Retour aux résultats Version imprimable

Saint-André-Avellin

Origine et signification À 13 km au nord de Papineauville, à l'est de Saint-Sixte et de Ripon en Outaouais, sur les bords de la rivière de la Petite Nation, se dresse la municipalité de Saint-André-Avellin. Les premiers défricheurs se présentent sur le territoire en 1841 et forment, dès 1845, une paroisse qui sera érigée canoniquement en 1851. En 1855, on créait la municipalité de paroisse ainsi que le bureau de poste connu alors sous le nom de Saint-André-Avelin. Voici comment Stanislas Drapeau décrivait l'endroit en 1863 : « Il y a un joli village déjà formé où plusieurs marchands y font de solides affaires. Une église en bois de 50 pieds sur 30, et un presbytère, sont construits au centre du village, et un prêtre y réside depuis 1850. » En 1911, la municipalité du village de Saint-André-Avellin est créée à la suite de son détachement de la municipalité de paroisse. En 1997, la municipalité de village et la municipalité de paroisse se regroupent pour constituer la nouvelle municipalité de Saint-André-Avellin où vivent les Avellinois. En retenant cette appellation, on a voulu rendre hommage à André Trudeau, arpenteur, qui procède, en 1832, à la division des lots de ferme qui occupent une partie de la seigneurie de La Petite-Nation dont la superficie correspondra à la future paroisse. Celui-ci est le neveu de Louis-Joseph Papineau, seigneur de La Petite-Nation. Cependant, le nom de Saint-André-Avellin évoque saint André Avellin ou Avellino (Castronuovo, 1521 - Naples, 1608). Dénommé Lancelot dans la vie civile, il entre dans l'ordre des Théatins et prend le nom d'André en souvenir de l'apôtre saint André. Avellino représente une ville de l'Italie méridionale, en Campanie. Missionnaire en Lombardie et à Naples, André Avellin(o) sera canonisé en 1712. Il est à noter qu'une autre municipalité, à une dizaine de kilomètres au sud de Saint-André-Avellin, s'appelle Plaisance.

Source :
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1998-03-04

Spécifique Saint-André-Avellin

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité

Région administrative Outaouais

Municipalité régionale de comté (MRC) Papineau

Municipalité Saint-André-Avellin (Municipalité)

Code géographique de la municipalité 80027

Latitude nord     Longitude ouest 45° 43' 00" 75° 04' 00"

Coordonnées décimales -75.06667      45.71667

Carte topographique 1/50 000 31G/11

Carte topographique 1/20 000 31G/11-0202

Anciens noms

  • Saint-André-Avellin  (Municipalité de paroisse)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 17 décembre 1997. En effet, à cette date, la municipalité de la paroisse de Saint-André-Avellin et la municipalité du village de Saint-André-Avellin se regroupèrent pour constituer la nouvelle municipalité de Saint-André-Avellin. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de paroisse. À 13 km au nord de Papineauville, à l'est de Saint-Sixte et de Ripon en Outaouais, sur les bords de la rivière de la Petite Nation, se dresse la vaste municipalité de la paroisse de Saint-André-Avellin. Les premiers défricheurs se présentent sur le territoire en 1841 et forment, dès 1845, une paroisse qui sera érigée canoniquement en 1851. En 1855, on crée la municipalité ainsi que le bureau de poste connu alors sous le nom de Saint-André-Avelin. En janvier 1856, on élit le premier maire de la municipalité de la paroisse, Joseph A. Lévis, qui restera jusqu'en 1858. Voici comment Stanislas Drapeau décrivait l'endroit en 1863 : « Il y a un joli village déjà formé où plusieurs marchands y font de solides affaires. Une église en bois de 50 pieds sur 30, et un presbytère, sont construits au centre du village, et un prêtre y réside depuis 1850. » En retenant cette appellation, on a voulu rendre hommage à André Trudeau, arpenteur, qui procède, en 1832, à la division des lots de ferme qui occupent une partie de la seigneurie de la Petite-Nation dont la superficie correspondra à la future paroisse. Celui-ci est le neveu de Joseph Papineau, seigneur de La Petite-Nation à cette époque. Cependant, le nom de Saint-André-Avellin évoque saint André Avellin ou Avellino (Castronuovo, 1521 - Naples, 1608). Dénommé Lancelot dans la vie civile, il entre dans l'ordre des Théatins et prend le nom d'André en souvenir de l'apôtre saint André. Avellino représente une ville de l'Italie méridionale, en Campanie. Missionnaire en Lombardie et à Naples, André Avellin(o) sera canonisé en 1712. Selon le « Dictionnaire des prénoms et des saints », 1974, p. 22 « ... Ses supérieurs le chargent d'organiser les fondations de Milan, puis de Plaisance. Dans cette dernière ville, on lui confie le séminaire fondé selon les directions du concile de Trente; ... ». Il est à noter qu'une autre municipalité, à une dizaine de kilomètres au sud de Saint-André-Avellin, s'appelle Plaisance.

  • Saint-André-Avellin  (Municipalité de village)

    Il est à noter que cette municipalité de village n'existe plus depuis le 17 décembre 1997. En effet, à cette date, la municipalité du village de Saint-André-Avellin et la municipalité de la paroisse de Saint-André-Avellin se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité de Saint-André-Avellin. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de village. Le territoire de cette municipalité de village est intimement lié à celui de la municipalité de paroisse homonyme dont il a été détaché en 1911 et qui le circonscrit. Toutefois, cette dernière occupe une superficie d'à peine 3 km² alors que la municipalité de paroisse s'étend sur pas moins de 136 km². Les citoyens de l'une et l'autre entités municipales portent la dénomination commune d'Avellinois, sanctionnée par les membres des conseils municipaux concernés.

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : décembre 2018

Québec

© Gouvernement du Québec, 2012