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Sainte-Marie

Origine et signification Agglomération qui occupe les deux rives de la rivière Chaudière, à l'est de Saint-Elzéar en Beauce, près de Sainte-Marguerite, à 40 km de Lévis, la ville de Sainte-Marie constitue un centre commercial, agricole et industriel important, notamment dans le domaine alimentaire, de même que dans ceux du bois, du meuble et de la laine, industries créées avec du capital beauceron. Il s'agit de la ville la plus importante de la MRC de La Nouvelle-Beauce. La paroisse qui a donné naissance à la municipalité a été fondée en 1737 et canoniquement érigée en 1835, puis en 1842. Bien qu'un document de 1744 mentionne le nom de Sainte-Marie, déjà attesté dans un procès-verbal de 1740, c'est sous celui de Sainte-Marie-de-la-Nouvelle-Beauce que l'endroit a été généralement identifié, de même qu'il a été repris par la municipalité de paroisse érigée en 1845. En raison de son ampleur, cette appellation était modifiée en Sainte-Marie en 1959. La municipalité de la paroisse de Sainte-Marie et la ville de Sainte-Marie – créée comme municipalité de village en 1913 et devenue ville en 1958 – devaient fusionner leur territoire en 1978 pour former l'actuelle ville de Sainte-Marie. Elle tire son nom de Marie-Claire de Fleury de La Gorgendière (1708-1797), fille de Joseph de Fleury de La Gorgendière, seigneur d'Eschambault et de Saint-Joseph, et de Claire Jolliet, qui épouse le futur seigneur Thomas-Jacques Taschereau (1680-1749), en 1728. Ce dernier reçoit en concession la seigneurie Sainte-Marie en 1736. Quant à l'expression Nouvelle-Beauce, elle identifiait anciennement la région qui s'étend le long de la Chaudière vers la frontière américaine. Mentionnée pour la première fois en 1739, elle rappelle la région française de la Beauce, réputée pour ses terres fertiles, dont sont originaires maintes familles beauceronnes du Québec. Les premiers Mariverains, gentilé qui souligne que Sainte-Marie est riveraine de la Chaudière, venaient pour la plupart de l'île d'Orléans et de la Côte-de-Beaupré. Sainte-Marie a longtemps constitué un lieu de pèlerinage fréquenté grâce à la construction, dans le bas du village, d'une première chapelle, en 1778, dédiée à la bonne sainte Anne de Beauce. Une seconde chapelle sera érigée à cet endroit en 1832. Sainte-Marie compte parmi ses enfants le premier cardinal canadien, Elzéar-Alexandre Taschereau qui y voit le jour en 1820. Sur le plan territorial, Sainte-Marie, à l'occasion de nombreux démembrements, a donné naissance aux paroisses suivantes : Saint-Bernard, Saint-Isidore, Saint-Maxime-de-Scott, Sainte-Marguerite, Sainte-Hénédine, Saint-Sylvestre, Saint-Elzéar, Saint-Séverin, Saints-Anges, L'Enfant-Jésus (Vallée-Jonction). La majorité de celles-ci concourt à former aujourd'hui la MRC de La Nouvelle-Beauce. Sainte-Marie demeure un des lieux les plus exposés aux inondations et aux crues catastrophiques de la Chaudière – ce qui explique le déplacement de la route principale et des nouveaux quartiers vers l'est, en dehors de la zone d'inondation de la rivière.

Source :
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1968-12-05

Spécifique Sainte-Marie

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Ville

Région administrative Chaudière-Appalaches

Municipalité régionale de comté (MRC) La Nouvelle-Beauce

Municipalité Sainte-Marie (Ville)

Code géographique de la municipalité 26030

Latitude nord     Longitude ouest 46° 27' 00" 71° 02' 00"

Coordonnées décimales -71.03333      46.45

Carte topographique 1/50 000 21L/06

Carte topographique 1/20 000 21L/06-0102

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : novembre 2018

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