Retour aux résultats Version imprimable

Québec
Nécessite l'installation du plugiciel Google Earth

Origine et signification Le 1er janvier 2002, une nouvelle ville de Québec était créée, issue du regroupement de la municipalité de Saint-Augustin-de-Desmaures et des villes de Beauport, de Cap-Rouge, de Charlesbourg, de Lac-Saint-Charles, de L'Ancienne-Lorette, de Loretteville, de Québec, de Sainte-Foy, de Saint-Émile, de Sillery, de Val-Bélair et de Vanier. Le 1er janvier 2006, les villes de L'Ancienne-Lorette et de Saint-Augustin-de-Desmaures (qui était une municipalité avant 2002) étaient toutefois reconstituées. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire la ville de Québec avant le regroupement et il peut contenir des données qui n'ont pas été mises à jour; nous vous invitons à consulter aussi les rubriques des autres anciennes municipalités. Québec occupe une situation privilégiée sur le plan géographique et dans le cœur des Québécois. Portion de la Nouvelle-France en terre d'Amérique, seule ville (cité) fortifiée du continent américain, au nord du Mexique, la plus ancienne ville où l'on parle encore très majoritairement français en Amérique du Nord, Québec demeure largement célébrée par son originalité et la chaleur de ses habitants. Plantée au confluent de la rivière Saint-Charles et du fleuve Saint-Laurent, Québec, havre, promontoire, tête d'estuaire, constitue une forteresse naturelle qui domine cette immense étendue d'eau qui, à sa hauteur, d'étroite en amont s'élargit en aval pour accueillir les plus grands navires. La topographie des lieux épouse l'image d'un gigantesque bateau échoué au bord du Saint-Laurent, c'est un plateau, de 13 km de long, dont la proue et la poupe, effilées, mesurent à peine quelques centaines de mètres alors qu'il atteint dans sa partie la plus large, 4 km. Symptomatiquement, par ailleurs, la ville a pour symbole un navire. La vocation maritime de Québec ne s'est jamais démentie, en raison d'une situation portuaire exceptionnelle. En outre, la colline de Québec rappelle par sa disposition l'île d'Orléans. D'ailleurs, l'axe rivière Saint-Charles -- lac Saint-Augustin correspond à un ancien chenal (comparable au chenal nord actuel de l'île d'Orléans), aujourd'hui colmaté. Autrement dit, la colline a déjà été une île. Avant 1535, probablement entre le bas de la côte de la Canoterie et celui de la côte de la Montagne, vivait une bourgade de la famille iroquoienne. Ce lieu sera identifié ultérieurement par Jacques Cartier comme Stadacone, nom auquel on ajoutera un accent plus tard (Stadaconé). Lors de son hivernement de 1535, à la confluence de la Lairet et de la Saint-Charles, le navigateur malouin retient la dénomination Sainte-Croix. Lors de son voyage de 1603, Samuel de Champlain considère déjà l'emplacement de Québec comme propice au commerce des fourrures en Nouvelle-France. Ce n'est toutefois qu'en 1608 qu'il fonde Québec et érige son « Abitation » à l'endroit où se situe présentement l'église de Notre-Dame-des-Victoires, sur la place Royale. En 1620, il fera construire le fort Saint-Louis, à l'extrémité est de l'actuelle terrasse Dufferin. Au cours des années subséquentes, Québec verra son destin partagé entre le souci de s'épanouir économiquement et le fait d'être le siège de plusieurs conflits armés dont, notamment, celui qui oblige Champlain en 1629 à livrer la place aux frères Kirke, anglais et anglicans, la résistance acharnée du gouverneur Frontenac à l'amiral Phips, en 1690, la prise de la ville, en 1759, par les troupes du général James Wolfe, l'attaque des Américains ou Bastonnais en 1775-1776. Au XIXe siècle, Québec joue le rôle de capitale politique et maritime importante, devenant au XXe siècle la capitale administrative que l'on sait avec ses milliers de fonctionnaires, le siège du gouvernement provincial y étant solidement ancré. Historiquement, elle se verra reconnaître le rôle de capitale nationale avant 1867 et de capitale provinciale après la Confédération. Avec sa population à 95 % francophone, son rôle de pôle économique de l'Est du Québec, l'attrait touristique puissant qu'elle exerce notamment sur les Américains et les Français, Québec peut envisager l'avenir avec optimisme. D'autre part, l'ajout de l'arrondissement