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Rimouski
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Origine et signification La nouvelle ville de Rimouski a été créée le 1er janvier 2002. Elle est issue du regroupement de la municipalité de Mont-Lebel, de la municipalité du village de Rimouski-Est, des municipalités des paroisses de Sainte-Blandine et de Sainte-Odile-sur-Rimouski ainsi que des villes de Pointe-au-Père et de Rimouski. Le 16 septembre 2009, la ville de Rimouski a aussi annexé le territoire de la municipalité du Bic. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Rimouski; nous vous invitons à consulter aussi les rubriques des autres anciennes municipalités. À l'origine, cette ville du Bas-Saint-Laurent, voisine du Bic, à mi-chemin entre Québec et Gaspé, portait le nom de la paroisse érigée en 1829, Saint-Germain-de-Rimouski, quoiqu'elle existât depuis 1701. En effet, on identifiait ainsi la ville créée officiellement en 1869, qui allait recevoir en 1920 son nom actuel, lequel coiffait déjà le bureau de poste ouvert en 1832. C'est en 1967 que le territoire de la ville atteindra sensiblement ses limites présentes avec l'annexion des municipalités de la paroisse de Saint-Germain-de-Rimouski (1855), de Notre-Dame-du-Sacré-Cœur (1876) et du village de Nazareth (1964). L'élément Germain évoque le prénom du premier habitant de Rimouski, Germain Lepage, père de René Lepage, sieur de Sainte-Claire, qui acquiert, en 1694, la seigneurie de Rimouski concédée originellement à Augustin Rouer de Villeray et de La Cardonnière, en 1688. Quant à Rimouski, tiré du nom de la rivière qui traverse le territoire et dont on retrouve la mention en 1688, dans l'acte de concession du fief et seigneurie de Rimouski et Saint-Barnabé, il remonte, selon monseigneur Laflèche, à un mot micmac, animouski dans la langue des Saulteux, de animousk, chien, et ki ou gi, demeure. Suivant une théorie, le n aurait très tôt été transformé en r pour donner Arimouski, puis Rimouski, par suite de la chute du a initial. Le sens de terre à, de l'orignal, appliqué par l'abbé Cyprien Tanguay dans des notes inédites sur la paroisse de Rimouski à ce vocable, fréquemment relevé, n'a jamais été véritablement accrédité. On explique la référence au chien tantôt par la présence anciennement de chiens errants, tantôt par le mécontentement des Amérindiens qui devaient attendre jusqu'à la marée montante pour atteindre la côte sud et l'embouchure de la rivière où ils habitaient au cours de l'été, ce qui les rendait agressifs comme des chiens (?)! Quelquefois, aux XVIIe et XVIIIe siècles, le territoire était identifié comme Saint-Barnabé, par exemple dans le Journal du marquis de Montcalm. À noter qu'un dénommé Pierre Lepage, dit Saint-Barnabé vivait à Rimouski en 1724. Cette appellation évoque l'île en face de Rimouski et dont le nom remonte au début du XVIIe siècle et figure notamment sur une carte de Champlain de 1612. Ville de services, centre important d'enseignement en océanographie, siège d'une constituante de l'Université du Québec et de nombreux commerces et industries, Rimouski mérite à plus d'un titre le surnom de Métropole du Bas-Saint-Laurent que les Rimouskois rappellent avec fierté. On a fréquemment comparé cette ville dont le nom, au fil des ans, a été orthographié Remousky (1721), Rimousky (1724; 1759), Rimousqui (1759), Rimuski (1775), à un amphithéâtre à cause du rivage en arc de cercle et des terrasses parallèles qui s'élèvent à mesure que l'on s'éloigne du littoral. Plusieurs lieux situés dans et autour de l'ancienne seigneurie portent le nom Rimouski : des lacs, des rivières, une seigneurie, une MRC (Rimouski-Neigette), une rade, un quai, une réserve faunique. Cette ville est jumelée à Westmount en Nouvelle-Écosse. Voici ce qu'en dit le chef indien abénakis du Village Indien de Saint-François, Jos. Laurent (Sozap Lolô Kizitôgw), 1884, page 219 : « Rimouski, (old Abenakis), Aremoski, (modern), Alemoski, means dog's land, from : aremos or alemos, dog, and ski, land or country. », a paru dans New Familar Abenakis and English Dialogues. Cette dernière information nous amène à penser simplement ce qui suit : nous croyons que les phoques, aussi appelés loups marins ou chiens marins à une certaine époque, s'y rassemblaient en grand nombre, d'où la signification de la terre ou du pays des chiens marins. Aujourd'hui encore, il est fréquent d'en voir au parc national du Bic situé à proximité.

