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Portage-du-Fort
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Origine et signification Plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer la dénomination de cette municipalité de village de l'Outaouais, sise à quelques kilomètres à l'ouest de Shawville, bordée à l'ouest par la rivière des Outaouais ainsi que par la frontière Ontario-Québec. Suivant la plus répandue, signalée par Hormisdas Magnan, la présence d'un fort sur la rive de l'Outaouais pour conserver les provisions des hommes de chantiers et le portage qu'il fallait y effectuer pour l'atteindre, en raison de la présence de cinq chutes plus ou moins importantes, expliqueraient ce nom. Toutefois, certains chercheurs soutiennent que le fort en question n'a jamais existé. Aussi, le père Belcourt, en 1831, a avancé qu'un dénommé Dufort se serait noyé dans les rapides à cet endroit. Le père Cuoq estime, de son côté, qu'il faut remonter à l'algonquin onamanionikaming, portage du fard (où l'on se peignait le corps), devenu par attraction paronymique – rapprochement de mots de forme voisine – du fort. Bref, on ne dispose d'aucune certitude à cet égard et plusieurs hypothèses frôlent l'étymologie populaire. Pourtant, dès le Régime français on connaissait ce nom. D'ailleurs Louis d'Ailleboust de Coulonge y aurait établi un magasin pour les fourrures avant 1670, ce qui renforce l'hypothèse reliée à l'existence d'un fort. Quoi qu'il en soit, le mot fort anciennement ne véhiculait pas toujours une connotation militaire et pouvait être plus ou moins synonyme de village ou hameau, ou encore de poste, entrepôt, que l'on fortifiait. L'occupation en était souvent épisodique, axée sur les périodes de traite, surtout au printemps et au début de l'été. Les premiers véritables Portageurs – gentilé qui rappelle la période des voyageurs sur l'Outaouais – s'installent en 1844, et dès 1860, Portage-du-Fort constitue un important centre du Pontiac avec ses moulins, sa gare, son terminus pour les bateaux à vapeur qui transportent du grain et du bois. Cette prospérité devait entraîner la création de la municipalité en 1863, qui prend le nom du bureau de poste (1847), après son détachement de la municipalité du canton de Litchfield. Voici comment Stanislas Drapeau décrit l'endroit dans ses Études sur les développements de la colonisation du Bas-Canada, ouvrage paru en 1863 : «Litchfield. Ce canton[...] renferme trois centres de population très développés. Le premier groupe se trouve au Portage-du-Fort, sur la rivière d'Outaouais.[...] Cette paroisse est placée sous le patronage de Sainte-Rosalie. Le Portage-du-Fort est le rendez-vous des hommes engagés dans le commerce du bois, et sert de grenier aux provisions considérables que les bateaux-à-vapeur (sic) qui voyagent sur le Lac des Chats apportent, pour les nombreux chantiers situés dans l'intérieur. Ce poste est sans contredit une place très intéressante et qui a déjà l'allure d'un grand village qui devra, sous peu d'années, faire une des localités les plus importantes de toute la contrée de l'Outaouais.» Toutefois un grave incendie survenu en 1914 devait détruire presque entièrement l'endroit et freiner son développement pour de longues années.

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1986-02-12

Spécifique Portage-du-Fort

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité de village

Région administrative Outaouais

Municipalité régionale de comté (MRC) Pontiac

Municipalité Portage-du-Fort (Municipalité de village)

Code géographique de la municipalité 84020

Longitude ouest     Latitude nord 76° 40' 00" 45° 36' 00"

Coordonnées décimales -76.66666, 45.6

Carte topographique 1/50 000 31F/10

Carte topographique 1/20 000 31F/10-0102

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : octobre 2014

Québec

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