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Sainte-Pétronille
La Commission de toponymie décline toute responsabilité quant à l'exactitude des fonds de carte (ex. : le tracé des frontières, qui n'est pas conforme à la position du gouvernement du Québec) et de la nomenclature qui y figure.

Origine et signification Considérée comme la plus jeune des six paroisses de l'île d'Orléans, puisque Sainte-Pétronille ne sera érigée canoniquement qu'en 1870, sous le nom de Sainte-Pétronille de Beaulieu, celle-ci a été surnommée très tôt le Bout de l'Île parce qu'elle occupe l'extrémité sud-ouest de l'île, voisine de Saint-Pierre, dont elle a été détachée, et de Saint-Laurent. Par la suite, un bureau de poste répondant au nom de Beaulieu verra le jour en 1871 et une municipalité de village homonyme sera érigée en 1874. Il faudra attendre en 1980 pour qu'elle adopte officiellement son nom actuel, en usage presque exclusivement depuis des lunes. Le nom de Pétronille, martyre romaine du Ier siècle, a été retenu parce que la légende en a fait la fille réelle ou spirituelle de saint Pierre, sous le patronage duquel la paroisse mère avait été placée. Beaulieu, dénomination portée par le bureau de poste entre 1871 et 1991, rappelle Jacques Gourdeau de Beaulieu que la seigneuresse Éléonore de Grandmaison (vers 1620-1692), veuve de François de Chavigny de Berchereau (1615-1651), épouse en 1652. À partir de cette date, Beaulieu désignera l'arrière-fief concédé à Chavigny en 1649 par Olivier Letardif (vers 1604-1665) au nom des seigneurs de l'île d'Orléans. L'histoire pétronillaise remonte cependant à une époque plus ancienne puisque les Hurons se réfugiaient déjà à cet endroit dès le XVIIe siècle pour se protéger de la menace iroquoise. En 1759, le général anglais Wolfe y installera son quartier général afin de surveiller Québec, de même que les deux chenaux du fleuve. Dès le milieu du XIXe siècle, quelques centaines de promeneurs dominicaux se rendent à Sainte-Pétronille en traversier. Lieu de villégiature, on y fondera le premier club de golf en Amérique du Nord, un trois trous, en 1868. Bientôt meubleront le paysage de superbes demeures, style cottage, propriétés de familles anglaises à l'aise, notamment celle des Boswell, brasseurs de bière de renom jadis. Subsiste encore à cet endroit l'atelier du peintre Horatio Walker (1858-1938).

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1986-01-09

Spécifique Sainte-Pétronille

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité de village

Région administrative Capitale-Nationale

Municipalité régionale de comté (MRC) L'Île-d'Orléans

Municipalité Sainte-Pétronille (Municipalité de village)

Code géographique de la municipalité 20030

Longitude ouest     Latitude nord 71° 08' 00" 46° 51' 00"

Coordonnées décimales -71.13333, 46.85

Carte topographique 1/50 000 21L/14

Carte topographique 1/20 000 21L/14-0102

Ancien nom

  • Beaulieu  (Municipalité de village)

    Ce toponyme désignait d'abord un fief, le fief de Beaulieu qui doit son nom à son propriétaire Jacques Gourdeau de Beaulieu. Le fief fut ensuite érigé en paroisse sous le nom de Sainte-Pétronille. Par la suite, la paroisse fut érigée en municipalité sous le vocable de Beaulieu, récupérant ainsi le nom de l'ancien fief. Cependant, le nom de Beaulieu n'étant plus en usage, on officialisa Sainte-Pétronille pour désigner l'ensemble de la municipalité.

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : mars 2014

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