Chroniques

En effet, c’est le 24 juin 1880 à Québec, à la fin de la Convention nationale des Canadiens français, organisée par les Sociétés Saint-Jean-Baptiste du Canada et des États-Unis, que fut interprété pour la première fois l’hymne Ô Canada. Il y a 30 ans, en 1980, cet hymne des Canadiens français devenait l’hymne national du Canada. Les paroles sont d’Adolphe-Basile Routhier et la musique est de Calixa Lavallée. Pour en savoir davantage sur ce dernier, qui a participé à la guerre de Sécession, et sur son rappel dans notre toponymie, lire le texte ci-dessous.
Portrait : Wikipédia, l'encyclopédie libre
C’est à Verchères que Calixa Lavallée est né en 1842. Il fut compositeur, chef d’orchestre, pianiste, organiste et professeur de musique. Son pays de résidence sera tantôt le Canada, tantôt les États-Unis. Il déménagera de très nombreuses fois d’un pays à l’autre. Au final, il passera autant de temps dans l’un que dans l’autre. Notons qu’il s’est engagé dans l’armée nordiste durant la guerre de Sécession; il deviendra lieutenant. De 1873 à 1875, financé par quelques mécènes, il part étudier à Paris. De retour en Amérique, il compose des opérettes, une symphonie et des chansons. C’est dans sa résidence située au 22, rue Couillard, dans le Vieux-Québec, qu’il compose la musique de l’hymne Ô Canada, et ce, en une seule soirée. Il décède à Boston en 1891, là où il fut organiste et maître de chapelle à la cathédrale; il est inhumé là-bas. En 1933, son corps est exhumé et mis en terre au cimetière de Côte-des-Neiges, à Montréal. Sa grande déception aura été qu’il n’a pu obtenir du gouvernement la mise sur pied d’un conservatoire de musique, ici, au pays.
Au Québec, pas moins de 29 noms de lieux rappellent sa mémoire, dont 25 noms de voies de communication. Et, honneur suprême, une municipalité de la Montérégie porte son nom : Calixa-Lavallée.
Chronique parue le 17 juin 2010