Chroniques

Douze coups de cœur et un coup de foudre!

Toponymes Coups de coeur 2013
© Commission de toponymie

Pour faire la promotion d'une toponymie qui se distingue par un niveau de qualité supérieur, la Commission a retenu douze toponymes coups de cœur parmi les noms officialisés en 2012. Elle a même eu un coup de foudre pour l'un d'eux! Pour en savoir plus, nous vous invitons à les découvrir.

Les noms de lieux et les thématiques à l'honneur sont :

Toponymes

Thématiques

Et le coup de foudre de la Commission : Rue de la Chevauchée!

 

Voici le tableau d'honneur avec ses justifications :

Rue de la Chevauchée (Saint-Antonin, Bas-Saint-Laurent)

Cette appellation est un clin d'œil au festival country qui a lieu annuellement à Saint-Antonin.

Ce nom a été choisi pour sa valeur poétique et pour sa mise en valeur du patrimoine culturel local.

 

Rue de la Charbonnière (Drummondville, Centre-du-Québec)

En 1881, à l'emplacement même de cette rue s'élevait un four en brique qui pouvait carboniser une soixantaine de cordes de bois à la fois. Le charbon de bois ainsi obtenu servait à la fusion du minerai de fer dans les hauts fourneaux des forges McDougall de Drummondville.

Ce nom a été choisi pour son originalité, son intérêt historique, son lien très étroit avec le lieu et sa capacité à inspirer des images fortes.

 

Le Davy Jones Locker (Laniel, Abitibi-Témiscamingue)

Ce rapide plutôt dangereux fait partie des rapides Hollywood; ceux-ci sont situés sur le cours de la rivière Kipawa, près du hameau de Laniel. Dans le folklore anglais, le Davy Jones' Locker décrit le fond de la mer où se retrouvent les marins lorsqu'ils se noient. Davy Jones est considéré comme le dieu ou le diable qui exerce un pouvoir sur la mer.

Ce nom a été choisi pour son originalité, pour sa capacité à inspirer des images fortes ainsi que pour sa mise en valeur du patrimoine ethnologique.

 

Passage de la Demi-Lune (Québec, Capitale-Nationale)

Autrefois, quelques passages étroits entre les maisons permettaient d'atteindre la rue du Sault-au-Matelot, la rue Saint-Paul et la rivière Saint-Charles à partir de la rue Sous-le-Cap. Le passage de la Demi-Lune conduit à la rue Saint-Paul. Son nom rappelle qu'un ouvrage militaire appelé demi-lune dominait la falaise, presque au-dessus de l'emplacement du passage. Érigé sous le Régime français, cet ouvrage a été démoli vers 1873.

Ce nom a été choisi pour sa valeur poétique et son euphonie, son intérêt historique, le lien très étroit qu'il entretient avec le lieu ainsi que sa capacité à inspirer des images fortes.

 

Édifice du Docteur-Gérard-Beaulieu (Sept-Îles, Côte-Nord)

Le nom Édifice du Docteur-Gérard-Beaulieu désigne l'immeuble qui héberge le Centre local de services communautaires (CLSC) de Sept-Îles. Le nom a été attribué à l'occasion du 50e anniversaire de l'établissement. On rappelle ici la mémoire de Gérard Beaulieu (Saint-Ulric, 1906 - Sept-Îles, 1984). Celui-ci a obtenu en 1936 un baccalauréat en médecine de l'Université Laval à Québec et il a commencé sa carrière l'année même à Ottawa. Deux ans plus tard, le gouvernement fédéral l'a invité à se rendre sur la Côte-Nord dans le but, notamment, de soigner les autochtones. Il veilla au soin des communautés nord-côtières presque jusqu'à son décès, en 1984. Le docteur Beaulieu a aussi ouvert la première pharmacie de Sept-Îles, en 1949, et il a également assumé les fonctions de coroner et de juge de paix pendant plusieurs années. Souvent dans des conditions difficiles, avec des moyens de fortune, le docteur Beaulieu a non seulement assuré des soins médicaux à la population, mais il a aussi apporté le réconfort d'une présence humaine dans la région pendant soixante ans.

