponyme qui identifie d'abord une rivière de la Côte-Nord, figurait dans un document de Louis Jolliet sous la forme Moisy et, en 1865, était attribué à un canton, puis à une municipalité érigée en 1955, à proximité de Sept-Îles. Depuis, par suite d'une fusion survenue avec Rivière-Pigou (1973) en 1983 et de l'annexion de De Grasse (1973) en 1984, le territoire moisien a atteint son ampleur présente. Au XIXe siècle, les anglophones identifiaient l'endroit sous la forme graphique Moisic. En langue innue, la rivière Moisie répond au nom Mastashibou, « la grande rivière », ce qui ne permet pas d'expliquer son nom en français. Malgré qu'on ait soupçonné une origine patronymique, jamais prouvée par ailleurs, il semblerait possible, suivant monseigneur René Bélanger, d'y voir l'ancien français moise ou moyse, « berge humide d'une rivière », sens qui conviendrait bien à la plaine de sable et d'argile, plus ou moins marécageuse, à travers laquelle les méandres de ce cours d'eau serpentent paresseusement à son embouchure. Il signale également que ce nom pourrait faire allusion à un incident ou à un surnom, dont le souvenir a été perdu. Dernier jalon anciennement du Domaine du Roi, c'est la découverte, en 1857, de sable magnétique qui a donné naissance à cette municipalité. Le minerai de fer, exploité entre 1867 et 1875, était traité dans des fourneaux installés à l'est de la rivière Moisie. Le premier véritable établissement remonte à 1859 et la mission de Saint-Vital-de-Moisie voit le jour en 1867, quatre ans avant l'instauration du bureau de poste de Moisie. Au temps de la guerre froide avec l'Union soviétique, au début des années 1960, les forces armées du Canada ont construit une base de radar à Moisie avec pour mission de parer à une éventuelle invasion via l'Arctique. Signe des temps et de la détente, la base sera abandonnée à compter de 1988.
Sources
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.