historique de Québec à la liste du patrimoine mondial de l'Unesco, en 1985, venait consacrer ce joyau patrimonial universellement reconnu que demeure Québec. Comme les documents attestant que les formes Quebecq (1601), Quebec (1603), Kebec (1609) ont précédé d'au moins vingt ans celles de Cabecke, Kabecke, il ressort que seule la graphie Québec doit être retenue pour rechercher la signification de ce toponyme. Dans la grande famille linguistique algonquienne, le mot kebec a pour signification là où c'est bouché, le radical kebh équivalant à bouché et le locatif ek à là où. Les Abénaquis identifient toujours la ville comme Kephek. En langue micmaque, Kepek qui s'écrit Gepeg en orthographe moderne, signifie là où c'est fermé, bloqué, obstrué. Ce mot micmac sert aussi à désigner le rétrécissement d'un cours d'eau. En d'autres mots, Québec signifie détroit du fleuve Saint-Laurent en face de la ville. En micmac moderne, Gepeg signifie débarquer; par ailleurs, le mode impératif montagnais kepek a le sens de descendez. Certains apportent ces références comme hypothèses pour expliquer l'origine du nom Québec. Outre celles déjà signalées, il existe un grand nombre de variantes orthographiques de ce toponyme : Kebec, Quebeq, Quebeck, Kebbek, etc. On consignera l'accent sur la première syllabe à compter des années 1630. Les étymologies fantaisistes suivant lesquelles ce nom serait d'origine norroise ou française, Quel Bec!, quel cap, quel promontoire, pour le cap Diamant, véhiculées par des étymologistes amateurs, dont La Potherie, ne résistent pas à une analyse sérieuse. À deux reprises, au cours de son histoire, on a manifesté l'intention de substituer à Québec une autre appellation. La première suggestion émane de Champlain lui-même en 1618 qui projette de la dénommer Ludovica, transposition latine de l'adjectif tiré du prénom Louis, en hommage à Louis XIII. La seconde visait à restituer, en 1867, à l'endroit son nom primitif écrit cependant Stadacona, afin de pallier toute ambiguïté en regard de la dénomination identique de la province. Ces propositions tombèrent vite dans l'oubli. Le territoire de la ville implantée à 255 km au nord-est de Montréal s'est étendu au fil des ans surtout grâce à l'annexion de nombreuses municipalités environnantes, depuis son érection comme municipalité de cité en 1832, bien qu'une proclamation royale la concernant remonte à 1792. On peut même retracer une première forme d'organisation municipale, avec un maire et deux échevins dès 1663, mais celle-ci fut éphémère. Ainsi, successivement les villes ou municipalités de Montcalm (1908), de Saint-Roch-de-Québec-Nord (1862), de Saint-Sauveur (1862), de Limoilou (1908), de Duberger (1955), érigée sous le nom de Petite-Rivière (1902), des Saules (1953), de Neufchâtel (1963), anciennement Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette (1845), de Saint-Malo (1902) et de Charlesbourg-Ouest (1952), etc. constituent aujourd'hui autant de quartiers satellites de l'agglomération québécoise. Mais dès le Régime français, la paroisse de Notre-Dame-de-Québec existait. Fondée en 1615 et érigée canoniquement en 1668, elle sera souvent identifiée comme la paroisse de Québec. Québec a en outre reçu nombre de surnoms qui mettent tantôt l'accent sur son origine, la Ville de Champlain, tantôt sur son ancienneté, le Berceau de l'Amérique du Nord et la Vieille Capitale, tantôt encore sur l'importance de ses fortifications et de sa position stratégique, le Gibraltar de l'Amérique du Nord. On ne saurait passer sous silence les caractéristiques essentiellement urbaines de la toponymie de Québec avec ses côtes (de la Fabrique, de la Montagne, Sainte-Geneviève, Dambourgès), ses places (D'Youville, de Paris, Jacques-Cartier), ses escaliers (Casse-Cou, des Franciscains), ses marchés anciens (Finlay, Montcalm), ses caps (Blanc, Diamant), ses faubourgs hors les murs (Saint-Jean, Saint-Roch), ses ruelles (des Ursulines, Frontenac), sa Haute-Ville et sa Basse-Ville, ses relents de la Conquête (avenues Moncton, Wolfe, Montcalm, Murray) ou encore ses traces du Régime français (côte de la Canoterie, rue du Sault-au-Matelot, rue des Grisons). Québec est jumelée avec Calgary en Alberta, Bordeaux en France et Port Louis de l'Île Maurice.

