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Grand-Métis
La Commission de toponymie décline toute responsabilité quant à l'exactitude des fonds de carte (ex. : le tracé des frontières, qui n'est pas conforme à la position du gouvernement du Québec) et de la nomenclature qui y figure.

Origine et signification C'est la municipalité de la paroisse de Saint-Octave-de-Métis, créée en 1855, tout comme la paroisse homonyme, qui a donné naissance à Grand-Métis, en 1931, par suite d'une modification dénominative. Petit village du Bas-Saint-Laurent, Grand-Métis est distant de quelques kilomètres de Mont-Joli vers le nord-est, au confluent de la rivière Mitis et du Saint-Laurent. Toutefois, à l'origine, la municipalité de Métis avait vu le jour en 1845, abolie deux ans plus tard pour être rattachée à la municipalité de comté. D'ailleurs celle-ci avait repris le nom du bureau de poste créé en 1836, modifié en Grand-Métis cinquante ans plus tard. L'origine amérindienne de ce nom de lieu, qui identifie la seigneurie de Mitis concédée à Jean-Baptiste de Peiras en 1675, ne fait aucun doute, même si deux explications plausibles ont été proposées. Suivant l'une, la plus probable, il s'agit du mot micmac miti sipo, rivière du peuplier, ou mitisk, bouleau, tremble, parce que la rivière est bordée de ces essences d'arbres. Une autre hypothèse, moins assurée, privilégie le mot metioui, mitiwee, lieu de réunion, en vertu des réunions estivales annuelles tenues par plusieurs bandes amérindiennes en ces lieux et au cours desquelles on discutait de divers problèmes et surtout on faisait bombance. Quoi qu'il en soit, on note une alternance constante entre les graphies Métis et Mitis, cette dernière se révélant plus fidèle à la forme originelle amérindienne. Au fil des ans se détacheront du territoire grand-métissien les municipalités de Petit-Métis en 1897, devenue Métis-sur-Mer en 1921, et de Saint-Octave-de-Métis-Sud en 1908. Le joyau local qui fait l'orgueil des Grand-Métissiens est le parc de Métis, plus communément identifié comme les jardins de Métis, vaste domaine de 34 ha à l'embouchure de la Mitis. Jardin de style anglais aux fleurs et aux variétés d'arbres multiples, ce coin de paradis a été amoureusement constitué par Elsie Reford, à partie de 1926 et ce jusqu'en 1958, nièce du baron Mount Stephen, président du Canadien Pacifique, qui lui a légué ces terrains qui ont été privatisés par le gouvernement du Québec, le 4 juillet 1995, aujourd'hui ils sont la propriété des Amis des jardins de Métis. Voir : Mitis, Rivière.

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1968-12-05

Spécifique Grand-Métis

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité

Région administrative Bas-Saint-Laurent

Municipalité régionale de comté (MRC) La Mitis

Municipalité Grand-Métis (Municipalité)

Code géographique de la municipalité 09060

Longitude ouest     Latitude nord 68° 08' 00" 48° 38' 00"

Coordonnées décimales -68.13333, 48.63333

Carte topographique 1/50 000 22C/09

Carte topographique 1/20 000 22C/09-0202

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : mars 2014

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