Références utiles
MONTRÉAL, le 8 mars 2009. – La ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine et ministre responsable de l’application de la Charte de la langue française, Mme Christine St-Pierre, et la ministre des Services gouvernementaux, Mme Dominique Vien, ont eu le plaisir de dévoiler aujourd’hui la nouvelle dénomination de l’édifice qui abrite le siège de l’Office québécois de la langue française, situé au 125, rue Sherbrooke Ouest, à Montréal. Il sera désormais connu sous le nom Édifice Camille-Laurin. La cérémonie a eu lieu en présence de Mme Francine Castonguay, épouse du Dr Laurin, des membres de la famille immédiate ainsi que de plusieurs jeunes issus de la loi 101. À cette occasion, un certificat de désignation toponymique a été remis à la famille et une plaque de bronze a été dévoilée. On peut y lire notamment :
« Par la dénomination de cet édifice, le gouvernement du Québec rend hommage au docteur Camille Laurin (1922-1999). Ministre d’État au Développement culturel (1976-1980), monsieur Laurin a été le grand artisan de la Charte de la langue française. »
La langue est le fondement même d’un peuple, ce par quoi il se reconnaît et il est reconnu, qui s’enracine dans son être et lui permet d’exprimer son identité.
Camille Laurin, le 19 juillet 1977
Ainsi, la ministre St-Pierre a déclaré que « la langue française doit demeurer au cœur de ce qui assure, aujourd’hui, notre cohésion sociale. C’est encore le meilleur hommage que nous puissions rendre au remarquable précurseur qu’a été le Dr Camille Laurin. Et pour ma part, a-t-elle poursuivi, j’assume avec fierté cette responsabilité de consacrer tous les efforts possibles afin que la Charte de la langue française soit respectée partout au Québec. »
Par ailleurs, la ministre des Services gouvernementaux, Mme Dominique Vien, a tenu à souligner « la collaboration entre la Société immobilière du Québec et la Commission de toponymie qui consacre par un toponyme accolé à l’un de nos joyaux immobiliers le nom de l’un des grands artisans de la Charte de la langue française. »
Soulignons enfin que la Charte de la langue française a élargi le mandat et renforcé la compétence de l’organisme d’État chargé des noms de lieux du Québec, la Commission de toponymie. À cet égard, Mme France Boucher, présidente-directrice générale de l’Office québécois de la langue française et présidente par intérim de la Commission de toponymie, a rappelé que « la Charte donne à la Commission les pouvoirs et les devoirs qui lui ont permis d’augmenter de façon significative la part de noms de lieux officiels de langue française au Québec, tout en préservant l’héritage historique des autres communautés ».
Le dévoilement de cette désignation commémorative s’inscrit dans le cadre des activités de la Francofête 2009, organisée par l’Office québécois de la langue française, qui célèbre la vitalité de la langue française.
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Sources : |
Information : |
Valérie Rodrigue |
Danielle Turcotte |
Pierre Bouillon |
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