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 2002-01-24

Spécifique Québec

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Ville

Région administrative Capitale-Nationale

Municipalité régionale de comté (MRC) Hors MRC

Municipalité Québec (Ville)

Code géographique de la municipalité 23027

Longitude ouest     Latitude nord 71° 13' 00" 46° 49' 00"

Coordonnées décimales -71.21667, 46.81667

Carte topographique 1/50 000 21L/14

Carte topographique 1/20 000 21L/14-0102

Anciens noms

  • Beauport  (Ville)

    Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes de Beauport, de Cap-Rouge, de Charlesbourg, de Lac-Saint-Charles, de L'Ancienne-Lorette, de Loretteville, de Québec, de Sainte-Foy, de Saint-Émile, de Sillery, de Val-Bélair et de Vanier ainsi que la municipalité de Saint-Augustin-de-Desmaures se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Québec. L'appellation Beauport a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un arrondissement correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Beauport. On croit généralement que Beauport, voisine de Québec et de Charlesbourg dans la partie est de la communauté urbaine de Québec, érigée en 1855 comme municipalité de la paroisse de Notre-Dame-de-Beauport, est redevable de son appellation à Robert Giffard, concessionnaire de la seigneurie de Beauport à laquelle il aurait transmis son titre de sieur de Beauport. Tout indique que Giffard, dès 1627, a décidé du nom qui figure dans les contrats préparés par le notaire Mathurin Roussel, à Mortagne, en France, avant même l'arrivée des colons, pendant l'hiver de 1633-1634. En 1631, une carte de Jean Guérard indique « Beau port ». Sur le plan religieux, la paroisse de Notre-Dame-de-Miséricorde-de-Beauport, érigée canoniquement en 1684, voit ses limites fixées en 1722. D'après Hormisdas Magnan, l'église aurait porté le nom de Notre-Dame-de-Miséricorde alors que La Nativité-de-Notre-Dame identifiait la paroisse, suivant le vœu de monseigneur de Laval. La nouvelle ville de Beauport, créée en 1976, est issue du regroupement des entités municipales Giffard, Courville, Beauport, Villeneuve, Montmorency, Sainte-Thérèse-de-Lisieux et Saint-Michel-Archange, auquel on a accolé l'étiquette de Grand-Beauport. Elle est jumelée à Etterbeek en Belgique.

  • Cap-Rouge  (Ville)

    Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes de Cap-Rouge, de Beauport, de Charlesbourg, de Lac-Saint-Charles, de L'Ancienne-Lorette, de Loretteville, de Québec, de Sainte-Foy, de Saint-Émile, de Sillery, de Val-Bélair et de Vanier ainsi que la municipalité de Saint-Augustin-de-Desmaures se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Québec. L'appellation Cap-Rouge a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Cap-Rouge. Le cap formé de rochers rouges schisteux sur lequel est érigée une partie de la ville de Cap-Rouge, en banlieue de Québec, vis-à-vis de Saint-Nicolas, et dont l'autre partie est blottie au creux du ravin où s'étire la rivière du Cap Rouge avant de se jeter dans le Saint-Laurent, fournit l'origine de ce nom de manière patente. Créée en 1872 sous le statut de municipalité de la paroisse de Saint-Félix-du-Cap-Rouge, en l'honneur de Charles-Félix Cazeau (1807-1881), vicaire général de Québec (1850-1881), cette entité administrative devient la ville de Cap-Rouge en 1983. Cet ecclésiastique avait été chargé par l'évêque de Québec, monseigneur Pierre-Flavien Turgeon, d'effectuer le choix du terrain pour l'érection d'une chapelle en 1859. Cependant les lieux avaient connu l'exploration blanche dès 1541 avec la venue de Jacques Cartier qui dénomme le territoire Charlesbourg-Royal en rappel de Charles d'Orléans (1522-1545), troisième fils de François Ier. Le navigateur malouin en avait profité pour recueillir à quelque distance ce qu'il croyait être de fabuleux diamants, mais qui se sont révélés de simples cristaux de quartz d'assez bonne dimension, mésaventure que le toponyme Cap Diamant rappelle et que l'adage faux comme des diamants du Canada a longtemps perpétuée. En 1542-1543, c'est au tour de Roberval de baptiser ce lieu France-Roy, du nom de François Ier (1494-1547), auquel a succédé le concret Cap-Rouge, déformé en Carouge du XVIIe au XIXe siècle, forme qui a donné naissance au gentilé Carougeois, très courant. Le toponyme Cap Rouge est attesté depuis 1637, alors qu'il figure sous la plume du père Le Jeune dans les Relations des Jésuites. La gloire locale la plus importante demeure l'abbé Léon Provancher (1820-1892), né à Bécancour, naturaliste connu qui y a vécu de 1872 à 1892 et qui est l'auteur d'une remarquable Flore Canadienne (1862). On lui doit également la fondation du Naturaliste Canadien, revue à caractère scientifique dont le premier numéro paraît en 1868. Un viaduc impressionnant, construit entre 1906 et 1912, que l'on peut voir de L'Ancienne-Lorette, dénommé Tracel, de l'anglais trestle, et une magnifique plage, la plage Saint-Laurent, perle de la ville, demeurent parmi les éléments les plus remarquables du paysage carougeois.

