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Sainte-Catherine
La Commission de toponymie décline toute responsabilité quant à l'exactitude des fonds de carte (ex. : le tracé des frontières, qui n'est pas conforme à la position du gouvernement du Québec) et de la nomenclature qui y figure.

Origine et signification Traversé par la rivière Saint-Régis, le territoire de cette ville de la Montérégie occupe un espace restreint à l'est de la réserve indienne de Kahnawake, à une quinzaine de kilomètres à l'ouest de La Prairie, en face des rapides de Lachine. L'histoire sainte-catherinoise débute en 1937 avec la création de la municipalité de la paroisse de Sainte-Catherine-d'Alexandrie-de-Laprairie, détachée de Saint-Constant, au sud, et de La Prairie, laquelle reprenait, en partie, la dénomination de la paroisse érigée canoniquement en 1936. Cette entité municipale devait obtenir le statut de ville en 1973 et voir sa dénomination réduite à Sainte-Catherine, bien que l'on eût songé, en 1972, à en faire la ville de L'Éclusière, pour souligner la présence d'écluses sur la voie maritime du Saint-Laurent, immédiatement au nord. La sainte remémorée, Catherine d'Alexandrie, a dû être éliminée du calendrier liturgique en raison de la haute fantaisie dont on a entouré sa biographie. Connue uniquement par la tradition, ce qui n'enlève rien à son importance littéraire et artistique, elle aurait subi le martyre sous Maxence (IVe siècle) et l'on a retenu le 25 novembre pour la célébration de sa fête. Elle doit sa gloire à la tradition qui en a fait la patronne des «vieilles filles», car coiffer Sainte-catherine jadis équivalait à ne point se trouver un mari, à être laissée pour compte. Rigoureusement parlant, une catherinette est une fille de 25 ans encore célibataire, qui coiffe alors sainte Catherine. En réalité, le nom de cette ville se veut davantage un hommage à Kateri (Catherine) Tekakouitha (1656-1680), jeune Iroquoise née d'une mère algonquine chrétienne et d'un père agnier païen. Convertie au catholicisme, elle reçoit le baptême des mains du père Jacques de Lamberville en 1676. Après quelques années de mortifications douloureuses et de pureté absolue, elle meurt en odeur de sainteté à l'âge de 24 ans. Le tombeau vide de celle que l'on a surnommée le Lys des Agniers fait face à l'église paroissiale. Incidemment, Catherine est l'un des prénoms féminins les plus courants sous le Régime français avec Marie, Barbe, Marguerite... et l'on attribuait souvent ce prénom à de jeunes Amérindiennes baptisées. Parmi les Catherine les plus célèbres on compte Catherine de Saint-Augustin, Catherine Legardeur de Repentigny, Catherine Macé, deuxième supérieure de l'Hôtel-Dieu de Montréal (1663-1681). Le territoire de Sainte-Catherine constitue l'ancien emplacement de la mission iroquoise des Jésuites avant que ceux-ci ne s'installent à Caughnawaga, devenue depuis Kahnawake, plus à l'ouest, ce qui explique qu'on ait voulu honorer la mémoire de Kateri Tekakouitha. La présence du Saint-Laurent, au nord, a sans doute valu aux Sainte-Catherinois le surnom de Gens de la Grande Rivière.

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1973-08-04

Spécifique Sainte-Catherine

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Ville

Région administrative Montérégie

Municipalité régionale de comté (MRC) Roussillon

Municipalité Sainte-Catherine (Ville)

Code géographique de la municipalité 67030

Longitude ouest     Latitude nord 73° 35' 00" 45° 24' 00"

Coordonnées décimales -73.58334, 45.4

Carte topographique 1/50 000 31H/05

Carte topographique 1/20 000 31H/05-0102

Ancien nom

  • Sainte-Catherine-d'Alexandrie-de-Laprairie  (Municipalité de paroisse)

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : mars 2014

Québec

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