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Pointe-à-la-Garde

Origine et signification Établi au fond de la baie d'Escuminac, en Gaspésie, le village de Pointe-à-la-Garde est situé juste au nord d'une pointe du même nom qui s'avance dans la rivière Ristigouche. L'origine de ce toponyme remonte à 1760, année de la fameuse bataille navale de la Ristigouche entre Anglais et Français. On croit qu'il honore la mémoire de Donat de la Garde, commandant de la position stratégique de la pointe à la Garde et second à bord du Machault, l'un des navires qui arrêtèrent la flotte de John Byron (1723-1786) durant six jours avant de se saborder. Par ailleurs, il n'est pas exclu que l'appellation provienne du fait que, de cette position, l'on pouvait surveiller toute la baie des Chaleurs. Après la Conquête, on voulut rebaptiser l'endroit Byron Point, mais le toponyme réapparaît en 1833, dans un rapport d'exploration, sous la forme Pointe la Garde, alors qu'en 1847 et en 1861 figure Pointe à la Garde sur les cartes de Russell. Les Micmacs appelaient l'endroit Iogtjigtogoating, ce qui signifie où ordinairement nous poussons les embarcations (au moins cinq) vers le large; dans ce cas précis, ils prenaient le large pour Sigitômgeg, qui signifie le rassemblement des voiliers et qui désigne la ville actuelle de Dalhousie, au Nouveau-Brunswick. Voici ce qui a paru dans la Revue d'histoire de la Gaspésie , volume IV, numéro 2, 1966, page 67, reprenant un texte du révérend père Pacifique, Études historiques et géographiques, 1935 : « ... le 19 (mai 1760) ils arrivèrent à six lieues du rapide de Ristigouche (i.e. là où le courant rencontre la marée), où ils mouillèrent dans un endroit très commode... Les troupes... et l'équipage des trois navires débarquèrent et construisirent une batterie sur une pointe qui défendait le passage. Elle a été nommée et s'appelle encore Pointe-à-la-Batterie. On plaça un piquet de soldats sur la suivante, appelée Pointe-à-la-Garde, d'où on pouvait surveiller toute la baie. C'est entre ces deux pointes qu'on établit le camp pour rafraîchir les troupes et les équipages, et on y construisit des fours pour faire du pain, car il restait très peu de biscuits à bord. (Les sauvages appellent encore cet endroit "Pipenôgoômtjitj" petite boulangerie; P. à la B., "Gonteoeteg" où il y a un roc, à cause d'un bloc remarquable, tombé de la falaise; P. à la G. "Iotjitogoatimg" point de départ (pour traverser au sud) ». Variante : La Giraudais.

Source :
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1968-12-05

Spécifique Pointe-à-la-Garde

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Village

Région administrative Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

Municipalité régionale de comté (MRC) Avignon

Municipalité Escuminac (Municipalité)

Code géographique de la municipalité 06025

Latitude nord     Longitude ouest 48° 04' 43" 66° 32' 37"

Coordonnées décimales -66.54361      48.07861

Carte topographique 1/50 000 22B/02

Carte topographique 1/20 000 22B/02-0102

Ancien nom

  • La Giraudais  (Village)

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