  • Charlesbourg  (Ville)

    Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes de Charlesbourg, de Beauport, de Cap-Rouge, de Lac-Saint-Charles, de L'Ancienne-Lorette, de Loretteville, de Québec, de Sainte-Foy, de Saint-Émile, de Sillery, de Val-Bélair et de Vanier ainsi que la municipalité de Saint-Augustin-de-Desmaures se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Québec. L'appellation Charlesbourg a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un arrondissement correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Charlesbourg. La présente ville de Charlesbourg, dans la banlieue nord de Québec, est issue du regroupement, en 1976, de quelques municipalités : la ville d'Orsainville (1960), d'abord érigée comme la municipalité de la paroisse de Saint-Charles-Borromée en 1845, puis comme municipalité de la paroisse d'Orsainville en 1953; la ville de Notre-Dame-des-Laurentides (1965), auparavant municipalité de paroisse (1910); la cité de Charlesbourg (1949), anciennement municipalité de village (1914); la municipalité de Charlesbourg-Est (1927), anciennement Saint-Charles-de-Charlesbourg-Partie-Est (1917) ou « municipalité de la partie est de la paroisse de Saint-Charles de Charlesbourg », suivant la Gazette officielle. Mais c'est depuis le XVIIe siècle que ce vaste secteur agricole et de villégiature est habité, selon un mode de lotissement original et particulier, encouragé par l'intendant Talon et identifié comme le trait-carré; suivant ce procédé, les terres découpées en triangles isocèles ou scalènes sont regroupées en roue autour de l'église au centre, formant un carré parfait, les établissements étant déployés en éventail. Or, il appert, selon une recherche récente publiée par Marcel Trudel dans la Revue d'histoire de l'Amérique française en 1991, que ce mode d'organisation territoriale est davantage redevable aux Jésuites qui établissent un noyau de peuplement dans la seigneurie de Notre-Dame-des-Anges en 1665, lequel donnera naissance à Charlesbourg, dont le nom est mentionné en 1666 dans les registres d'état civil. Cette structure exceptionnelle, encore aujourd'hui identifiée comme le Trait-Carré ou Trécarré de Charlesbourg, voit sa sauvegarde assurée puisqu'il a été désigné arrondissement historique en 1965. Le nom de Charlesbourg rappelle que la première chapelle avait été construite au Bourg-Royal et dédiée à saint Charles Borromée (1538-1584), celui-ci ayant par ailleurs donné son nom à la municipalité de paroisse de 1845. La population s'enorgueillit de la présence d'un important jardin zoologique qui a inspiré un système de dénominations d'animaux pour les rues qui l'avoisinent. Voir : Château-Bigot (secteur).

  • Lac-Saint-Charles  (Ville)

    Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes de Lac-Saint-Charles, de Beauport, de Cap-Rouge, de Charlesbourg, de L'Ancienne-Lorette, de Loretteville, de Québec, de Sainte-Foy, de Saint-Émile, de Sillery, de Val-Bélair et de Vanier ainsi que la municipalité de Saint-Augustin-de-Desmaures se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Québec. L'appellation Lac-Saint-Charles a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Lac-Saint-Charles. Les historiens ont réussi, par recoupements, à fixer à 1726 les débuts de l'occupation humaine dans l'aire qu'entoure le lac Saint-Charles, au nord-ouest de Québec, à la hauteur de Charlesbourg, secteur de Notre-Dame-des-Laurentides, à l'est. Cependant, les lieux étaient fréquentés par les Hurons plus tôt, même s'ils n'en ont fait un véritable territoire de chasse qu'au XVIIIe siècle. Le lac a d'abord été dénommé par erreur Lac Saint-Joseph, puis Lac Huron en raison de la présence des membres de cette tribu anciennement, lesquels l'identifiaient sous l'appellation de Tioorenhdahthek en huron, lac brillant, allusion au miroitement du soleil sur ses eaux. La dénomination présente, dont on relève une attestation sur un plan de la seigneurie Saint-Ignace de 1707 et sur une carte de 1726, tire son nom du lac qui l'avait lui-même reçu de la rivière Saint-Charles. On a voulu rappeler le bienfaiteur des Récollets, monseigneur Charles Desboues ou de Boves, grand vicaire de Pontoise, ceux-ci s'étant établis sur les bords de la rivière en 1618. Les Lac-Saint-Charlois habitent un territoire érigé en municipalité en 1947 et émaillé de nombreux lacs, rivières et montagnes qui en font un site enchanteur voué à la villégiature. Il n'apparaît pas étonnant que dès 1750 cet endroit ait été un lieu de pêche très renommé. Le bureau de poste local, qui entre en service en 1905 sous l'appellation anglaise de Lake St. Charles, reçoit son nom actuel en 1936. Le statut juridique de municipalité est changé pour celui de ville depuis le 3 mai 1997. Voir : Desboues (canton) et Saint-Charles, Rivière.

