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L'Assomption
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Origine et signification La nouvelle ville de L'Assomption a été créée le 1er juillet 2000. Elle est issue du regroupement de la ville de L'Assomption et de la municipalité de la paroisse de Saint-Gérard-Majella. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de L'Assomption; nous vous invitons à consulter aussi la rubrique de l'ancienne municipalité de la paroisse de Saint-Gérard-Majella. Le site de cette municipalité, à quelque 45 km de Montréal, sur les bords de la rivière L'Assomption, à l'intérieur d'un important méandre en forme de fer à cheval et en aval du confluent avec la rivière de l'Achigan, était fréquenté par les Amérindiens en des temps immémoriaux, en vertu de sa proximité avec le fleuve Saint-Laurent dont il n'est séparé que de quelques kilomètres. À cet égard, selon une étude récente, le nom amérindien Outaragasipi signifie non pas rivière tortueuse mais rivière évasée, ce qui décrit bien le cours de la rivière L'Assomption. L'histoire de ce coin de pays débute vers 1640-1647, années de concession des seigneuries Saint-Sulpice (1640) et de L'Assomption (1647). Le premier nom de l'endroit était Le Portage, sentier fréquenté au moins depuis 1670 par les Amérindiens, ainsi dénommé parce qu'ils y traînaient leurs canots en traversant la presqu'île afin de s'exempter d'en compléter le tour. En 1717, on assiste à la fondation de la paroisse, désignée par la suite comme Saint-Pierre-du-Portage-de-l'Assomption ou encore Saint-Pierre-et-Saint-Paul-du-Portage, l'élément Pierre rappelant la première messe dite là le jour de la Saint-Pierre, le 29 juin 1724, et Pierre Le Sueur (1684-1752), sulpicien, premier curé de 1724 à 1742. Érigée canoniquement en 1835 et formée de parties des seigneuries Saint-Sulpice et de L'Assomption, la paroisse fera l'objet d'une seconde érection canonique en 1860. Quant à L'Assomption, il provient du nom de la seigneurie concédée en partie à Pierre Legardeur de Repentigny en 1647, laquelle tire le sien de la rivière déjà nommée ainsi depuis le XVIIe siècle. Sur le plan administratif, l'endroit, colonisé entre 1670 et 1700 et où des Acadiens s'installent en 1766 – on sait que l'Assomption, célébrée le 15 août, constitue depuis 1632 en quelque sorte une fête nationale pour les Acadiens –, sera d'abord créée à titre de municipalité en 1845, « comprenant la paroisse de Saint-Pierre du Portage de L'Assomption, telle que canoniquement érigée ». Amputée par la création de la municipalité du village de L'Assomption en 1846 et abolie en 1847, la municipalité de la paroisse de L'Assomption sera rétablie dans ses limites territoriales en 1855. La municipalité de village devait obtenir le statut de ville en 1888. L'actuelle ville résulte de la fusion intervenue en 1992 entre ces deux entités administratives. Il n'est pas sans intérêt de souligner qu'entre 1774 et 1888 L'Assomption assumera le rôle de municipalité prospère la plus importante entre Montréal et Trois-Rivières, titre que lui ravira, quelques années plus tard, Joliette (L'Industrie) grâce à un remarquable essor. La renommée assomptionniste est principalement attachée à la fabrication d'une grande ceinture fléchée, dite de L'Assomption, unique en son genre. Vendue au magasin de la Baie d'Hudson, elle présentait des motifs superbes d'éclairs et de flammes et était fabriquée par des Acadiens. Un autre motif de gloire pour les Assomptionnistes est le collège de L'Assomption, fondé en 1832 par les docteurs Jean-Baptiste Meilleur (1796-1878), Louis-Joseph-Charles Cazeneuve (1795-1856) et l'abbé François Labelle (1795-1865), qui accueillera comme étudiants plusieurs futures personnalités dont sir Wilfrid Laurier.

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.
Dictionnaire Biographique du Canada.
Le Petit Robert 2.
Larousse canadien des noms propres.
Dictionnaire de l'Amérique française.

Date d'officialisation 2000-08-24

Spécifique L'Assomption

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Ville

Région administrative Lanaudière

Municipalité régionale de comté (MRC) L'Assomption

Municipalité L'Assomption (Ville)

Code géographique de la municipalité 60028

Longitude ouest     Latitude nord 73° 25' 00" 45° 50' 00"

Coordonnées décimales -73.41666, 45.83333

Carte topographique 1/50 000 31H/14

Carte topographique 1/20 000 31H/14-0101

Anciens noms

  • L'Assomption  (Municipalité de paroisse)

  • Saint-Gérard-Majella  (Municipalité de paroisse)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 1er juillet 2000. En effet, à cette date, la municipalité de la paroisse de Saint-Gérard-Majella et la ville de L'Assomption se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de L'Assomption. L'appellation Saint-Gérard-Majella a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un village correspondant au noyau habité de l'ancienne municipalité de paroisse du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de la paroisse de Saint-Gérard-Majella. Modeste municipalité à vocation agricole et résidentielle, Saint-Gérard-Majella se blottit sur les rives de la rivière L'Assomption, à 15 km au nord de la ville de L'Assomption, à proximité de L'Épiphanie, dans la région de Lanaudière. Les premiers Majelliens s'installent en ces lieux entre 1719 et 1747, venus de L'Assomption et de Saint-Sulpice. À cette époque le territoire est connu sous l'appellation du Haut-de-L'Assomption ou de la paroisse de L'Assomption qu'il conservera jusqu'en 1903. La paroisse a d'abord vu le jour sous la dénomination de Saint-Pierre-de-Vaucluse en 1904, en rappel, d'une part, de l'abbé Pierre Le Sueur (1684-1752), curé de L'Assomption de 1724 à 1742 et, d'autre part, d'un lieu de France qui servira à identifier le bureau de poste local créé en 1881. Suivant Hormisdas Magnan, le nom de Vaucluse a été choisi par l'ancien provincial des Oblats, Prisque Magnan, après sa visite de la chartreuse de Vaucluse, dans le Jura. Son nom actuel, adopté en 1905, a été retenu pour identifier la municipalité de la paroisse de Saint-Gérard-Magella établie en 1906 et dont la graphie sera rectifiée en Majella en 1982. En consacrant cette appellation, monseigneur Bruchési, évêque de Montréal, désirait perpétuer le souvenir de la canonisation de saint Gérard Majella (1726-1755), survenue en 1904 et de laquelle il avait été témoin.

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : octobre 2014

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