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« Pabos » n'est plus le nom officiel de ce lieu.

Celui-ci s'appelle maintenant « Chandler ».

Origine et signification Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 27 juin 2001. En effet, à cette date, les municipalités de Pabos, de Newport, de Pabos Mills et de Saint-François-de-Pabos ainsi que la ville de Chandler se regroupaient pour constituer une nouvelle ville désignée sous le nom Pabos, lequel sera changé pour celui de Chandler, le 4 mai 2002. L'appellation Pabos a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un village correspondant au noyau habité de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de Pabos. L'un des plus anciens endroits fréquentés de la côte gaspésienne, entre Grande-Rivière et Newport, la localité de Pabos, dont le nom est prononcé localement [pabô] et parfois [pabosse], ne semble pas avoir été connue comme désignation avant le milieu du XVIIIe siècle. Il faut de plus considérer comme erronée la référence relevée dans maintes sources selon laquelle cette appellation figurerait, sous la forme Paboc, sur une carte attribuée à un certain Jean Denys (1506 ou 1508). Il s'agit d'une pure légende. En outre, aucune mention de ce toponyme n'est signalée par Nicolas Denys, seigneur des lieux, dans sa Description géographique et historique des costes de l'Amérique septentrionale (1672) qui, pourtant, au chapitre IX signale tous les noms de lieux importants de la baie des Chaleurs. La forme Pabo, appliquée à la rivière du Grand Pabo, figure dans l'acte de concession du territoire à René Hubert en 1696, ce dernier occupant la fonction de huissier du Conseil supérieur de la Nouvelle-France. La graphie Pabok apparaît cependant dès 1753 dans le Registre des baptêmes, mariages et enterrements des Églises paroissiales de Ste Famille de Pabok, de la Baie des Chaleurs, de Grande Rivière et autres lieux habités de la Gaspésie depuis Echedoik jusqu'à Kamouraska (Archives publiques du Canada). Le lieu habité aurait été identifié sous la forme Pabeau dans un Mémoire sur les limites de la Nouvelle-France (1758), publié en 1924 : « Toute la baye des chaleurs, le fond de lade Baye[...] Port Daniel, Pabeau, la Grande Riviere, Bonaventure[...] ». La carte de l'Anglais Jefferys, datée de 1775, indique Pas-bos, tandis que la Description topographique de la province du Bas Canada de Joseph Bouchette (1815) consigne la forme actuelle Pabos. Le peuplement débute à cet endroit vers 1729 et les pionniers verront leur territoire détruit lorsqu'une partie de l'armée du général Wolfe y mouillera en 1758. La paroisse de Sainte-Adélaïde-de-Pabos – nom du bureau de poste entre 1879 et 1967 –, érigée canoniquement en 1860, fait partie des quatorze premières paroisses gaspésiennes créées. Lors de l'érection de la municipalité de Pabos en 1876, celle-ci constitue déjà le chef-lieu civil et religieux de la Gaspésie. Son territoire a été formé à la suite de la division de la municipalité de Newport en deux entités municipales distinctes : Newport et Pabos. Le nom de lieu Pabos, anciennement Grand-Pabos, a suscité maintes tentatives d'explication, dont voici les plus connues. La moins farfelue, avancée par le père Pacifique, veut qu'il s'agisse d'un mot micmac, papôg, eaux tranquilles, évoquant la baie de Pabos. D'autres comme James White estiment qu'il faut y voir un nom basque, car les Basques s'y seraient jadis établis ou encore, selon Joseph-Edmond Roy, un mot espagnol signifiant dindon ou bien peau tendre, sorte de jouet d'enfant apparenté à un petit tambour, comme le soutient l'abbé E.-A. Chouinard, curé de Paspébiac. On a estimé, comme monseigneur Bossé, ancien curé de Pabos, qu'il pouvait s'agir d'un lieu de France, fief du premier seigneur. Enfin, on a avancé, à tort, le nom du port d'Espagne, Palos, d'où Christophe Colomb est parti à la conquête de l'Amérique, confondant Palos et Pabos. La graphie Pabeau incite à penser qu'il pourrait s'agir de pas, au sens de passage (cf. Pas-de-Calais, Le Pas, au Canada), auquel on aurait adjoint beau, transformé plus tard en bos, pour signifier que l'on désirait évoquer un beau passage.

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date de désofficialisation 2001-08-22

Spécifique Pabos

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité

Région administrative Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

Municipalité régionale de comté (MRC) Le Rocher-Percé

Municipalité Chandler (Ville)

Code géographique de la municipalité 02028

Longitude ouest     Latitude nord 64° 37' 00" 48° 22' 00"

Coordonnées décimales -64.61667, 48.36666

Carte topographique 1/50 000 22A/07

Carte topographique 1/20 000 22A/07-0102

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Date de la dernière mise à jour : octobre 2014

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