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« Sillery » n'est plus le nom officiel de ce lieu.

Celui-ci s'appelle maintenant « Québec ».

Origine et signification Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes de Sillery, de Beauport, de Cap-Rouge, de Charlesbourg, de Lac-Saint-Charles, de L'Ancienne-Lorette, de Loretteville, de Québec, de Sainte-Foy, de Saint-Émile, de Val-Bélair et de Vanier ainsi que la municipalité de Saint-Augustin-de-Desmaures se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Québec. L'appellation Sillery a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Sillery.
À la sortie ouest de la Haute-Ville de Québec, on retrouve cette municipalité, riveraine du Saint-Laurent dans sa partie est, immédiatement à l'est et au sud de Sainte-Foy. En 1678, Noël Brulart (Sillery, 1577 ‑ Paris, 1640), chevalier de Malte et commandeur de Troyes, ordonné prêtre en 1634, voyait son nom retenu pour désigner la première mission desservant l'endroit, parce qu'il en avait rendu financièrement possible l'établissement dans l'anse Saint-Joseph. Ce territoire avait été concédé, en 1637, à François Derré de Gand, commissaire général de la Compagnie des Cent-Associés, qui le cède, deux ans plus tard, aux Jésuites. Ce fief occupait l'anse dénommée Kamiskoua-Ouangachit, endroit où l'on vient pêcher, pointe aux anguilles, lieu qui deviendra le site de la mission de Saint-Joseph, située près de l'actuelle « vieille maison des Jésuites ». Les lieux seront aussi identifiés sous l'appellation amérindienne de Tequenonday, sur l'autre versant de la montagne. Administrée par les Jésuites à compter de ce moment, la seigneurie sera concédée aux Indiens chrétiens en 1651 et redeviendra la propriété légale de ces religieux en 1699 seulement. La seigneurie de Sillery occupait le territoire compris entre le fleuve, L'Ancienne-Lorette et Duberger, vers le nord, celui qui va au-delà du pont Pierre-Laporte à l'ouest et celui situé dans l'axe de la rue Maguire à l'est. Au fil des ans, l'espace couvert par la seigneurie fera l'objet de détachements successifs à la faveur des paroisses de Notre-Dame-de-Foy, de Notre-Dame-de-l'Annonciation-de-L'Ancienne-Lorette et, en partie, de Québec. Par contre, s'y ajouteront le fief de Saint-Michel, la châtellenie de Coulonge, la terre de Saint-Denys et celle de La Noraye, le tout pour former l'actuelle extension du territoire de Sillery. C'est avec la construction de la chapelle de Saint-Michel en 1647 que la vie paroissiale prend véritablement son envol, quoique la mission Saint-Joseph, dite de Sillery, établie pour évangéliser les Algonquins, les Montagnais, les Hurons, puis les Abénaquis, ait été ouverte quelques années auparavant sur le chemin du Foulon. Des terres y seront concédées à compter de 1648. À la fin du XVIIIe siècle, le commerce du bois sera florissant à Sillery et, plus tard, la construction de navires s'ajoutera aux activités agricoles. Entre 1835 et 1845, trois grands propriétaires céderont leurs lots aux ouvriers dans un geste de démocratisation de la propriété terrienne. Détachée de Sainte-Foy et de Notre-Dame-de-Québec, la mission de Saint-Colomb-de-Sillery – dans l'usage Saint-Colomban-de-Sillery – sera établie en 1836 et canoniquement érigée en paroisse en 1855. L'année suivante, une municipalité de paroisse du même nom et aux limites identiques à la paroisse était créée. Elle obtiendra le statut de cité en 1947 et, lors de la modification de la dénomination en Sillery en 1980, celui de ville. L'un des Sillerois les plus célèbres demeure Jean Nicollet de Belleborne (1598?-1642) qui s'est illustré comme explorateur. Le premier roman de l'Amérique du Nord, The History of Emily Montague, publié à Londres en 1769, y a été composé par Frances Moore Brooke (1724-1789), sous forme de lettres, entre 1763 et 1768, alors qu'elle résidait dans l'anse de Sillery. Zita de Bourbon-Parme (1892-1989), impératrice d'Autriche et reine de Hongrie, épouse de l'empereur Charles Ier, a résidé à Sillery, à la villa Saint-Joseph, anciennement connue sous le nom « Spencer Grange », de 1940 à 1949. Ses filles cadettes, les princesses Charlotte (1921) et Élisabeth (1922), ont terminé leurs études à l'Université Laval en 1942 et en 1943. Le célèbre parc du Bois-de-Coulonge renfermait la résidence du lieutenant-gouverneur du Québec jusqu'en 1966, date à laquelle elle fut rasée par un incendie. Le gouvernement du Québec a fait de ce lieu un magnifique parc urbain, largement fréquenté par les gens de Québec et des alentours. Sillery demeure une ville à caractère résidentiel axée sur la qualité de vie de ses citoyens et des services qui leur sont dispensés notamment dans le domaine de l'éducation. Cette ville a tissé des liens amicaux avec Sillery en France dans le cadre d'un accord de jumelage.

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date de désofficialisation 2002-01-24

Spécifique Sillery

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Ville

Région administrative Capitale-Nationale

Municipalité régionale de comté (MRC) Manicouagan

Municipalité Québec (Ville)

Code géographique de la municipalité 23027

Longitude ouest     Latitude nord 71° 15' 40" 46° 46' 25"

Coordonnées décimales -71.26111, 46.77361

Carte topographique 1/50 000 21L/14

Carte topographique 1/20 000 21L/14-0101

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Date de la dernière mise à jour : octobre 2014

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