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Sainte-Gertrude-Manneville

Origine et signification Ce vaste territoire peu peuplé, parsemé de lacs et de ruisseaux, occupe la partie sud-ouest de la MRC d'Abitibi, à l'ouest d'Amos, au nord de Preissac.En 1922, une première vague de colons venus principalement de Lac-Saguay et de Châteauguay s'installent en un endroit de la région abitibienne qui sera bientôt connu sous le nom de Mission de Sainte-Gertrude-de-Villemontel. Ils sont suivis, en 1928, par une autre vague de pionniers beaucerons (Saint-Ludger, Saint-Évariste), charlevoisiens (Saint-Urbain), bellechassois et méganticois, de telle sorte qu'en 1929 la mission est érigée canoniquement en paroisse.À la faveur du plan Gordon, que le ministre fédéral du Travail, W. A. Gordon, fait adopter en 1932 pour désengorger les villes et peupler les vastes territoires de l'Abitibi, plusieurs familles de Saint-Grégoire-de-Montmorency viennent s'établir, en 1937-1938, sur le bord du lac Grave, dans le canton de Manneville; la colonie de Manneville ou de Lac-Grave deviendra plus tard la localité de Manneville.En 1938, la paroisse de Sainte-Philomène-de-Manneville faisait l'objet d'une érection canonique. Par suite du regroupement des localités de Sainte-Gertrude-de-Villeneuve et de Manneville, en 1980, une municipalité répondant à la dénomination de Sainte-Gertrude-Manneville était créée. Ayant été identifiée, à l'origine, successivement comme Sainte-Gertrude-de-Pontiac (1934-1950) et Sainte-Gertrude-de-Villeneuve (1950) appellations successives du bureau de poste, par allusion aux circonscriptions électorales de Pontiac et de Villeneuve auxquelles elle a appartenu tour à tour, la localité de Sainte-Gertrude-de-Villemontel doit son appellation hagionymique au fait que le 16 novembre 1934, fête de sainte Gertrude, monseigneur Louis Rhéaume fixe le site de la future chapelle-école.Sainte Gertrude la Grande (1256-vers 1302), moniale mystique allemande, est réputée pour ses visions au cours desquelles elle était affligée de stigmates et couvrait le Christ de baisers. Elle est considérée comme la patronne des Indes occidentales (le Nouveau Monde, tel que désigné par Christophe Colomb). Elle a également contribué à populariser la dévotion au Sacré-Cœur, si importante dans la toponymie québécoise.Le second constituant de l'appellation souligne la présence de la rivière Villemontel qui donne accès aux municipalités avoisinantes. Nom également porté par le canton accepté par le ministre des Terres et Forêts en 1907 et proclamé en 1916, dans lequel la municipalité se situe, Villemontel rappelle la mémoire d'un capitaine des grenadiers du régiment de Guyenne au cours de la guerre de Sept Ans. La carrière de Pierre-Alexandre Canet de Manneville s'échelonne ainsi : devient enseigne le 17 janvier 1734, lieutenantle 14 février 1735, puis capitaine le 1er janvier 1745. Il fait partie du conseil de guerre à la suite de la bataille des Plaines d'Abraham, alors qu'il signe, le13 septembre 1759, à Beauport, le retrait des troupes, en compagnie de Vaudreuil, Bigot et autres. Voir : Manneville (canton).

Source :
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1979-11-27

Spécifique Sainte-Gertrude-Manneville

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité

Région administrative Abitibi-Témiscamingue

Municipalité régionale de comté (MRC) Abitibi

Municipalité Sainte-Gertrude-Manneville (Municipalité)

Code géographique de la municipalité 88085

Latitude nord     Longitude ouest 48° 32' 00" 78° 22' 00"

Coordonnées décimales -78.36667      48.53333

Carte topographique 1/50 000 32D/09

Carte topographique 1/20 000 32D/09-0101

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Date de la dernière mise à jour : novembre 2018

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