Chroniques

Le Jardin au Bout du Monde

La Charte de la langue française a été adoptée le 26 août 1977, il y a déjà 35 ans cette année. Le projet de loi qui a mené à son adoption portait le numéro 101, tout le monde le sait. En 1997, pour souligner le 20e anniversaire de l'adoption de la Charte, la Commission de toponymie a parrainé un projet majeur de dénomination d'îles.

Pour marquer ce 20e anniversaire, la Commission avait décidé de nommer 101 îles, et l'archipel qu'elles constituent a alors été désigné comme Le Jardin au Bout du Monde.

Il fallait d'abord localiser des îles sans nom. On en trouva dans le réservoir de Caniapiscau. L'aménagement hydroélectrique du bassin de la Grande Rivière a ennoyé une grande partie de territoire, et ce qui était collines et monts est devenu des îles, plus de 300, dans ce réservoir de Caniapiscau. La plupart des îles ont une superficie comparable à celle de l'île Bonaventure à Percé.

Ce sont donc des titres de romans, de nouvelles, de poèmes et de pièces de théâtre ou encore des expressions puisées dans ces ouvrages qui ont été retenus pour désigner 101 des quelque 300 îles qui se trouvent dans le réservoir de Caniapiscau. L'ensemble de ces noms compose ce que nous avons appelé un poème géographique. Voici quelques-uns des ces noms : L'Indolence des Grèves, Le Survenant, La Belle Brume, L'Amante Éphémère, L'Ange du Matin, La Petite Patrie, La Charpente Charnelle, Le Visage Clos, La Femme de Sable et La Saison des Belles.

Pour tout savoir sur cet archipel que désigne le nom Le Jardin au Bout du Monde, lequel reprend le titre d'un ouvrage de Gabrielle Roy, consultez la brochure que nous lui avons consacrée.

Carte

 

La Commission est maintenant centenaire!
Nous vous invitons à consulter tout au long de l'année notre page Web consacrée à ce bel anniversaire. Allez-y!

Chronique parue le 16 août 2012



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Date de la dernière mise à jour : novembre 2017

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