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 2002-01-24

Spécifique Rimouski

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Ville

Région administrative Bas-Saint-Laurent

Municipalité régionale de comté (MRC) Rimouski-Neigette

Municipalité Rimouski (Ville)

Code géographique de la municipalité 10043

Longitude ouest     Latitude nord 68° 32' 00" 48° 27' 00"

Coordonnées décimales -68.53333, 48.45

Carte topographique 1/50 000 22C/07

Carte topographique 1/20 000 22C/07-0102

Anciens noms

  • Le Bic  (Municipalité)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 16 septembre 2009. En effet, à cette date, la municipalité du Bic a été annexée à la ville de Rimouski. L'appellation Le Bic a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité du Bic. Municipalité du Bas-Saint-Laurent, située à 260 km au nord-est de Québec, Le Bic donne sur le littoral sud du Saint-Laurent, près du plateau appalachien. Une série de collines rocheuses alternant avec des bandes de terrains bas, parallèles au fleuve, y forment un paysage superbe de caps et de pointes, agrémenté d'anses et de baies. Ces particularités ont donné naissance à une légende suivant laquelle l'ange chargé d'orner la terre, lors de la création du monde, arrivé devant Le Bic en fin de journée, y a déposé tout son surplus d'îles et de montagnes, douant le paysage bicois d'un pittoresque à nul autre pareil, qui lui a valu le surnom de Petite Suisse du Québec. Afin de préserver cet environnement exceptionnel, le gouvernement a établi au Bic et dans la municipalité voisine de Saint-Fabien un parc de conservation d'une superficie de 33 km², le parc de conservation du Bic. La profondeur du havre du Bic en fait un abri sûr et l'un des mouillages importants du Saint-Laurent où, notamment, le général Wolfe et sa flotte ont fait une halte en 1759. L'histoire bicoise remonte aux débuts de la colonie et même plus loin dans le temps car, en 1535, Jacques Cartier s'est arrêté au havre du Bic, tout comme Champlain le fera en 1603. Ce dernier est d'ailleurs l'auteur de la dénomination car il appelle l'endroit le Pic, puis mentionne « dudict pic », à propos d'une montagne assez élevée (347 m) et pointue qui domine le havre. Par corruption lexicale, Pic serait devenu Bic, d'où le nom Bic repris lors de la création de la seigneurie en 1675 et du bureau de poste en 1832. Ce sommet porte aujourd'hui le nom officiel Pic Champlain. Toutefois, dès le XVIe siècle, au temps du pilote Jean Alfonse, le Bic était connu comme le cap de Marbre. Cartier, en 1535, avait identifié le havre du Bic comme les « ysleaulx sainct Jehan », car il y était entré le jour de la Décollation de saint Jean-Baptiste. Dans le premier roman écrit au Canada, The History of Emily Montague, publié à Londres en 1769 par Frances Moore Brooke, épouse de l'aumônier des troupes britanniques, le toponyme Bic est mentionné. Sur le plan municipal, Le Bic provient de la fusion, en 1972, des municipalités de la paroisse de Sainte-Cécile-du-Bic et du village de Bic, respectivement créées en 1845 et en 1920. La dénomination Sainte-Cécile-du-Bic provient de celle de la paroisse érigée canoniquement en 1830 et desservie comme mission entre 1793 et 1850. Le patronyme Cécile célèbre le souvenir de Cécile Archibald, épouse de William Darling Campbell, seigneur des lieux à l'époque de l'érection canonique de la paroisse en 1830. L'article initial Le a été restitué en 1987, pour des motifs historiques et de syntaxe française.

  • Mont-Lebel  (Municipalité)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, la municipalité de Mont-Lebel, la municipalité du village de Rimouski-Est, les municipalités des paroisses de Sainte-Blandine et de Sainte-Odile-sur-Rimouski ainsi que les villes de Pointe-au-Père et de Rimouski se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Rimouski. L'appellation Mont-Lebel a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de Mont-Lebel. Petite localité forestière créée en 1932 dans l'arrière-pays de Rimouski, dont elle est distante d'environ une vingtaine de kilomètres, entre Sainte-Blandine au nord, dont elle a été détachée, et Saint-Narcisse-de-Rimouski au sud. L'endroit doit son nom à son premier maire, Jean-Baptiste Lebel, qui a présidé aux destinées de la municipalité de 1932 à 1934. On a tiré de ce patronyme le gentilé des citoyens, les Lebelmontois. Par ailleurs, d'autres municipalités du Québec comportent également l'anthroponyme Lebel dans leur dénomination : Lebel-sur-Quévillon dans le Nord-du-Québec et Pointe-Lebel sur la Côte-Nord, patronyme par ailleurs répandu dans le Bas-Saint-Laurent. Composé à l'origine de 41 lots situés dans le Troisième Rang des cantons de Macpès et de Neigette et de 33 lots dans le Quatrième Rang des mêmes cantons, le territoire de l'actuelle municipalité était autrefois désigné sous la dénomination de Rang-Double. Vers 1898, la petite localité a connu ce que l'on a depuis identifié comme le schisme de Sainte-Blandine. À l'occasion du choix du site de l'église paroissiale, le territoire du village de Sainte-Blandine ayant été retenu, certains fidèles apostasièrent et firent ériger une mitaine, transposition de l'anglais meeting house pour désigner un temple protestant, qui perdit rapidement de la vogue. L'économie locale repose essentiellement sur l'agriculture.

