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Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine

Origine et signification Deux petits hameaux et un village distincts (Manche-d'Épée, Rivière-la-Madeleine et Madeleine-Centre) forment ce territoire municipal parsemé de nombreux petits lacs dont le plus important est le lac au Diable. Voisine de Saint-Maxime-du-Mont-Louis, Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine se situe à 80 km à l'est de Sainte-Anne-des-Monts. Même si le constituant Madeleine demeure présent dans la dénomination des entités qui gravitent autour de cette municipalité de la Gaspésie, chacune comporte une appellation différente. En effet, la paroisse fondée en 1874 et canoniquement érigée en 1921 répond à celle de Sainte-Marie-Madeleine, alors que le bureau de poste local était ouvert en 1889 sous le nom de Petite-Magdeleine, les graphies Madeleine, Madelaine (1863) et Magdaleine ayant également eu cours. Pour sa part, la municipalité comporte depuis sa création, en 1916, une dénomination en écho que les usagers ont rapidement abrégée sous la désignation courante de Rivière-Madeleine. Le nom municipal évoque la seigneurie de la Rivière-de-la-Madeleine, d'abord concédée à Antoine Caddé en 1679, puis à Denis Riverin en 1689, dont la mère se prénommait... Madeleine! La rivière Madeleine, l'un des plus importants cours d'eau de la région de Gaspé, parcourt 20 km avant de se jeter dans le fleuve après avoir traversé la seigneurie qui a repris son nom. On ignore toujours le motif exact d'attribution de cette appellation. Carmen Roy, pour sa part, avance, suivant le témoignage de James White, que le toponyme évoque l'abbé Jacques de La Ferté de La Madeleine, le premier missionnaire de l'endroit qui, pourtant, ne s'est jamais rendu ni au Canada, ni en Gaspésie. Toutefois, il pourrait exister un certain lien entre les désignations toponymiques de la seigneurie de La Madeleine (1636) qui lui a été concédée dans la région de Trois-Rivières et dont a été détachée celle du Cap-de-la-Madeleine en 1651 et celle de la Rivière-de-la-Madeleine. Il n'est pas sans intérêt de signaler que la Relation de 1647 fait état de la générosité de l'abbé de La Madeleine pour l'établissement d'une habitation sur l'île Miscou, située plus au sud et donnant sur la baie des Chaleurs. Un missionnaire ou des Amérindiens pourraient avoir voulu inscrire tangiblement dans le paysage leur reconnaissance à l'endroit de ce bienfaiteur, en attribuant son nom à la rivière qui coule sur le territoire. La toponymie locale, avec ses Rivière Madeleine, Cap de la Madeleine, Rivière-Madeleine (Grande-Madeleine), Petite-Madeleine ou Madeleine-Centre, Cap à l'Ours,... se révèle riche et complexe. De nos jours, on peut encore recueillir auprès des Madeleinoriverains la légende du braillard de la Madeleine, véhiculée par la littérature du XIXe siècle. En 1814, l'abbé Charles-François Painchaud délivre les habitants d'un fantôme surnommé le braillard, à l'occasion d'une mission à cet endroit. Il lui avait suffi de couper les branches de deux arbres qui frottaient sous l'action du vent, imitant des plaintes ou des gémissements que l'imagination fertile des anciens attribuait à l'âme en peine de quelque esprit.

Source :
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1968-12-05

Spécifique Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité

Région administrative Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

Municipalité régionale de comté (MRC) La Haute-Gaspésie

Municipalité Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine (Municipalité)

Code géographique de la municipalité 04005

Latitude nord     Longitude ouest 49° 14' 00" 65° 18' 00"

Coordonnées décimales -65.3      49.23333

Carte topographique 1/50 000 22H/03

Carte topographique 1/20 000 22H/03-0201

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : novembre 2018

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