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Saint-Joseph-de-Beauce

Origine et signification Occupant la partie nord de la MRC de Robert-Cliche, cette ville a été implantée sur la rive est de la Chaudière, à 14 km au nord de Beauceville. Son territoire est arrosé par les eaux de la rivière Saint-Joseph et par celles plus modestes de la Calway. La topographie des lieux est caractérisée par les basses-terres de la vallée de la Chaudière, encore dénommées Les fonds de Saint-Joseph.

L'année 1738 voit naître la paroisse de Saint-Joseph-de-la-Nouvelle-Beauce, dont l'érection canonique ne surviendra qu'en 1835. Reprenant en partie le nom de la paroisse, la municipalité de Saint-Joseph-de-Beauce est officiellement établie en 1845. Abolie en 1847, elle fait l'objet d'un rétablissement sous l'appellation abrégée de Saint-Joseph et reprend son nom primitif de Saint-Joseph-de-Beauce en 1957. Considérée comme la fille aînée de la Beauce, deux municipalités seront formées à même son territoire : Saint-Joseph-des-Érables (1938) et la municipalité du village de Saint-Joseph (1889). Cette dernière municipalité allait obtenir le statut de ville, en 1965, sous la dénomination de Saint-Joseph-de-Beauce. En 1999, la municipalité de la paroisse de Saint-Joseph-de-Beauce et la ville de Saint-Jospeh-de-Beauce se regroupaient pour former la nouvelle ville de Saint-Joseph-de-Beauce.

Une première tentative d'établissement remonte à 1696 alors que François Desjordy de Cabanac, capitaine d'un détachement de la Marine, se fait concéder 2 lieues de terre sur la Chaudière, correspondant aux fonds de Saint-Joseph. L'entreprise n'a cependant pas connu de suite concrète. L'un des faits historiques les plus célèbres qui concernent cet endroit et les environs remonte à 1775, alors que les Joselois accueillent avec complaisance les soldats du général américain Benedict Arnold, en route vers Québec, lequel avait cependant établi ses quartiers plus près de Beauceville (Saint-François). Cette attitude leur attirera les foudres de l'évêque de Québec, monseigneur Jean-Olivier Briand, et surtout celles des autorités civiles de l'époque.

Le nom paroissial comme celui de la municipalité rappelle que le territoire, à l'origine, faisait partie intégrante de la seigneurie Saint-Joseph-de-[la-Nouvelle]-Beauce, concédée à Pierre de Rigaud de Vaudreuil en 1736, qui l'échangera en 1747 avec celle de Joseph de Fleury de La Gorgendière (1676-1755), dont le prénom sanctifié a été retenu pour identifier ce territoire. Ce seigneur joue un rôle primordial dans le développement de l'autre rive de la Chaudière en recrutant les premiers colons, en faisant construire un moulin à scie en 1738 et ériger la première chapelle l'année suivante. La mort de ce personnage, en 1755, mettra un frein temporaire à l'établissement de nouveaux pionniers.

C'est surtout après la Conquête que se développera l'autre rive, et précisément Saint-Joseph-des-Érables. Siège du palais de Justice (1859), chef-lieu du district judiciaire de Beauce (1856), quoique Beauceville soit plus populeuse, Saint-Joseph-de-Beauce possède plusieurs industries, commerces et services administratifs qui en font la ville principale de la MRC de Robert-Cliche. Celui qui a donné son nom à cet organisme, Robert Cliche (1921-1978), avocat et homme politique, est l'un des fils les plus célèbres de Saint-Joseph-de-Beauce. Il a notamment dirigé une commission d'enquête sur l'exercice de la liberté syndicale dans l'industrie de la construction au Québec, la Commission Cliche. Voir : Beauce (région).

Source :
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1999-04-30

Spécifique Saint-Joseph-de-Beauce

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Ville

Région administrative Chaudière-Appalaches

Municipalité régionale de comté (MRC) Robert-Cliche

Municipalité Saint-Joseph-de-Beauce (Ville)

Code géographique de la municipalité 27043

Latitude nord     Longitude ouest 46° 18' 00" 70° 53' 00"

Coordonnées décimales -70.88333      46.3

Carte topographique 1/50 000 21L/07

Carte topographique 1/20 000 21L/07-0101

Ancien nom

  • Saint-Joseph-de-Beauce  (Municipalité de paroisse)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 27 janvier 1999. En effet, à cette date, la municipalité de la paroisse de Saint-Joseph-de-Beauce et la ville de Saint-Joseph-de-Beauce se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Saint-Joseph-de-Beauce. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de paroisse. Occupant tout comme la ville du même nom la partie nord de la MRC de Robert-Cliche, cette municipalité de paroisse a été implantée sur la rive est de la Chaudière, à 14 km au nord de Beauceville. Son territoire est arrosé par les eaux de la rivière Saint-Joseph et par celles plus modestes de la Calway. La topographie des lieux est caractérisée par les basses-terres de la vallée de la Chaudière, encore dénommées Les fonds de Saint-Joseph. L'année 1738 voit naître la paroisse de Saint-Joseph-de-la-Nouvelle-Beauce, dont l'érection canonique ne surviendra qu'en 1835. Reprenant en partie le nom de la paroisse, la municipalité de Saint-Joseph-de-Beauce est officiellement établie en 1845. Abolie en 1847, elle fait l'objet d'un rétablissement sous l'appellation abrégée de Saint-Joseph et reprend son nom primitif de Saint-Joseph-de-Beauce en 1957. Considérée comme la fille aînée de la Beauce, deux municipalités seront formées à même son territoire : la municipalité du village de Saint-Joseph (1889) et Saint-Joseph-des-Érables (1938). Toutefois, malgré la multiplication des municipalités, la paroisse de Saint-Joseph-de-Beauce demeurera unique! Une première tentative d'établissement remonte à 1696 alors que François Desjordy de Cabanac, capitaine d'un détachement de la Marine, se fait concéder 2 lieues de terre sur la Chaudière, correspondant aux fonds de Saint-Joseph. L'entreprise n'a cependant pas connu de suite concrète. L'un des faits historiques les plus célèbres qui concernent cet endroit et les environs remonte à 1775, alors que les Josephois accueillent avec complaisance les soldats du général américain Benedict Arnold, en route vers Québec, lequel avait cependant établi ses quartiers plus près de Beauceville (Saint-François). Cette attitude leur attirera les foudres de l'évêque de Québec, monseigneur Jean-Olivier Briand, et surtout celles des autorités civiles de l'époque. Le nom paroissial comme celui de la municipalité rappelle que le territoire, à l'origine, faisait partie intégrante de la seigneurie Saint-Joseph-de-[la-Nouvelle]-Beauce, concédée à Pierre de Rigaud de Vaudreuil en 1736, qui l'échangera en 1747 avec celle de Joseph de Fleury de La Gorgendière (1676-1755), dont le prénom sanctifié a été retenu pour identifier ce territoire. Ce seigneur joue un rôle primordial dans le développement de l'autre rive de la Chaudière en recrutant les premiers colons, en faisant construire un moulin à scie en 1738 et ériger la première chapelle l'année suivante. La mort de ce personnage, en 1755, mettra un frein temporaire à l'établissement de nouveaux pionniers. C'est surtout après la Conquête que se développera l'autre rive, et précisément Saint-Joseph-des-Érables. Voir : Beauce (région).

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Date de la dernière mise à jour : novembre 2018

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