  • Loretteville  (Ville)

    Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes de Loretteville, de Beauport, de Cap-Rouge, de Charlesbourg, de Lac-Saint-Charles, de L'Ancienne-Lorette, de Québec, de Sainte-Foy, de Saint-Émile, de Sillery, de Val-Bélair et de Vanier ainsi que la municipalité de Saint-Augustin-de-Desmaures se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Québec. L'appellation Loretteville a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Loretteville. Fréquemment confondue avec L'Ancienne-Lorette et Wendake, Loretteville, municipalité de la communauté urbaine de Québec, se situe à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest de la Capitale, sur les rives de la Saint-Charles, où l'on peut observer de remarquables chutes. D'abord érigée sous le nom de Saint-Ambroise en 1904, l'entité, qui a reçu son nom actuel en 1913 et son statut de ville en 1947, a augmenté son territoire en 1965, par suite de l'annexion de la ville de Château-d'Eau, établie en 1926. À l'origine le territoire de Loretteville faisait partie intégrante de la municipalité de la paroisse de Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette créée en 1845, puis comme la municipalité de la paroisse de Saint-Ambroise laquelle reprenait la dénomination de la paroisse fondée en 1676 et érigée canoniquement en 1827. De ce territoire municipal, on détachera une portion pour donner naissance à la municipalité du village de Saint-Ambroise (1904). La parcelle résiduelle de la paroisse sera connue en 1963 comme la municipalité de la paroisse de Neufchâtel laquelle sera érigée comme ville de Neufchâtel en 1964. Les lieux sont surtout connus et fréquentés grâce à la présence de la réserve de Wendake, encore identifiée sous le nom de Village-des-Hurons, habitée sans interruption depuis le troisième quart du XVIIe siècle. La manifestation annuelle connue sous le nom de Festival du cuir ne contribue pas pour peu à la renommée de la ville. Le gentilé Lorettevillois, qui s'impose de plus en plus dans l'usage local, concourt à amenuiser la confusion avec L'Ancienne-Lorette où résident les Lorettains, car il y a une vingtaine d'années cette appellation identifiait encore les citoyens de Loretteville, Lorette constituant une base dénominative commune. D'ailleurs, le bureau de poste a également connu certains changements de nom, passant de Lorette (1848), à Indian Lorette (1893) et à Loretteville (1915). Voir : L'Ancienne-Lorette (ville).

  • Sainte-Foy  (Ville)

    Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes de Sainte-Foy, de Beauport, de Cap-Rouge, de Charlesbourg, de Lac-Saint-Charles, de L'Ancienne-Lorette, de Loretteville, de Québec, de Saint-Émile, de Sillery, de Val-Bélair et de Vanier ainsi que la municipalité de Saint-Augustin-de-Desmaures se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Québec. L'appellation Sainte-Foy a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Sainte-Foy. Le nom de cette ville de la communauté urbaine de Québec, implantée dans la banlieue sud-ouest de la Vieille Capitale, entre L'Ancienne-Lorette, au nord, et Cap-Rouge, au sud, a suscité diverses hypothèses. La plus répandue demeure celle suivant laquelle cette dénomination provient du nom de la seigneurie concédée à Pierre de Puiseaux, seigneur de Montrénault, en 1637, qui se serait inspiré d'un village de France ainsi dénommé. Or, cette seigneurie était voisine, sur la rive sud du Saint-Laurent, de celle des Ursulines dans les environs de Leclercville et n'entretient aucun lien avec la ville de Sainte-Foy. D'autres estiment qu'une statue de Notre-Dame de Foy expédiée par les Jésuites de Dinant, en Belgique, à leurs confrères de Québec en 1668 expliquerait l'appellation par suite des mutations de Notre-Dame-de-Foy en Notre-Dame-de-Sainte-Foy, puis Sainte-Foy. À noter qu'en 1669 le père Chaumonot fit construire pour les Hurons une chapelle dédiée à Notre-Dame de Foy dans le voisinage de la route du Vallon. Enfin, on signale qu'un Huron du nom d'Amantacha (1610?-1636), baptisé en France vers 1626-1627 sous celui de Louis de Sainte-Foi, aurait laissé son patronyme à ce lieu, en vertu de la grande notoriété dont il jouissait à son retour en Nouvelle-France. Quoi qu'il en soit, la dévotion envers sainte Foy ou Foi apparaît comme très ancienne et cette vierge martyrisée à Agen sous l'empereur Maximien, au IIIe siècle, a ému bien des cœurs par suite de sa torture sur un lit de fer, suivie de sa décapitation. Celle-ci a reçu le surnom de Fides, forme latine de foi, qui a inspiré le gentilé Fidéen, largement usité pour identifier les citoyens de Sainte-Foy. La première attestation de ce toponyme remonte à 1678, sous la forme de Sainte-Foy. Établie d'abord comme mission en 1638, Notre-Dame-de-Foy devait être érigée canoniquement en 1698 par monseigneur de Saint-Vallier. À cette époque, Sainte-Foy, en grande partie, et Sillery ressortissaient à la seigneurie de Sillery. Sur le plan municipal, la municipalité de la paroisse de Sainte-Foy, créée en 1845, devenue ville en 1949, fusionnera à la municipalité de la paroisse de L'Ancienne-Lorette en 1971 pour former la nouvelle ville de Sainte-Foy. Au cours de son histoire, Sainte-Foy a subi deux démembrements majeurs; le premier, en 1856, a amené la création de Saint-Colomb-de-Sillery et le second, en 1872, celle de Saint-Félix-du-Cap-Rouge. Historiquement, Sainte-Foy a été le siège, au cours de la guerre de Sept Ans, de la dernière victoire remportée par l'armée de la Nouvelle-France, sous la conduite de Lévis contre les troupes de Murray en 1760. Reliée à la rive sud du Saint-Laurent par les ponts de Québec et Pierre-Laporte, siège du campus de l'Université Laval, de deux centres commerciaux dont l'un demeure le plus important au Québec, Sainte-Foy est dotée d'un aéroport international. Elle constitue une ville majeure de la banlieue de Québec promise à un brillant avenir, tributaire surtout de l'implantation d'établissements de service, de sociétés commerciales, d'ateliers, de centres de réparation et de redistribution. Le Sainte-Foy contemporain a connu un développement urbain récent, surtout après 1940, grâce notamment à l'aménagement du boulevard Laurier, au débouché des routes et du chemin de fer de la rive sud du Saint-Laurent. Ville résidentielle et tertiaire, Sainte-Foy compte une superficie comparable à celle de Québec et une population en forte croissance au cours des trente dernières années. En France, on retrouve au moins deux municipalités qui comportent l'élément Sainte-Foy dans leur appellation : Sainte-Foy-la-Grande, en Dordogne, et Sainte-Foy-lès-Lyon, dans la grande banlieue de Lyon. Avec le mouvement de jumelage, Sainte-Foy entretient des liens amicaux avec Dinant en Belgique.

