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Saint-Malo

Origine et signification Au nord de Saint-Venant-de-Hereford et au sud de Saint-Isidore-d'Auckland, originellement située dans la MRC du Haut-Saint-François, on retrouve cette modeste municipalité implantée sur les bords de la rivière Hall, dorénavant rattachée à la MRC de Coaticook et ce, depuis le 30 avril 1997. La partie nord du territoire est arrosée par la rivière Clifton et l'endroit se situe au sommet d'une colline à une altitude variant de 375 à 575 m, à l'ouest de l'État du New Hampshire. Délimité dès 1792, le canton d'Auckland dans lequel se situe la municipalité sera proclamé en 1806 et recevra ses premiers colons vers 1850, des Anglais et des Irlandais. Les véritables débuts de la colonisation remontent à 1860 avec l'arrivée de gens en provenance de la Beauce, de la Vallée-du-Richelieu, du Bas-du-Fleuve, de Montréal. En 1862, une paroisse répondant au nom Saint-Malo voit le jour et fera l'objet d'une érection canonique en 1863. Par la suite, un bureau de poste ouvert en 1865 reprendra cette appellation. Sur le plan municipal, on assiste en 1855 à la création de la municipalité des townships unis de Newport-Ditton-Chesham-Clinton-et-Auckland, à l'origine de la municipalité du canton d'Auckland créée officiellement en 1870 et couramment dénommée Saint-Malo-d'Auckland. Afin d'assurer au nom de l'endroit un caractère davantage français, on lui substituait, en 1964, celui de Saint-Malo. Si Auckland pourrait faire appel à un lieu ou un personnage, la dénomination portée actuellement par la municipalité évoque un moine gallois, Malo ou Maclou, évêque évangélisateur de la Bretagne nommé au siège d'Alet (Saint-Servan) vers 640. Toutefois, c'est davantage à un important port de pêche situé à l'embouchure de la Rance, en Ille-et-Vilaine, que l'on voulait faire allusion, patrie de Jacques Cartier, premier Européen réputé avoir atteint le Canada, en 1534, comme le souligne Stanislas Drapeau en 1863 : « Une chapelle est sur le point d'être construite dans la nouvelle paroisse de Auckland, qui aura pour vocable Saint-Malo, afin de commémorer le souvenir de la patrie de l'intrépide navigateur de 1535, Jacques Cartier, auquel est dû la découverte de notre beau pays. » D'ailleurs, le gentilé Malouin identifie aussi bien les citoyens du Saint-Malo québécois que celui de la France. En 1910, le territoire servant à constituer la municipalité de Saint-Isidore-d'Auckland, au nord, sera détaché de celui de Saint-Malo. Jadis agricole et forestière, l'économie locale est davantage axée aujourd'hui sur l'industrie du bois. Voir : Auckland (canton).

Source :
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1968-12-05

Spécifique Saint-Malo

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité

Région administrative Estrie

Municipalité régionale de comté (MRC) Coaticook

Municipalité Saint-Malo (Municipalité)

Code géographique de la municipalité 44003

Latitude nord     Longitude ouest 45° 12' 00" 71° 30' 00"

Coordonnées décimales -71.5      45.2

Carte topographique 1/50 000 21E/04

Carte topographique 1/20 000 21E/04-0102

Anciens noms

  • Auckland  (Municipalité de canton)

  • Aukland  (Municipalité de canton)

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : octobre 2014

Québec

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