Chroniques

« ... enfants de la Patrie... »

Débarquement de Normandie
La Prise de la Bastille
de Jean-Pierre Houël
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La Révolution française célèbre ses 225 ans cette année. En effet, le mardi 14 juillet 1789, c’était la prise de la Bastille. Le 21 janvier 1793, Louis XVI était guillotiné; Marie-Antoinette le sera quelques mois après, le 16 octobre. C’est en 1880 seulement, un siècle plus tard, que le 14 juillet allait devenir la fête nationale de la France. Pour en savoir plus sur la façon dont la Révolution française est rappelée dans notre toponymie, lisez ce qui suit.

D’emblée, prenons le nom de la célèbre prison de la Bastille. On le trouve dans quatre noms de voies de communication : à Québec, à Lévis, à Boisbriand et à Cowansville. Dans cette dernière ville, la rue de la Bastille est située, par quel heureux hasard, tout près du pénitencier fédéral. Quant à Louis XVI et à son épouse Marie-Antoinette, ils sont chacun rappelés dans un nom : lui à Chénéville, en Outaouais, et elle, à Laval.

Parmi les principaux acteurs de la Révolution française, le plus nommé chez nous est le marquis de La Fayette : onze voies de communication lui doivent leur nom. Enfin, le souvenir d’une victime de cette révolution, André Grasset, est rappelé quatre fois dans notre toponymie. Né à Montréal en 1758, on le retrouve avec sa famille à Paris en 1764. Devenu prêtre chez les Sulpiciens en 1783, il sera exécuté par les révolutionnaires pour avoir refusé de prêter serment à la Constitution civile du clergé, le 2 septembre 1792. André Grasset deviendra le premier Canadien de naissance à recevoir les honneurs de la béatification en 1926. Un lac, un canton et deux voies de communication, l’une à Montréal et l’autre à Sherbrooke, portent son nom, en plus d’un collège privé de Montréal.

Carte de la Normandie
© Commission de toponymie

Enfin, soulignons que la célèbre devise française Liberté, Égalité, Fraternité a été immortalisée au Québec, à l’occasion du bicentenaire de la Révolution française, en 1989. La Commission de toponymie l’a alors utilisée pour désigner trois caps plongeant dans la rivière Saguenay. Ce sont le cap Liberté, le cap Égalité et le cap Fraternité.


Chronique parue le 9 juillet 2014



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