Ce nom a été choisi pour son intérêt historique et le lien très étroit qu'il entretient avec le lieu. Il a également été sélectionné pour l'adéquation entre l'importance du lieu et celle du personnage au niveau local.

 

Pont des Gardes-Feu (Latulipe-et-Gaboury, Abitibi-Témiscamingue)

Ce pont est construit au-dessus de la rivière Fraser, sur le parcours du chemin du Lac-des-Bois. Son nom rappelle qu'un poste de surveillance contre les incendies de forêt se trouvait autrefois à proximité.

Ce nom a été choisi pour son intérêt historique, le lien très étroit qu'il entretient avec le lieu ainsi que sa mise en valeur du patrimoine.

 

Impasse du Jardinier (Magog, Estrie)

Ce nom rappelle que Rodolphe Paquette (1920-2010) a cultivé, pendant près de 55 ans, un immense potager qui servait de lieu de rencontre et d'échanges pour les personnes à qui il donnait le fruit de ses récoltes. Il résidait à proximité du secteur où se trouve la voie.

Ce nom a été choisi pour sa valeur poétique et son euphonie, le lien très étroit qu'il entretient avec le lieu ainsi que sa capacité à inspirer des images fortes.

 

Réserve naturelle Madakik (Melbourne, Estrie)

Cette réserve naturelle est sise entre la route 55, au nord-est, et le chemin Keenan à Melbourne, au sud-ouest. L'aire de 6,8 hectares assure la protection d'une portion des rives de la rivière au Saumon, juste en aval du pont de Melbourne, à environ 500 mètres de sa confluence avec la rivière Saint-François. Madakik serait un terme d'origine abénaquise qui signifierait « mauvaise terre ». Le nom de l'aire protégée est tout à fait approprié puisque la réserve naturelle se situe dans une zone inondable.

Ce nom a été choisi pour le lien très étroit qu'il entretient avec le lieu et la mise en valeur du patrimoine ethnologique. L'euphonie de ce nom de langue autochtone a également joué en sa faveur.

 

Rang du Piqueron (Saints-Anges, Chaudière-Appalaches)

Non loin de la voie de communication, il y a une colline que les habitants de Saints-Anges surnomment Pic Rond.

Ce nom a été choisi pour son originalité et la capacité du terme piqueron,qui aurait été banal sans cette graphie réinventée, à inspirer des images fortes.

 

Parc du Vaisseau-d'Or (Montréal)

Le nom de ce parc, qui se trouve dans l'arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve à Montréal, reprend le titre d'un poème d'Émile Nelligan (1879-1941).

Ce nom a été choisi pour sa valeur poétique et son euphonie, ainsi que sa capacité à inspirer des images fortes.

 

Thématique sur les personnages de contes (Shawinigan, Mauricie)

À Shawinigan, des parcs aménagés pour les enfants ont été identifiés par des noms de personnages de contes : Parc Cendrillon, Parc Guillaume-Tell, Parc du Petit-Poucet et Parc Tom-Pouce.

Cette thématique a été choisie pour son originalité et le lien étroit entre celle-ci et le type de lieux nommés.

 

Thématique sur les plantes locales (Harrington, Laurentides)

Les chemins d'un secteur de Harrington sont désignés par des noms de plantes et d'arbustes que l'on trouve à proximité :

  • Chemin de l'Adiante
    L'adiante est une sorte de fougère ornementale.
  • Chemin de l'Aronia
    L'aronia est un arbuste originaire d'Amérique du Nord qui possède un feuillage caduc, souvent richement coloré en automne. La floraison laisse place en automne à des fruits décoratifs et comestibles.
  • Chemin du Chardon
    Le chardon est une plante à feuilles et à tiges épineuses.
  • Chemin de la Médéole
    La médéole est une plante vivace qui produit de petites fleurs d'un jaune verdâtre.
  • Chemin de l'Oxalis
    L'oxalis ou oxalide est une plante herbacée des prés parfois cultivée pour ses fleurs ornementales; elle est aussi appelée oseille sauvage.

Cette thématique a été choisie pour son lien avec l'environnement local. Les noms de chemins qui s'y rattachent sont euphoniques et originaux.

Communiqué du 14 février 2013

 

Chronique parue le 14 février 2013



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Date de la dernière mise à jour : septembre 2015

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