Origine et signification
Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 26 septembre 2001. En effet, à cette date, les municipalités des paroisses de Saint-Jean-de-la-Lande et de Saint-Georges-Est, la municipalité d'Aubert-Gallion et la ville de Saint-Georges se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Saint-Georges. L'appellation Saint-Jean-de-la-Lande a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne municipalité du même nom.
Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de la paroisse de Saint-Jean-de-la-Lande.
Entre Saint-Benoît-Labre à l'ouest et Saint-Martin à l'est, à 8 km au sud-ouest de Saint-Georges en Beauce, on retrouve la petite municipalité de Saint-Jean-de-la-Lande. Perchée à près de 335 m, très exposée au vent dans un relief fait de montagnes, la localité jouit d'une situation privilégiée, à quelques kilomètres seulement d'un carrefour routier qui la relie aux grandes régions circonvoisines. Quoique le rang Saint-Jean ait été ouvert en 1860 dans la seigneurie d'Aubert-Gallion, les pionniers commencent à défricher véritablement le territoire autour de 1925 seulement. Venus de Sainte-Marie, de Saint-François et de Saint-Georges, ils se tournent rapidement vers le travail en forêt. Bientôt naît officiellement la paroisse de Saint-Jean-de-la-Lande, en 1932, dont on reprendra l'appellation pour identifier la municipalité de paroisse établie en 1933. Son territoire a été formé à partir de ceux d'Aubert-Gallion, de Saint-Martin, de Saint-Benoît-Labre et du canton de Shenley. Alors que la fondation de la paroisse se préparait, en 1930, sous l'impulsion de l'abbé Donat Tanguay, le pape Pie XI procédait à la canonisation de saint Jean de La Lande (vers 1620-1646), dont on a tout naturellement adopté le patronyme. Serviteur des Jésuites, ce membre des Saints Martyrs canadiens subissait le martyre en 1646 de la part des Iroquois, en compagnie d'Isaac Jogues. L'économie locale repose essentiellement sur l'agriculture et l'exploitation d'érablières, bien que la chasse et la pêche attirent certains touristes et amateurs qui constituent un apport non négligeable à la prospérité des citoyens.
Sources
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.