  • Pointe-au-Père  (Ville)

    Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes de Pointe-au-Père et de Rimouski, la municipalité de Mont-Lebel, la municipalité du village de Rimouski-Est ainsi que les municipalités des paroisses de Sainte-Blandine et de Sainte-Odile-sur-Rimouski se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Rimouski. L'appellation Pointe-au-Père a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Pointe-au-Père. Pointe-au-Père, suivant le nom adopté officiellement en 1988 afin de refléter l'usage courant, constitue un territoire de plaine échelonnée sur des terrasses se prolongeant en une pointe découpée d'anses qui s'avance dans le fleuve, un peu en aval de Rimouski, au nord de Saint-Anaclet-de-Lessard, à 310 km de Québec. À l'exemple de maints autres endroits consacrés à sainte Anne, comme Sainte-Anne-de-Beaupré, Sainte-Anne-de-Bellevue, Sainte-Anne-de-la-Rochelle..., Sainte-Anne-de-la-Pointe-au-Père devenait un lieu de pèlerinage à compter de 1873. Cette appellation allait également servir à identifier une paroisse érigée canoniquement en 1882, par suite de son détachement de Saint-Germain-de-Rimouski et de Sainte-Luce et une municipalité de paroisse établie la même année. Le nom choisi, attesté en 1696 dans l'acte de concession de la seigneurie Lessard, en plus de marquer la dévotion des marins à l'endroit de sainte Anne qui assure leur protection, rappelle un événement historique, soit la célébration de la première messe sur la rive sud du Saint-Laurent, le 8 décembre 1663, par le père jésuite Henri Nouvel (1621 ou 1624-1702). Celui-ci arrive au Canada en 1662, dessert les missions de Tadoussac (1662-1663 et 1664-1668), de l'île Verte (1663), et est accompagné d'un groupe de Papinachois et de Montagnais en période de chasse hivernale lorsqu'il pose son geste historique. Les lieux ont également porté les appellations de Pointe-aux-Pères, Father Point (carte de Carver, 1763), Pointe-de-l'Islet-aux-Pères et Pointe-de-l'Isle-aux-Pères (acte de concession de la seigneurie de Saint-Barnabé). La première évoque le fait que de nombreux missionnaires s'arrêtaient traditionnellement à cet endroit et la seconde constitue la transposition anglaise de Pointe-au-Père, figurant sur des cartes et identifiant le bureau de poste créé en 1863, jusqu'au début des années 1970 alors qu'il a pris le nom de Pointe-au-Père. Quant à la dernière, elle souligne la possibilité qu'à une certaine époque la bande de terre située entre les deux anses qui découpent la pointe au Père en se rejoignant presque ait présenté l'allure d'une petite île, un islet. Les premiers Pèrepointois étaient des « gens d'en haut », c'est-à-dire de Montmagny, Cap-Saint-Ignace, l'île d'Orléans, Saint-Jean-Port-Joli, arrivés au milieu du XVIIIe siècle, auxquels quelques Loyalistes se sont joints. C'est à cet endroit qu'entre 1863 et 1960 les pilotes québécois prenaient charge des vaisseaux remontant le fleuve Saint-Laurent jusqu'à Québec, transfert qui s'effectue désormais aux Escoumins.

  • Rimouski-Est  (Municipalité de village)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, la municipalité du village de Rimouski-Est, la municipalité de Mont-Lebel, les municipalités des paroisses de Sainte-Blandine et de Sainte-Odile-sur-Rimouski ainsi que les villes de Pointe-au-Père et de Rimouski se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Rimouski. L'appellation Rimouski-Est a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité du village de Rimouski-Est. Comme sa dénomination le reflète, Rimouski-Est, érigée en juin 1939, se situe à l'est de Rimouski. Celle-ci figurait, dès 1879, dans le nom d'un bureau de poste, Rimouski–Rimouski-Est. Le territoire de cette municipalité de village que l'on retrouve immédiatement à l'ouest de Pointe-au-Père provient en partie de celui de la municipalité de la paroisse de Saint-Germain-de-Rimouski, en partie de celui de la municipalité de la paroisse de Saint-Anaclet-de-Lessard, plus au sud. L'une des principales caractéristiques de Rimouski-Est réside dans son port de mer grâce auquel elle a connu un certain essor. Le trafic maritime local annuel oscille entre 10 000 et 25 000 tonnes, et vise essentiellement l'approvisionnement, en partie, de la Basse-Côte-Nord.

