Retour aux résultats Version imprimable

Saint-Odilon-de-Cranbourne
La Commission de toponymie décline toute responsabilité quant à l'exactitude des fonds de carte (ex. : le tracé des frontières, qui n'est pas conforme à la position du gouvernement du Québec) et de la nomenclature qui y figure.

Origine et signification Parsemée de collines, de côtes, de vallons, Saint-Odilon-de-Cranbourne est implantée sur les hauteurs qui séparent les bassins de l'Etchemin et de la Chaudière, à une vingtaine de kilomètres à l'est de Saint-Joseph-de-Beauce. Elle occupe la limite est de la MRC de Robert-Cliche. Les premiers concessionnaires du canton, proclamé en 1834 bien que figurant dès 1795 sur la carte de Gale et Duberger, et dont le nom évoque la nomenclature géographique anglaise, sont des soldats anglais qui avaient combattu contre les armées de Napoléon à Waterloo. Des patronymes comme Cassidy, Sheridan, relevés dans les textes anciens, témoignent cependant de l'omniprésence irlandaise à cette époque. Effectivement, Stanislas Drapeau signale qu'en 1861 la paroisse de Cranbourne compte 416 habitants d'origine irlandaise. Il en va ainsi sur le plan religieux puisque la paroisse de Saint-Odilon-de-Cranbourne, à ses débuts, était desservie par des prêtres anglophones d'origine irlandaise, John Caulfield O'Grady (1832-1840); William Dunn (1840-1851); Michaël Kerrigan (1851-1856). Les francophones, originaires surtout des seigneuries de Dorchester et de la Beauce, s'y installeront vers 1870. Les anglophones locaux émigreront par la suite vers les villes industrielles du Canada et des États-Unis. Créée en 1845, la municipalité du canton de Cranbourne est abolie en 1847 et devient partie de la municipalité de comté pour renaître en 1855. Elle cessera d'exister par l'érection de la municipalité de paroisse (1892), laquelle emprunte son nom à la paroisse, ouverte comme mission en 1832 et érigée canoniquement en 1890. Avant cette date – et encore aujourd'hui – on parle couramment de Cranbourne. L'hagionyme Saint-Odilon, retenu pour le bureau de poste établi en 1876, célèbre la mémoire de Pierre-François-Xavier-Odilon-Marie-Alphonse Paradis (1829-1899), curé de Saint-Édouard-de-Frampton (1856-1865), avec desserte de la nouvelle paroisse de Saint-Odilon-de-Cranbourne. Entre autres activités, il a supervisé la reconstruction de la chapelle de Cranbourne incendiée en 1857. Son saint patron, saint Odilon (962-1049), cinquième abbé de Cluny, a popularisé à travers l'Europe le respect du dimanche (du samedi soir au lundi matin), qu'il appelait la trève de Dieu. En outre, on lui doit la commémoration de tous les fidèles défunts, que l'Église célèbre le 2 novembre, lendemain de la Toussaint. Suivant le calendrier ecclésiastique, la fête de ce saint a été fixée au 1er janvier. L'agriculture, la boulangerie et la fabrication du beurre sont les piliers de l'économie locale. Voir : Cranbourne (canton).

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1968-12-05

Spécifique Saint-Odilon-de-Cranbourne

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité de paroisse

Région administrative Chaudière-Appalaches

Municipalité régionale de comté (MRC) Robert-Cliche

Municipalité Saint-Odilon-de-Cranbourne (Municipalité de paroisse)

Code géographique de la municipalité 27035

Longitude ouest     Latitude nord 70° 41' 00" 46° 22' 00"

Coordonnées décimales -70.68333, 46.36666

Carte topographique 1/50 000 21L/07

Carte topographique 1/20 000 21L/07-0102

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : mars 2014

Québec

© Gouvernement du Québec, 2012