Références utiles

Glossaire

Qu’est-ce que la transplantation?

Définition : Attribution d’un toponyme déjà existant à une autre entité géographique du même pays ou d’un pays étranger. Les transplantations peuvent être dédicatoires, avoir une fonction commémorative, souligner la provenance de la population ou tenir de l’analogie des lieux. La transplantation s’accompagne souvent d’une modification partielle du toponyme originel, par le recours à la forme diminutive, par l’ajout d’un déterminatif locatif ou d’un qualificatif.

Exemples
Pierrefonds (secteur, Montréal, Québec)
Le nom de cette ancienne ville, aujourd’hui secteur de la ville de Montréal, vient de Joseph-Adolphe Chauret (1854-1918), député et conseiller législatif qui a contribué à la fondation de Sainte-Geneviève-de-Pierrefonds. En 1902, il fait construire une habitation qu’il baptise Pierrefonds. L'architecture lui avait été inspirée par celle du château du même nom, près de Compiègne dans l'Oise, en France. Ce nom a été retenu pour identifier la municipalité de village en 1904.
Namur (municipalité, Québec)
Beaucoup des premiers colons, arrivés vers 1865, provenaient de la province belge de Namur. Cette municipalité est surnommée la Nouvelle-Belgique.
Parc de Falaise (parc public, Alma, Québec)
Ce nom commémore la bataille de 1944 de Falaise, chef-lieu du canton de Calvados en France.
Venise-en-Québec (municipalité, Québec)
Ce nom est une transplantation par analogie, car les crues printanières évoquent le paysage de la ville italienne de Venise.
Gentilly (secteur, Bécancour, Québec)
Ce secteur de Bécancour a un homonyme français, d’ou vient son nom.
Otterburn Park (ville, Québec)
Le terme burn vient de burna qui signifie ruisseau en ancien anglais. Quant à otter, il signifie loutre. Donc, otterburn semble être une expression descriptive signifiant le ruisseau à la loutre. Mais le nom Otterburn Park a été choisi par Joseph Hickson (1830-1897), gérant général de la compagnie du Grand-Tronc au milieu du XIXe siècle. Il désirait ainsi honorer la ville d’où il était originaire, Otterburn, au nord de l'Angleterre.

Cette définition est tirée de Lexique des termes utiles à l’études des noms de lieux (DORION, Henri, POIRIER, Jean, Les Presses de l’Université Laval, 1975).



Banque de noms de lieux du Québec

Recherche avancée

OK

Cent ans de gestion toponymique


Date de la dernière mise à jour : 28 juin 2011

Québec

© Gouvernement du Québec, 2012