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Percé
La Commission de toponymie décline toute responsabilité quant à l'exactitude des fonds de carte (ex. : le tracé des frontières, qui n'est pas conforme à la position du gouvernement du Québec) et de la nomenclature qui y figure.

Origine et signification Peu de lieux en Amérique du Nord exercent une telle fascination sur l'imagination, grâce à une splendide synthèse des beautés naturelles de la Gaspésie harmonieusement encloses dans le paysage de Percé. La disposition géographique de l'endroit, étendue semi-circulaire blottie contre deux masses montagneuses, avec la mer en avant-plan, contribue à son charme. En effet, du haut du mont Joli, à 760 km de Québec, la ville de Percé apparaît comme un hémicycle, formé de gauche à droite par le cap Blanc, le mont Sainte-Anne, le mont Blanc, le pic de l'Aurore, les Trois Sœurs et le cap Barré. La présence de cette merveille de la nature que constitue le rocher Percé contribue en outre à attirer massivement les touristes, depuis la fin du XIXe siècle. La ville de Percé telle qu'on la connaît présentement, avec ses 67 km de littoral et ses 428 km² en font une des plus grandes municipalités urbaines d'Amérique. Elle a été formée en 1971 grâce à la fusion de la municipalité du canton de Percé (1845), de la municipalité de Barachois (1953), anciennement Saint-Pierre-de-la-Malbaie-N°1 (1876), de la municipalité de Bridgeville (1933), de la municipalité de Cap-d'Espoir (1935) et de celle de Saint-Pierre-de-la-Malbaie-N°2 (1876). Elle doit son nom au rocher Percé, îlot escarpé du golfe du Saint-Laurent. Dès 1603, Champlain mentionne cette merveille sous l'appellation de l'Isle Percée, que reprendront les cartographes du XVIIIe siècle, la plupart du temps en omettant l'accent (Isle Percee). L'endroit a surtout servi d'escale, au XVIIe siècle, aux bateaux en route vers Québec et l'on signale que monseigneur de Laval y a célébré sa première messe en sol canadien. Les Micmacs avaient l'habitude d'identifier ces lieux sous le nom de Sigsôg, rochers escarpés, allusion patente au rocher et à la falaise, et de Pelseg, place de pêche. Le peuplement de Percé s'est effectué au XIXe siècle avec l'arrivée d'Irlandais, de Jersiais et de Canadiens français qui se sont empressés de fonder la paroisse de Saint-Michel-de-Percé en 1801, qui sera canoniquement érigée en 1861. La communauté anglophone, dont la présence est importante sur le territoire, a également implanté de nombreuses églises dont St. Peter's (1851), St. James (1853), St. Paul's (1862) et St. Luke's (1893). Classé arrondissement historique, Percé est un lieu de villégiature fréquenté en été par plusieurs artisans et artistes. Pewjeg est le nom actuellement en usage par les Micmacs pour désigner Percé, dont le nom micmac signifie « il est troué », selon l'enquête effectuée par la Réserve indienne micmaque de Listuguj en juillet 2009.

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 1986-01-01

Spécifique Percé

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Ville

Région administrative Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

Municipalité régionale de comté (MRC) Le Rocher-Percé

Municipalité Percé (Ville)

Code géographique de la municipalité 02005

Longitude ouest     Latitude nord 64° 13' 00" 48° 32' 00"

Coordonnées décimales -64.21667, 48.53333

Carte topographique 1/50 000 22A/09

Carte topographique 1/20 000 22A/09-0102

Anciens noms

  • Barachois  (Municipalité)

  • Bridgeville  (Municipalité)

  • Cap-d'Espoir  (Municipalité)

  • Saint-Pierre-de-la-Malbaie No 2  (Municipalité de paroisse)

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Date de la dernière mise à jour : mars 2014

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