Normes et procédures

Le générique : partie intégrante du toponyme

Un toponyme se compose généralement d’un spécifique et d’un générique. Le générique fait donc partie intégrante du toponyme et, de ce fait, ne doit jamais être omis.

Exemples
Lac Massawippi
Le générique est Lac.
Île d’Orléans
Le générique est Île.
Rue de l’Église
Le générique est Rue.
Boulevard René-Lévesque
Le générique est Boulevard.

Toutefois, cette règle admet des exceptions.

Omission du générique dans les noms de cours d’eau

Dans le corps d’un texte ou dans le titre d’une carte

La Commission de toponymie reconnaît que certains cours d’eau, dont le genre a été établi, peuvent s’écrire sans générique. Dans ce cas, le spécifique est précédé de l’article défini le, la ou l’. À titre d’exemple, on peut parler d’une croisière sur le Saguenay aussi bien que d’une croisière sur la rivière Saguenay.

Toutefois, la Commission recommande de limiter cette pratique aux noms des cours d’eau dont le genre a été déterminé. Dans tous les autres cas, le mieux est d’utiliser systématiquement le générique.

Sur les cartes

  • Sur les cartes à petite et à très petite échelle (au-delà de 1/250 000), on peut omettre le générique dans les noms de cours d’eau, sauf dans les cas suivants :

    - Le générique est compris entre deux éléments du spécifique (ex. : Grande rivière de la Baleine et non Grande de la Baleine, ni Grande Baleine).

    - Le générique suit le spécifique (ex. : La Grande Rivière et non La Grande).

    - Le spécifique est constitué d’un adjectif qualificatif seul (ex. : Rivière Noire et non Noire).

    - Le spécifique est relié au générique au moyen d’un article (le, la les, du, des, au, aux, etc.) ou d’une particule de liaison (à, de) (ex. : Rivière aux Outardes et non Aux Outardes, ni Outardes).

  • Sur les cartes à grande et à moyenne échelle (jusqu’à 1/250 000 inclusivement), on peut abréger le générique dans les noms de cours d’eau seulement si l’espace est insuffisant. Consulter la liste des termes géographiques et de leurs abréviations, acronymes et sigles correspondants.

Le cas particulier des noms d’agglomérations

Comme les noms d’agglomérations se composent uniquement d’un spécifique, ils ne doivent jamais être accompagnés d’un terme géographique comme arrondissement, hameau, municipalité, ville, village, sur une carte, un panneau de signalisation ou dans une liste. Ainsi, on ne pourra se méprendre sur le nom exact du lieu, ni le confondre avec le nom de l’organisme municipal qui gère le lieu nommé.

Exemples :

Sur une carte, on écrira : Dégelis et non Ville de Dégelis, ni Ville Dégelis.
Dans une liste, on écrira : Francheville et non Municipalité régionale de comté de Francheville.

En revanche, dans le titre d’une carte et dans le corps d’un texte, on peut introduire un nom d’agglomération à l’aide d’une expression géographique (ex. : arrondissement, hameau, municipalité, ville, village) dans le but de préciser le lieu nommé.

Exemples :

Titre d’une carte : Territoires respectifs de la MRC de Portneuf et de la circonscription électorale de Portneuf

Le non-redoublement du générique

Un toponyme ne doit jamais comporter plus d’un générique.

Exemples :

Forme correcte Forme fautive
Grande Allée Rue Grande Allée
Rue et Allée sont tous deux des génériques.
La Grande Rivière Rivière Grande Rivière
Répétition du générique Rivière.

Néanmoins, un générique autre que français peut être conservé dans le spécifique si celui-ci est accompagné d’un générique français.

Exemples
Étang Big Pond
Le constituant Pond, terme anglais, signifie étang.
Lac Nuvuliup Tasinga
Le constituant Tasinga, terme inuktituk, signifie lac.


Banque de noms de lieux du Québec

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Date de la dernière mise à jour : mars 2014

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