Chroniques

Un temps pour la reconnaissance

Un temps pour la reconnaissance 2020.

Gérard Desrosiers.

Gérard Desrosiers
© Randoss, sous licence CC BY-SA 4.0, Wikimedia Commons

Bibliothèque Gérard-Desrosiers (à Saint-Narcisse, en Mauricie)

Cette bibliothèque est située au 511, rue Massicotte, à Saint-Narcisse. Son nom rappelle le souvenir de Gérard Desrosiers (1919-2016), médecin. Ce dernier a commencé sa pratique en 1947 comme médecin de campagne dans la municipalité de paroisse de Saint-Narcisse, où il a exercé jusqu’en 1971. Il a travaillé par la suite dans un hôpital de Trois-Rivières jusqu’en 1996.

En 1960, il a fondé la première bibliothèque laïque en milieu rural du Québec et contribué à l’achat de livres. Il a également offert le transport de livres de la bibliothèque de Trois-Rivières à celle de Saint-Narcisse. Un réseau d’échange de livres entre bibliothèques a émergé par la suite à l’échelle régionale. Celui-ci est devenu ultimement le Réseau BIBLIO du Québec.

Centre communautaire Odilon-Sauvageau (à Shawinigan, en Mauricie)

Ce centre communautaire est situé au 253, 3e rue de la Pointe, à Shawinigan, en Mauricie. Son nom rappelle le souvenir d’Odilon Sauvageau (1904-1971). Ce dernier a été l’un des cofondateurs et copropriétaires de la librairie Sauvageau. Ce lieu, ouvert en 1926, a joué un rôle important dans la vie sociale et sportive de la communauté. Par exemple, on s’y rendait pour acheter des billets de spectacle. À l’époque où les parties de la Ligue nationale de hockey ont commencé à être radiodiffusées, les gens qui n’avaient pas de radio se retrouvaient à la librairie Sauvageau pour écouter la description des parties. La librairie a fermé ses portes après 72 ans d’activité, en 1998.

Parc Daisy-Peterson-Sweeney (à Montréal)

Ce parc public est situé à l’intersection de la rue Charlevoix et de la rue Rufus-Rockhead, à Montréal, plus précisément dans l’arrondissement du Sud-Ouest. Son nom rappelle le souvenir de Daisy Peterson (1920-2017), femme de James Sweeney. Après des études en musique à l’Université McGill, Daisy Peterson-Sweeney a enseigné le piano. Parmi ses élèves, on trouvait des géants du monde du jazz, dont son frère Oscar Peterson. Elle a aussi été la professeure d’Oliver Jones, de Ken Skinner, de Joe Sealy et de Reg Wilson. Elle a cofondé, avec Trevor Payne, la Black Community Youth Choir (1974-1981), qui est devenue, en 1982, la Montreal Jubilation Gospel Choir.

Lac Saint-Jean.

Le lac Saint-Jean
© NASA WorldWind, Wikimedia Commons

Plateforme d'accueil Jacques-Amyot (à Roberval, au Saguenay–Lac-Saint-Jean)

La plateforme d'accueil Jacques-Amyot est l’endroit où arrivent les nageuses et les nageurs de fond qui participent à la Traversée internationale du lac Saint-Jean. Cette plateforme en demi-lune est prolongée par un petit quai d’une dizaine de mètres.

Son nom rappelle le souvenir de Jacques Amyot (Québec, 1924 – id., 2018), premier nageur à avoir traversé le lac Saint-Jean à la nage, le 23 juillet 1955. Il avait alors mis 11 h 32 min à nager les 26 km qui séparent la plage Vauvert, à l’ouest de l’embouchure de la rivière Péribonka, et Roberval. Il a refait cette traversée à trois reprises : en 1959, en 1962 et en 1974, lors du vingtième anniversaire de l’épreuve. Avant sa première traversée au lac, Jacques Amyot avait, en 1954, nagé de Sainte-Anne-de-Beaupré à Québec. Après son exploit de 1955, il a fait le tour de l’île d'Orléans à la nage, une distance de 80 km. En 1956, il est devenu le premier Canadien à avoir traversé la Manche entre la France et l’Angleterre, en 13 heures. Il a répété cet exploit en 1975, à l’âge de cinquante ans.

Prison des Patriotes-au-Pied-du-Courant.

La prison des Patriotes-au-Pied-du-Courant
© Sous licence CC BY-SA 3.0, Wikimedia Commons

Rue Adèle-Berthelot (à Saint-Colomban, dans les Laurentides)

Cette rue est située dans un secteur où les voies de communication sont désignées par des noms en lien avec les Patriotes. On rappelle ici le souvenir d’Adèle Berthelot (1812-1859). Cette dernière a apporté soutien et réconfort aux familles des prisonniers de la prison des Patriotes-au-Pied-du-Courant, lieu d’emprisonnement des Patriotes à la suite des rébellions de 1837-1838. Elle était la femme de Louis-Hippolyte La Fontaine (1807-1864).

Yvette Brillon.

Rue Yvette-Brillon (à Montréal)

Le nom de cette voie de communication rappelle le souvenir d’Yvette Brillon (1907-1996), modiste montréalaise. Cette dernière est considérée comme la plus grande chapelière de l’histoire de la mode au Canada. En 1933, elle a ouvert un premier atelier sur la rue Saint-Denis et démarré ainsi son entreprise, qui a employé jusqu’à soixante ouvrières et est devenue l’une des plus prestigieuses entreprises de mode en Amérique dirigées par une femme.

Chronique parue le 19 juin 2020.



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Date de la dernière mise à jour : 22 juin 2020

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