  • Saint-Émile  (Ville)

    Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes de Saint-Émile, de Beauport, de Cap-Rouge, de Charlesbourg, de Lac-Saint-Charles, de L'Ancienne-Lorette, de Loretteville, de Québec, de Sainte-Foy, de Sillery, de Val-Bélair et de Vanier ainsi que la municipalité de Saint-Augustin-de-Desmaures se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Québec. L'appellation Saint-Émile a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Saint-Émile. L'histoire administrative de la plus petite municipalité de la communauté urbaine de Québec, voisine de Lac-Saint-Charles, au nord, et de Loretteville et de Québec, au sud, est fertile en rebondissements. En 1647, le territoire fait partie de la seigneurie Saint-Ignace concédée aux religieuses de l'Hôtel-Dieu et ainsi dénommée en mémoire de la première supérieure, en 1639, mère Marie de Saint-Ignace. Par la suite, avec l'ouverture de la route Saint-Romain, en 1662, se formera le village du même nom, inclus dans la paroisse de Charlesbourg. L'hagionyme évoque Romain Chapeau, fidèle serviteur de l'Hôtel-Dieu. En 1794, Saint-Romain passera à la paroisse de Saint-Ambroise, Loretteville, ultérieurement, et il faudra attendre jusqu'en 1904 pour qu'un bureau de poste soit créé sous le nom de Saint-Émile-de-Québec, et jusqu'en 1925 pour qu'une paroisse soit érigée sous l'invocation de saint Émile, martyr en Afrique vers l'an 251 de notre ère et dont la fête est célébrée le 22 mai. C'est cependant en l'honneur de l'abbé Joseph-Nazaire-Émile Bédard, né en 1888 et curé de Saint-Émile de 1925 à 1940, que l'endroit a reçu son nom. Par la suite, une municipalité homonyme était érigée en 1929, laquelle obtiendra le statut de municipalité de village en 1956 et reviendra à son statut initial en 1991. En 1993, Saint-Émile accédait au statut de ville.

  • Sillery  (Ville)

    Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes de Sillery, de Beauport, de Cap-Rouge, de Charlesbourg, de Lac-Saint-Charles, de L'Ancienne-Lorette, de Loretteville, de Québec, de Sainte-Foy, de Saint-Émile, de Val-Bélair et de Vanier ainsi que la municipalité de Saint-Augustin-de-Desmaures se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Québec. L'appellation Sillery a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Sillery.
    À la sortie ouest de la Haute-Ville de Québec, on retrouve cette municipalité, riveraine du Saint-Laurent dans sa partie est, immédiatement à l'est et au sud de Sainte-Foy. En 1678, Noël Brulart (Sillery, 1577 ‑ Paris, 1640), chevalier de Malte et commandeur de Troyes, ordonné prêtre en 1634, voyait son nom retenu pour désigner la première mission desservant l'endroit, parce qu'il en avait rendu financièrement possible l'établissement dans l'anse Saint-Joseph. Ce territoire avait été concédé, en 1637, à François Derré de Gand, commissaire général de la Compagnie des Cent-Associés, qui le cède, deux ans plus tard, aux Jésuites. Ce fief occupait l'anse dénommée Kamiskoua-Ouangachit, endroit où l'on vient pêcher, pointe aux anguilles, lieu qui deviendra le site de la mission de Saint-Joseph, située près de l'actuelle « vieille maison des Jésuites ». Les lieux seront aussi identifiés sous l'appellation amérindienne de Tequenonday, sur l'autre versant de la montagne. Administrée par les Jésuites à compter de ce moment, la seigneurie sera concédée aux Indiens chrétiens en 1651 et redeviendra la propriété légale de ces religieux en 1699 seulement. La seigneurie de Sillery occupait le territoire compris entre le fleuve, L'Ancienne-Lorette et Duberger, vers le nord, celui qui va au-delà du pont Pierre-Laporte à l'ouest et celui situé dans l'axe de la rue Maguire à l'est. Au fil des ans, l'espace couvert par la seigneurie fera l'objet de détachements successifs à la faveur des paroisses de Notre-Dame-de-Foy, de Notre-Dame-de-l'Annonciation-de-L'Ancienne-Lorette et, en partie, de Québec. Par contre, s'y ajouteront le fief de Saint-Michel, la châtellenie de Coulonge, la terre de Saint-Denys et celle de La Noraye, le tout pour former l'actuelle extension du territoire de Sillery. C'est avec la construction de la chapelle de Saint-Michel en 1647 que la vie paroissiale prend véritablement son envol, quoique la mission Saint-Joseph, dite de Sillery, établie pour évangéliser les Algonquins, les Montagnais, les Hurons, puis les Abénaquis, ait été ouverte quelques années auparavant sur le chemin du Foulon. Des terres y seront concédées à compter de 1648. À la fin du XVIIIe siècle, le commerce du bois sera florissant à Sillery et, plus tard, la construction de navires s'ajoutera aux activités agricoles. Entre 1835 et 1845, trois grands propriétaires céderont leurs lots aux ouvriers dans un geste de démocratisation de la propriété terrienne. Détachée de Sainte-Foy et de Notre-Dame-de-Québec, la mission de Saint-Colomb-de-Sillery – dans l'usage Saint-Colomban-de-Sillery – sera établie en 1836 et canoniquement érigée en paroisse en 1855. L'année suivante, une municipalité de paroisse du même nom et aux limites identiques à la paroisse était créée. Elle obtiendra le statut de cité en 1947 et, lors de la modification de la dénomination en Sillery en 1980, celui de ville. L'un des Sillerois les plus célèbres demeure Jean Nicollet de Belleborne (1598?-1642) qui s'est illustré comme explorateur. Le premier roman de l'Amérique du Nord, The History of Emily Montague, publié à Londres en 1769, y a été composé par Frances Moore Brooke (1724-1789), sous forme de lettres, entre 1763 et 1768, alors qu'elle résidait dans l'anse de Sillery. Zita de Bourbon-Parme (1892-1989), impératrice d'Autriche et reine de Hongrie, épouse de l'empereur Charles Ier, a résidé à Sillery, à la villa Saint-Joseph, anciennement connue sous le nom « Spencer Grange », de 1940 à 1949. Ses filles cadettes, les princesses Charlotte (1921) et Élisabeth (1922), ont terminé leurs études à l'Université Laval en 1942 et en 1943. Le célèbre parc du Bois-de-Coulonge renfermait la résidence du lieutenant-gouverneur du Québec jusqu'en 1966, date à laquelle elle fut rasée par un incendie. Le gouvernement du Québec a fait de ce lieu un magnifique parc urbain, largement fréquenté par les gens de Québec et des alentours. Sillery demeure une ville à caractère résidentiel axée sur la qualité de vie de ses citoyens et des services qui leur sont dispensés notamment dans le domaine de l'éducation. Cette ville a tissé des liens amicaux avec Sillery en France dans le cadre d'un accord de jumelage.

  • Val-Bélair  (Ville)

    Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes de Val-Bélair, de Beauport, de Cap-Rouge, de Charlesbourg, de Lac-Saint-Charles, de L'Ancienne-Lorette, de Loretteville, de Québec, de Sainte-Foy, de Saint-Émile, de Sillery et de Vanier ainsi que la municipalité de Saint-Augustin-de-Desmaures se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Québec. L'appellation Val-Bélair a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Val-Bélair. Cette municipalité de la communauté urbaine de Québec, qui se situe dans la partie ouest de ce territoire, est distante de Québec de 16 km, au nord-ouest de la ville de L'Ancienne-Lorette. La présence du mont Bélair, dont l'altitude atteint quelque 485 m, ainsi que l'existence de plusieurs ruisseaux, petits lacs, coulées, sources souterraines caractérisent le paysage bélairois. Fondée en 1906, la paroisse de Saint-Gérard-Majella (nom parfois orthographié Magella) est détachée de L'Ancienne-Lorette et de Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette à l'occasion de son érection canonique en 1909. Elle occupait un secteur appelé à l'époque La Montagne. Elle donnera son nom à la municipalité de paroisse créée la même année. Saint Gérard Majella (1726-1755) entre chez les Rédemptoristes en 1749 et meurt bientôt de la tuberculose. Invoqué par les mères de famille pour la naissance heureuse d'un enfant, il sera canonisé en 1904, époque où l'on songeait à la création de la paroisse qui porte son nom. En 1965, la municipalité accède au statut de ville et son appellation est modifiée en Bélair, rappel de la seigneurie concédée en 1682 par l'intendant de Meulles et le gouverneur Le Febvre de La Barre à Guillaume Bonhomme, laquelle était également connue jadis sous l'appellation de Bélair. D'ailleurs, un secteur de la ville porte toujours le nom Bélair en rappel du noyau central de l'ancienne municipalité homonyme. Elle prendra son nom actuel Val-Bélair en 1973, par suite de la fusion intervenue entre elle et Val-Saint-Michel, créée en 1933 à même le territoire de Saint-Gérard-Majella. À l'origine, Val-Saint-Michel n'était considéré que comme un endroit de villégiature et, surtout à partir de 1939-1940, l'endroit a été habité par des gens travaillant à Valcartier, à la base militaire et aux usines d'armement, des civils pour la plupart. Malgré un sol rocailleux peu propice à la culture, Val-Bélair, campagne près de la ville anciennement, connaît au début des années 1990 une expansion de sa population grâce au titre de Ville de la nature que ses dirigeants moussent régulièrement. Voir : Bélair, Mont.

