Origine et signification
Implantée au nord des monts Chic-Chocs, sur la rive sud du Saint-Laurent, Saint-Maxime-du-Mont-Louis ou Mont-Louis, suivant la dénomination courante abrégée que porte le bureau de poste depuis 1853, occupe le pourtour d'une vaste baie, à l'embouchure de la rivière de Mont-Louis. Quelques résidences mises à part, sur les hauteurs, à l'ouest, la majeure partie des habitations se concentrent sur le haut de la plage à l'est de la rivière de Mont-Louis. Inséré entre Mont-Saint-Pierre et Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine dans la MRC de La Haute-Gaspésie, le territoire est sillonné de nombreux ruisseaux et rivières, en plus de compter maints lacs.
Au XVIIIe siècle, cet endroit constituait un important poste de pêche à la morue que Denis Riverin considérait comme « l'endroit le meilleur du fleuve Saint-Laurent pour faire la pesche à la morue ». Habité par douze familles en 1697 et par 53 en 1699, le poste sera abandonné en 1702. Par la suite, les entreprises de pêche s'établiront sur l'extrémité du « barachois de Mont-Louis », étendue de terre comprise entre la rivière et la baie, à l'est de l'embouchure de la rivière de Mont-Louis. En 1758, les soldats de Wolfe pilleront et brûleront le poste de pêche. Avant sa fondation en 1867, la paroisse de Saint-Maxime-du-Mont-Louis, qui comptait quelque 200 habitants en 1863, suivant Stanislas Drapeau, était incluse dans celle assez vaste de Sainte-Anne-des-Monts. Érigée canoniquement en 1875, elle transmettra son appellation à la municipalité officiellement établie en 1884.
La municipalité tirerait sa dénomination, selon Hormisdas Magnan, du prénom de l'abbé Maxime Tardif (1821-1850), secrétaire de monseigneur Pierre-Flavien Turgeon lors de la fondation de la paroisse, ainsi que du nom de la seigneurie de Mont-Louis, concédée à Nicolas Bourlet, banquier et marchand de Paris, avant 1702. Attribuée à la rivière qui coule vers le Saint-Laurent dans une vallée resserrée, cette appellation évoque le grand roi Louis XIV (1638-1715), souverain régnant (1643-1715) lorsque la première concession de terre a été effectuée. Dans les textes anciens figure la forme Saint-Maxime-des-Monts-Louis. Il est de plus intéressant de noter que trois communes de France portent le nom de Mont-Louis dans le Cher, l'Indre-et-Loire et les Pyrénées-Orientales.
Sources
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.
Date d'officialisation
1968-12-05
Spécifique
Saint-Maxime-du-Mont-Louis
Générique (avec ou sans particules de liaison)
Type d'entité
Municipalité
Région administrative
Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
Municipalité régionale de comté (MRC)
La Haute-Gaspésie
Municipalité
Saint-Maxime-du-Mont-Louis (Municipalité)
Code géographique de la municipalité
04010
Latitude Longitude (coord. sexagésimales)
49° 14' 00"
-65° 44' 00"
Latitude Longitude (coord. décimales)
49.23333
-65.73333
Carte topographique 1/50 000
22H04
Carte topographique 1/20 000
22H04 -0202