Chroniques

Lance et compte…

L’année 2020 marquera l’anniversaire de deux exploits réalisés au hockey, notre sport national. Tout d’abord, il y a cent ans, le 31 janvier 1920, Joe Malone, qui jouait alors avec les Bulldogs de Québec, marquait sept buts dans un match contre les St. Patricks de Toronto, un record inégalé depuis. Puis, il y a 75 ans, le 18 mars 1945, Maurice Richard, qui portait les couleurs des Canadiens de Montréal, comptait son 50e but au cours de la 50e et dernière partie de la saison. Son record tiendra 36 ans.

Certains héros de la Ligue nationale de hockey sont rappelés dans la toponymie du Québec, la très grande majorité étant en lien avec les Canadiens de Montréal. Même des journalistes qui ont couvert des matchs ont eu droit à cet honneur. Voici l’équipe d’étoiles formée des joueurs de hockey les plus rappelés dans notre toponymie :

Ailier gauche

Centre

Ailier droit

Hector « Toe » Blake

(1912-1995)

Jean Béliveau
« le numéro 4 »

(1931-2014)

Maurice Richard
« le numéro 9 »

(1921-2000)

Hector « Toe » Blake.

© Ralrton-Purina Company,
Wikimedia Commons

Jean Béliveau.

© US Embassy Canada, sous licence CC BY-SA 2.0, Wikimedia Commons

Maurice Richard.

© Thomas Patrick Gorman fonds, Bibliothèque et Archives Canada

Six noms de lieux

Il est rappelé dans la toponymie sous plusieurs noms, dont Rue Toe-Blake, Lac Blake et Parc Hector-Toe-Blake.

Il a joué pour les Canadiens, avant d’être l’entraîneur de l’équipe.

Il a gagné la coupe Stanley trois fois comme joueur et huit, en treize saisons, comme entraîneur.

Sept noms de lieux

La rue à Longueuil où il a vécu plus de cinquante ans porte son nom. De même, un parc de Trois-Rivières se trouvant près de la rue où il est né a été nommé en son honneur.

Il a été capitaine des Canadiens durant dix saisons, un sommet dans l’histoire de cette organisation.

Son nom a été inscrit à dix reprises sur la coupe Stanley.

Onze noms de lieux

Il est rappelé dans la toponymie sous plusieurs noms. Relevons Baie du Rocket (Rocket était son surnom), Lac du Numéro-9 (il avait le numéro 15, mais a changé pour le numéro 9 à la naissance de sa fille Huguette, qui pesait alors neuf livres) et Lac des Tours du Chapeau (il a réalisé 26 tours du chapeau en carrière, un exploit inégalé chez les Canadiens).

Il a remporté huit fois la coupe Stanley.

Défenseur gauche

Défenseur droit

Walter Buswell

(1907-1991)

Émile « Butch » Bouchard
« le numéro 3 »

(1919-2012)

s. o.

Émile « Butch » Bouchard.

© Conrad Poirier, Bibliothèque
et Archives Canada

Deux noms de lieux

Les noms d’une rue et d’un centre sportif de Saint-Eustache, où il a vécu et où il est décédé, rappellent son souvenir.

Il n’a jamais gagné la coupe Stanley.

Un nom de lieu

Une rue à Vaudreuil-Dorion porte son nom.

Il a gagné la coupe Stanley à quatre reprises.

Gardien

Jacques Plante
« le numéro 1 »

(1929-1986)

Jacques Plante.

© Bibliothèque et Archives Canada

Huit noms de lieux

Les noms d’un parc et d’une rue de Shawinigan, où il est né, rappellent son souvenir. Contre vents et marées, il a introduit le port d’une nouvelle pièce d’équipement de protection au hockey : le masque de gardien de but.

Il a gagné six fois la coupe Stanley.

Si nous poussons l’exercice un peu plus loin, nous trouvons des noms de lieux qui rappellent le souvenir d’un entraîneur, d’un directeur général et d’un soigneur ayant été à l’emploi des Canadiens. Certains lieux sont même nommés d’après un arbitre de la Ligue nationale de hockey et un journaliste de sport de Radio-Canada. 

Entraîneur des Canadiens

Dick Irvin

(1892-1957)

Une rue à Montréal porte son nom.

Entraîneur des Canadiens durant quinze ans, un record inégalé,
il a gagné la coupe Stanley à trois reprises.

Directeur général des Canadiens

Frank Selke

(1893-1985)

Deux rues, une à Montréal et une autre à Rigaud, portent son nom.

Alors qu’il était le directeur général des Canadiens, il voulait que Jean Béliveau accepte de jouer pour l’équipe. Ce dernier était cependant loyal aux As de Québec, son équipe de la Ligue de hockey senior du Québec. Frank Selke a donc acheté la ligue.

Sous sa gouverne, les Canadiens ont remporté six coupes Stanley.
Il a joué un rôle de premier plan dans la mise sur pied du Temple de la renommée du hockey, à Toronto, en 1943.

Soigneur des Canadiens

Gaston Bettez

(?-?)

Un parc à Lanoraie, où il s’était impliqué dans les activités sportives, porte son nom.

Il a été soigneur pour les Canadiens durant les années 1950.

Arbitre de la Ligue nationale de hockey

Claude Béchard

(1938-2007)

Une rue à Trois-Rivières, où il est né, porte son nom.

Juge de ligne dans la Ligue nationale de hockey de 1966 à 1980, il a arbitré neuf finales de la coupe Stanley.

Journaliste

René Lecavalier

(1918-1999)

Un parc à Montréal, une rue à Saint-Charles-Borromée et une rue à Terrebonne portent son nom.

Il a été l’animateur attitré de La soirée du hockey de 1952 à 1985. Il a contribué à franciser le vocabulaire du hockey.

Pour terminer, précisons qu’au Québec, le mot hockey se trouve, étonnamment, dans un seul nom de lieu, soit Lac du Hockey.

Au fait, Joe Malone, l’auteur de sept buts en un match, n’est pas rappelé dans notre toponymie.

Chronique parue le 20 février 2020.



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Date de la dernière mise à jour : 22 juin 2020

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