  • Sainte-Blandine  (Municipalité de paroisse)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les municipalités des paroisses de Sainte-Blandine et de Sainte-Odile-sur-Rimouski, la municipalité de Mont-Lebel, la municipalité du village de Rimouski-Est ainsi que les villes de Pointe-au-Père et de Rimouski se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Rimouski. L'appellation Sainte-Blandine a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de la paroisse de Sainte-Blandine. Au sud-est de Rimouski, cette municipalité occupe un espace d'environ 75 km² entre Sainte-Odile-sur-Rimouski et Mont-Lebel, dans la région du Bas-Saint-Laurent. Le territoire a d'abord été desservi comme mission à partir de 1870, avant d'être érigé canoniquement en paroisse en 1881, et devenir une municipalité de paroisse en 1884. Le nom de Sainte-Blandine, qui identifie chacune de ces entités de même que le bureau de poste local créé en 1881, honore la mémoire d'une jeune fille martyrisée sous Marc Aurèle à Lyon en 177, en compagnie de 47 autres personnes qui refusaient de renier leur foi. Sa condition d'esclave ne l'a pas empêchée de subir héroïquement la torture et d'y résister en démontrant un courage surhumain. On célèbre sa fête le 2 juin. La station de ski de Val-Neigette, anciennement connue sous l'appellation de Mont-Blanc, attire un nombre significatif d'amateurs de ce sport et de touristes d'hiver, dont l'apport économique contribue à la prospérité des Blandinois.

  • Sainte-Odile-sur-Rimouski  (Municipalité de paroisse)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les municipalités des paroisses de Sainte-Odile-sur-Rimouski et de Sainte-Blandine, la municipalité de Mont-Lebel, la municipalité du village de Rimouski-Est ainsi que les villes de Pointe-au-Père et de Rimouski se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Rimouski. L'appellation Sainte-Odile-sur-Rimouski a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de la paroisse de Sainte-Odile-sur-Rimouski. Cette municipalité de paroisse du Bas-Saint-Laurent doit son appellation, en partie, en raison de ses limites géographiques qui s'avancent en pointes crénelées dans le territoire de la ville de Rimouski au sud de laquelle elle s'étend. Quant à l'hagionyme (nom de saint) Sainte-Odile, il évoque la patronne de l'Alsace, qui a vécu entre 660 et 720 environ, fondatrice et abbesse du monastère de Hohenburg, en Alsace, devenu Mont-Saint-Odile. Une version légendaire de sa vie la présente comme aveugle de naissance, guérie par miracle sur les lieux mêmes où s'élèvera ultérieurement son monastère. Suivant l'abbé Léo Bérubé (1957), les circonstances du choix de cette sainte sont bien connues. En 1936, Pierre L'Ermite, pseudonyme littéraire de monseigneur Loutil, auteur de nombreux romans vertueux populaires dans les milieux catholiques autrefois, fit construire à peu de distance de la Seine, sur l'avenue Stéphane-Mallarmé à Paris, une église de secours dédiée à sainte Odile. Le temple était surtout remarquable par ses coupoles, ses verrières, ses chapiteaux sculptés et son clocher de 72 m. En 1936-1938, la construction de cette église prenait une valeur symbolique dans une France que l'on disait déchristianisée. En créant la paroisse de banlieue, sise sur le bord de la rivière Rimouski, monseigneur Courchesne jugea à propos, en raison de la similitude du lieu et des circonstances, de la placer sous le même vocable. La paroisse de Sainte-Odile a été canoniquement érigée en 1940, alors que la municipalité de la paroisse de Sainte-Odile-sur-Rimouski, détachée de celle de Saint-Germain-de-Rimouski, voyait le jour en 1943. Il faudra attendre jusqu'en 1986 pour que les citoyens disposent d'un gentilé reconnu, Odilois. Quelques cours d'eau arrosent le territoire, comme la rivière Rimouski qui coule dans la partie ouest de la municipalité, celle du Bois Brûlé, de même que celle du Brûlé. Voir : Rimouski (ville).

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Date de la dernière mise à jour : octobre 2014

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