Chroniques

Montréal - raconté par ses noms de lieux.

Montréal est festival

 

Un festival à Montréal.
Vue aérienne de la place des Festivals durant les Francofolies de Montréal, juin 2010
© Stéphane Poulin, Ville de Montréal

L’été, à Montréal, les festivals se succèdent. La chanson, le jazz, l’humour, le théâtre, le cinéma… chaque discipline artistique a son festival. Et les noms de personnalités de toutes ces disciplines désignent des lieux de Montréal. Parmi ces personnalités commémorées, l’une a écrit plus de 200 chansons, une autre a été la première femme présidente de l’Union des artistes et une dernière est celle qui a créé ces célèbres policiers, un peu nigauds, mais si comiques, des films muets du début du XXe siècle. Pour connaître ces trois personnalités ainsi que plusieurs autres, lisez la chronique ci-dessous.

Foule assistant à un spectacle.
© Solarseven, Bigstock

Commençons par celui qui avait tous les talents. Il fut à la fois chanteur, comédien, danseur, directeur de troupe et imprésario. Il était le père d’une célèbre chroniqueuse culturelle. Vous avez deviné? Il s’agit de Jean Grimaldi! Il est né en Corse en 1898 et est décédé à Montréal en 1996. Il a écrit plus de 200 chansons et autant de saynètes. Il a chapeauté plusieurs artistes du music-hall, dont Olivier Guimond, Gilles Latulippe, Rose Ouellette, Manda Parent, Juliette Pétrie, Alys Robi et La Bolduc... Jean Grimaldi a acheté le Ouimetoscope, le tout premier cinéma du Canada, fondé par Léo-Ernest Ouimet en 1906, qui devient alors le Canadien. Plus tard, Jean Grimaldi a acquis le théâtre Gayety, qu’il renomme le Radio City et qui allait devenir, avec son nouveau propriétaire, Gratien Gélinas, la Comédie-Canadienne et ultérieurement le Théâtre du Nouveau-Monde. Le souvenir de Jean Grimaldi est rappelé dans le nom d’une place de l’arrondissement de Saint-Laurent.

D’un homme qui, en un siècle de vie, aura marqué la scène culturelle de Montréal, passons à une femme qui, elle, a marqué profondément le milieu télévisuel. On lui doit deux célèbres téléromans : Terre humaine et Rue des pignons. Ce dernier a eu une très longue vie : 11 ans! Nous avons nommé Mia Riddez (1914-1995). Aussi comédienne, elle est devenue, et ce, dès 1955, la première femme présidente de l’Union des artistes. Le nom de Mia Riddez désigne un parc public de Montréal.

Enfin, attardons-nous à un grand du cinéma, malheureusement méconnu dans son pays natal : Mack Sennett.

Mack Sennett.
Mack Sennett
© Fred Hartsook, Wikimedia Commons

De son vrai nom Michael Sinnott, ce dernier est né à Richmond, en Estrie, en 1880 et est décédé à Hollywood en 1960. Acteur, il est aussi l’un des cinéastes les plus importants de la période du cinéma muet aux États-Unis. À 17 ans, il émigre aux États-Unis. Après avoir joué de petits rôles et avoir réalisé des films burlesques, Mack Sennett fonde sa propre maison de production en 1912 en Californie, la Keystone. Dès lors, il peut produire tous ses films, en assurer lui-même la réalisation, le montage et la mise en scène, et même interpréter certains rôles. Mack Sennett devient rapidement l’homme derrière les Keystone Kops, ce groupe de policiers hystériques, incompétents et agitant leur matraque à chaque poursuite. Il généralise le lancer de la tarte à la crème au visage. Mack Sennett est prolifique; il produit en moyenne une vingtaine de films par an, ce qui lui vaut d’être surnommé le « roi de la comédie ». C’est à lui que nous devons la découverte, notamment, de Charlie Chaplin. Notons qu'une rue de l’arrondissement Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles porte le nom de Mack Sennett.

Les Keystone Kops.
Les Keystone Kops
© Mack Sennett Studios, Wikimedia Commons

 

* Mention de source du bandeau Montréal raconté par ses noms de lieux : © Ville de Montréal, Bureau du patrimoine, de la toponymie et de l'expertise.

Chronique parue le 20 juillet 2017.



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Date de la dernière mise à jour : septembre 2017

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