
Photo : Fondation Félix-Leclerc
Il y a 20 ans, le 8 août 1988, on a rangé les souliers de Félix Leclerc à tout jamais. Jettons un coup d’œil sur sa vie et sa carrière ainsi que sur l’ampleur du rappel de son nom dans la toponymie du Québec.
Félix Leclerc est né à La Tuque le 2 août 1914. Il est tour à tour animateur à la radio, comédien, chanteur, écrivain, poète, dramaturge… En 1939, dans la version radiophonique des Belles Histoires des Pays-d’en Haut, il est Florant Chevron, le fils du forgeron. Dans les années 1950, il débarque en France; celle-ci en fera une immense vedette : il y gagne trois fois le Grand Prix du disque de l’Académie Charles-Cros. Il y a 34 ans, le 13 août 1974, il incarnait le lion lors du spectacle de la Superfrancocête donné avec Gilles Vigneault (le renard) et Robert Charlebois (le loup) devant plus de 120 000 fervents admirateurs sur les plaines d’Abraham, à Québec. En 1977, il est le premier récipiendaire du prix Denise-Pelletier qui souligne l’excellence dans le domaine des arts d’interprétation au Québec. Il s’installe en 1970 à l’île d’Orléans; il y décédera.
Félix Leclerc est reconnu comme notre premier chansonnier et un chantre du nationalisme québécois. Au Québec, trente-sept noms de lieux rappellent son souvenir; trente-deux voies de communication, dont l’importante autoroute 40, et cinq parcs publics portent son nom. Notons que les trophées remis lors du gala de l’ADISQ (l'Association québécoise de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo) ont été baptisés Félix en hommage à ce grand artiste que fut Félix Leclerc.
L’écrivain français Pierre Mac Orlan écrira : « …Félix Leclerc est un grand poète populaire authentique dont le lyrisme est pétri, si l’on peut dire, dans la substance même de son pays. L’œuvre de Félix Leclerc est importante. Ses chansons sont émouvantes parce qu’elles sont humaines et qu’elles comportent tout le mystère nuancé et compliqué des âmes simples. La pensée du chansonnier est infiniment variée : elle s’étend du bal fantastique, où la fille éperdue danse en marge de la mort, au petit bonheur rencontré, sous un visage féminin au hasard d’un chemin de traverse… ».
Pour voir une entrevue de Félix Leclerc donnée à la télévision suisse romande, cliquez ici.
[Commission de toponymie, 31 juillet 2008]