  • Vanier  (Ville)

    Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes de Vanier, de Beauport, de Cap-Rouge, de Charlesbourg, de Lac-Saint-Charles, de L'Ancienne-Lorette, de Loretteville, de Québec, de Sainte-Foy, de Saint-Émile, de Sillery et de Val-Bélair ainsi que la municipalité de Saint-Augustin-de-Desmaures se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Québec. L'appellation Vanier a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Vanier. Ville de la communauté urbaine de Québec, Vanier est une enclave dans la ville de Québec, située à l'ouest du secteur de Limoilou et bordée par la rivière Saint-Charles au sud. Le territoire actuel de la ville relevait, en 1862, de celui de la municipalité de Saint-Roch-de-Québec-Nord, puis, en 1893, de Saint-Malo qui, en 1902, voit son territoire scindé pour donner naissance à la municipalité de La Petite-Rivière et à la municipalité du village de Saint-Malo. En 1916, la ville de Québec-Ouest est détachée de celle de La Petite-Rivière, qui deviendra la ville de Duberger en 1963, mais son territoire demeure enclos dans celui de la paroisse de Sainte-Angèle-de-Mérici, communément identifiée comme Sainte-Angèle-de-Saint-Malo, et canoniquement érigée en 1898. Cette appellation rappelle la fondatrice des Ursulines parce que cette communauté avait fait don du terrain pour l'érection de l'église de la paroisse. Les balbutiements de l'histoire locale remontent vers 1880 alors que le territoire était occupé par des cultivateurs. Vers 1895, la construction d'une série de 24 maisons à logement sur les bords de la « Petite rivière Sans Bruit », ainsi dénommée en raison du calme qui régnait dans les environs et qui en faisait un lieu de promenade des citadins de Québec, va constituer le coup d'envoi du peuplement des lieux. Un incendie majeur rasera presque entièrement l'endroit quelques années plus tard. Vers 1912, la compagnie Frontenac se porte acquéreur de plusieurs terres et procède à la construction d'une quarantaine de maisons, geste suivi par quelques autres compagnies comme la Nor-Mount Realty Co., la Van Dyke Land Co., la Riverside Realty Co., la compagnie du Parc-Maufils. Avec la Première Guerre mondiale, la situation se détériore, les maisons sont abandonnées et des squatters s'installent en cet endroit autour des années 1920. À compter de 1928, on assiste à une augmentation considérable de la population qui passe de 600 à 1 450 personnes, deux ans plus tard. Les taxes municipales y étant moins élevées que dans la Ville de Champlain, plusieurs familles décident de s'y installer à demeure. À compter de 1944, Québec-Ouest connaît un significatif développement dans plusieurs secteurs d'activités notamment avec la construction de l'hôpital Notre-Dame-de-la-Recouvrance (1948), auquel succède celui du Christ-Roi (1960), et avec la création d'un parc industriel en 1969. À l'occasion du jubilé d'or de Québec-Ouest, le 21 mai 1966, la ville prend le nom de Ville Vanier, suivant le texte de la Gazette officielle, à nouveau amendé en Ville de Vanier, le 11 juin suivant. Les Vaniérois doivent leur dénomination collective, qu'ils partagent avec la population de Vanier en Ontario, au général Georges-Philias Vanier (1888-1967), gouverneur général du Canada de 1959 à 1967. Né à Montréal, ce militaire de carrière sera sérieusement blessé en France en 1915. Après la Première Guerre mondiale, il est nommé délégué à la Société des Nations et accède au poste de ministre du Canada en France en 1939. En 1943, il sera accrédité auprès du Comité français de la libération à Alger. Nommé ambassadeur du Canada à Paris à partir de 1944, il occupera ce poste jusqu'en 1953. Au cours de la Deuxième Guerre mondiale, il publie, la même année, soit 1944, Paroles de guerre et Un Canadien parle aux Français.

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : octobre 2014

Québec

© Gouvernement du Québec, 2012