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Rivière Bourbon

Origine et signification Alimentée par plusieurs ruisseaux, notamment près de sa source, la rivière Bourbon est un cours d'eau de moins de 30 km de longueur qui naît sur le bas plateau appalachien, près de Sainte-Sophie, dans les Bois-Francs, à une altitude de 350 m. Elle traverse ensuite Plessisville et va se jeter dans la rivière Bécancour près d'un grand marécage, à 244 m plus bas que le niveau de la source. Sauf aux environs de l'embouchure et en quelques autres endroits, les rebords de ce cours d'eau sont défrichés. Utilisé par Joseph Bouchette en 1815, le nom Rivière Blanche était encore en usage au début du peuplement de cette région, c'est-à-dire dans la seconde moitié du XIXe siècle. D'ailleurs, encore de nos jours, la population locale connaît la rivière sous ce nom de Blanche, même si la Commission de géographie du Québec lui a substitué celui de Bourbon en 1924, à la suite de la recommandation de la Commission de géographie du Canada. Le toponyme Bourbon, à la rigueur, pourrait avoir quelque rapport avec un descendant d'un pionnier venu en Nouvelle-France au XVIIe siècle, ou rappeler la maison royale des Bourbons. À cet égard, on relève un dénommé Merdieu dit Bourbon dans les seigneuries Saint-Gabriel et de Notre-Dame-des-Anges, dans la première moitié du XVIIIe siècle. Cependant, il cache peut-être une signification plus prosaïque, à savoir que le nom de lieu Bourbon est dérivé du nom collectif gaulois Borvo ou Bormo désignant la divinité des sources thermales. Les mots bourbe et bourbeux proviennent d'ailleurs de la même racine et ils ont pu inspirer les auteurs de la dénomination. Une autre recherche avance que le spécifique Bourbon rappellerait le souvenir d'un membre de la famille royale française immigrant au Canada en 1795, voyons ce qu'en dit le Bulletin des Recherches Historiques: « Suite à la Révolution française, des milliers de prêtres, que l'on évalue à plus de 20 000, quittèrent la France, plutôt que de prêter serment à la constitution civile du clergé. Plusieurs parmi eux se réfugièrent en Angleterre, d'où 40 d'entre eux obtinrent la permission d'immigrer au Canada, dont un certain prêtre du nom de Courtin, qui vint en 1795 accompagné « d'un jeune prince de sang royal, fils naturel de Louis XV, frère du grand Dauphin, oncle par conséquent de Louis XVI, de Louis XVIII et de Charles X. Jean Louis de Bourbon - c'était son nom - passa incognito au Canada, et y vécut sous un nom emprunté (Jean-Baptiste Decaraffe), pratiquant l'humble métier d'orfèvre dans quelque paroisse de la vallée de la rivière Chambly, où il se maria ». Cette information mentionnée dans le Bulletin des Recherches Historiques, volume 9, 1903 pages 59 et 60, par l'abbé A.-H. Gosselin, nous apprend que ce dernier avait reçu un renseignement, pertinent à cette histoire, du confesseur de l'une des filles de l'orfèvre, qui lui avait dit que son père avait avoué son identité sur son lit de mort; la vieille mentionnait surtout le fait qu'on avait coupé le col à un de ses parents (Louis XVI), parce qu'il y avait du train, par en haut. De plus, Jean-Louis de Bourbon portait la croix de Saint-Louis: cette croix fut léguée à une pauvre paroisse des cantons de l'Est, et servit à orner l'ostensoir du Saint-Sacrement. Une autre source du Bulletin des Recherches Historiques, volume 28, Lévis, 1922 (donc 2 ans avant le changement de nom), p. 220-2 rappelle que sa fille, dont il est ici question, se dénommait Louise LeBourbon, elle fut inhumée dans le cimetière de Saint-Valère-de-Bulstrode en mai 1882, à l'âge de 87 ans. Jean-Baptiste Decaraffe, alias Jean-Louis Bourbon, eut 12 enfants, il fut inhumé à Bécancour, le 16 mars 1813, âgé de 51 ans. Il était donc né vers 1762. Les gens de Bécancour, on ne sait pourquoi, avaient surnommé cette famille nouvellement arrivée dans la paroisse les Christophe. Marie-Louise Du Tremble-Cottenoire (épouse de Jean-Baptiste Decaraffe) marie, en seconde noce, Joseph Leblanc, de Saint-Grégoire. Elle fut inhumée à Saint-Célestin en 1866, âgée de 98 ans. Enterrée d'abord dans le cimetière paroissial le curé de Saint-Célestin, Mgr Marquis, fit transporter plus tard son corps dans son caveau de famille, disant : « C'est le corps de la femme du fils d'un roi de France ». Selon l'abbé Chs-Ed. Mailhot.

Source :
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1968-12-05

Spécifique Bourbon

Générique (avec ou sans particules de liaison) Rivière

Type d'entité Rivière

Région administrative Centre-du-Québec

Municipalité régionale de comté (MRC) L'Érable

Municipalité Princeville (Ville)

Code géographique de la municipalité 32033

Latitude nord     Longitude ouest 46° 16' 47" 71° 55' 11"

Coordonnées décimales -71.91972      46.27972

Carte topographique 1/50 000 21L/05

Carte topographique 1/20 000 21L/05-0101

Ancien nom

  • Rivière Blanche

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : novembre 2018

Québec

© Gouvernement du Québec, 2012