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Oka
La Commission de toponymie décline toute responsabilité quant à l'exactitude des fonds de carte (ex. : le tracé des frontières, qui n'est pas conforme à la position du gouvernement du Québec) et de la nomenclature qui y figure.

Origine et signification Cette municipalité, qui a vu son territoire élargi suite au regroupement, en août 1999, de l'ancienne municipalité d'Oka créée en 1953 et de la municipalité de la paroisse d'Oka, occupe le site de l'ancienne mission du Lac-des-Deux-Montagnes (1721-1867), établie en 1721 à la base des deux montagnes – les collines d'Oka et la montagne de Rigaud – qui ont donné leur nom au lac ainsi qu'à la MRC qui régit ce territoire. Distante de 31 km de Montréal plus à l'est et de 21 km de Saint-Eustache, au nord-est, la municipalité est baignée dans sa partie sud-ouest par la rivière des Outaouais. Si les premiers Okois s'installent sur le territoire dès 1717 avec la fondation de la paroisse de L'Annonciation et la concession de la seigneurie du Lac-des-Deux-Montagnes aux Sulpiciens la même année, c'est surtout à compter de 1780 que le véritable développement débutera. Quant à l'organisation municipale, il faudra attendre jusqu'en 1918 pour la voir s'implanter par la création de la municipalité de L'Annonciation-Partie-Nord, qui deviendra la municipalité de la paroisse d'Oka en 1977. L'implantation tardive des institutions municipales en ces lieux s'explique par le fait que jusqu'en 1867, moment de l'établissement d'un bureau de poste nommé Oka, le territoire était officiellement reconnu comme étant la mission du Lac-des-Deux-Montagnes. Le territoire municipal continuera de s'étendre grâce à l'annexion de la ville d'Oka-sur-le-Lac (1942) effectuée en 1982. Suivant la tradition, le nom municipal et le gentilé qui en a été tiré, Okois, rappellent la mémoire d'un vieux chef algonquin, dont la tribu a jadis foulé le sol d'Oka; dans cette langue, okow a pour sens «poisson doré», variété que l'on pêche encore en face d'Oka. D'autre part, l'établissement amérindien de Kanesatake, qui compte environ 1300 Mohawks et qui, naguère encore, était identifié lui aussi sous le nom d'Oka, est inclus dans la partie ouest de cette municipalité. Ce nom, par ailleurs, évoque spontanément une sorte de fromage très recherché produit autrefois par la Trappe d'Oka, l'un des plus importants monastères cisterciens au monde, de même que l'une des écoles d'agriculture (1893-1964) les plus célèbres du Québec dès les années 1950. Enfin, la présence du parc de récréation d'Oka, d'une superficie de 24 km², assure à la population des environs une variété de loisirs : natation, voile, pêche, interprétation de la nature... Il compte l'une des plus belles plages du Québec. On peut admirer en ces lieux un calvaire érigé sur les flancs d'une élévation, parfois appelée populairement Montagne du Calvaire, et construit en 1740 par le sulpicien Hamon Guen de la mission du Lac-des-Deux-Montagnes, largement fréquenté par les pèlerins catholiques. Il s'agit d'un ensemble de sept petits édifices de pierre : quatre oratoires et trois chapelles. Voir : Kanesatake (établissement amérindien).

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 2000-01-20

Spécifique Oka

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité

Région administrative Laurentides

Municipalité régionale de comté (MRC) Deux-Montagnes

Municipalité Oka (Municipalité)

Code géographique de la municipalité 72032

Longitude ouest     Latitude nord 74° 05' 00" 45° 28' 00"

Coordonnées décimales -74.08334, 45.46667

Carte topographique 1/50 000 31G/08

Carte topographique 1/20 000 31G/08-0202

Ancien nom

  • Oka  (Municipalité de paroisse)

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : mars 2014

Québec

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