Normes et procédures

Politique linguistique

  • L'usage courant guide principalement la Commission dans le choix des éléments spécifiques.
  • La Commission accorde au français une prépondérance tempérée par l'usage courant; cette prépondérance s'exprime particulièrement par la généralisation du recours aux génériques français.
  • La Commission préserve les éléments significatifs du français québécois.
  • L'application des normes à caractère linguistique doit concourir au maintien de la qualité de la langue et de la toponymie, tenir compte de l'à-propos de certains écarts par rapport à la norme et respecter le génie de toutes les langues présentes dans la toponymie.
  • La Commission de toponymie applique sa politique linguistique avec souplesse et en harmonie avec ses autres politiques.

Principes fondamentaux

Sans qu'ils aient été nommément formulés auparavant, les principes suivants traduisent la continuité de la pensée et de la pratique de la Commission de toponymie depuis ses origines et doivent continuer de la guider.

Le respect de l'usage

Au chapitre de la langue comme aux autres, la Commission de toponymie souscrit aux recommandations des Conférences des Nations Unies sur la normalisation des noms géographiques, qui reconnaissent le respect de l'usage courant comme principe fondamental en toponymie.

La prépondérance du français

Le préambule de la Charte de la langue française expose le contexte du développement de la problématique linguistique, notamment pour ce qui concerne la prépondérance du français.

La Commission de toponymie reconnaît que la langue française doit permettre au peuple québécois d'exprimer son identité, dans un climat de justice et d'ouverture à l'égard de tous les groupes ethniques dont l'apport est précieux au développement du Québec.

La reconnaissance de l'apport du français québécois dans la toponymie

Les particularismes du français québécois doivent conserver leur rôle significatif dans ce champ privilégié du patrimoine collectif.

Par le langage toponymique, les traits distinctifs de la société québécoise ont pu se manifester spontanément. Il est essentiel de préserver les toponymes qui expriment ces traits. La fragilité de la tradition orale qui leur sert de véhicule principal rend urgent l'inventaire des noms de lieux qui demeurent encore inconnus de l'autorité toponymique.

La qualité de la langue

Les normes relatives à la qualité de la langue de la toponymie diffèrent notablement de celles qui fondent la qualité de la langue générale. Les idiomes, c'est-à-dire les unités linguistiques qui ne sont pas analysables selon une règle de la langue générale, foisonnent dans la toponymie et, au nom de l'authenticité, on doit leur accorder une attention particulière; la langue de la toponymie admet des écarts sans y perdre en qualité.

Par ailleurs, en toponymie, la qualité de la langue s'entend comme la qualité de chacune des langues présentes dans le patrimoine toponymique. Sous réserve de satisfaire les exigences de base de la normalisation, le respect du génie propre des langues doit inspirer les critères de choix d'ordre linguistique et les règles d'écriture des toponymes.

Cadre d'application

La politique linguistique s'applique à toutes les catégories de toponymes, à savoir les noms d'entités naturelles, artificielles ou administratives et les noms de voies de communication ou odonymes. Elle vise enfin les toponymes créés par la Commission, selon des modalités propres exposées plus loin. Pour leur part, les toponymes amérindiens et inuits font l'objet d'une politique particulière inspirée par la spécificité des langues et de la toponymie autochtones.

Détermination de l'usage

L'enquête toponymique menée auprès d'informateurs pertinents constitue le moyen par excellence d'apprécier la mesure et la cohérence de l'usage local des noms géographiques et, partant, de fonder les meilleurs choix.

Choix des spécifiques

Sauf exception justifiable, il est de règle de conserver dans leur langue les mots de la langue générale qu'un usage local a consacrés, en particulier si leur utilisation présente un intérêt certain en raison de leur valeur culturelle ou historique.

Quand, dans sa forme écrite, un terme anglais est phonétiquement ou graphiquement similaire à son équivalent français, on peut choisir ce dernier comme spécifique du nom d'un lieu, si l'on se trouve dans un milieu francophone.

Sous réserve de la normalisation de leur écriture au moyen de majuscules et de traits d'union, la Commission maintient dans leurs formes usuelles les noms de personnes et les toponymes qui entrent dans la composition des noms de lieux.

Dans les cas d'usages concurrents d'une forme française et d'une forme d'une autre langue, la Commission privilégie la première si l'usage local en français est significatif.

Les mots de la langue générale qui entrent dans la composition des toponymes créés par la Commission sont en français.

Choix des génériques

Les génériques des toponymes officiels sont en français.

Toutefois s'il s'agit d'entités naturelles d'importance locale dont le nom est en usage exclusivement dans une autre langue que le français, on peut faire exception à cette règle.

Utilisation des accents et autres signes diacritiques

Il est de règle d'employer les accents et autres signes diacritiques aux endroits appropriés, y compris sur les majuscules.

La Commission a fait de cette norme une de ses règles d'écriture, suivant en cela une recommandation des Nations Unies formulée lors des Conférences sur la normalisation des noms géographiques.

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Date de la dernière mise à jour : février 2017

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