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Notre-Dame-du-Mont-Carmel
N’est plus le nom officiel de ce lieu. Celui-ci s’appelle maintenant Lacolle  - Nom officiel
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Origine et signification Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 13 septembre 2001. En effet, à cette date, la municipalité de la paroisse de Notre-Dame-du-Mont-Carmel et la municipalité du village de Lacolle se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité de Lacolle. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de paroisse. Née à la fin du XIXe siècle, cette municipalité de paroisse doit son existence à une compagnie ferroviaire qui s'y installe à cette époque, la Canada Atlantic Railway. D'ailleurs la municipalité sera identifiée longtemps sous le nom de Cantic, tiré de la première partie de Canadian et de la dernière syllabe d'Atlantic, constituants de la raison sociale de ladite compagnie, avant de prendre le nom qu'on lui connaît en 1913, également attribué à la paroisse érigée canoniquement en 1908. Ce territoire tout en longueur, détaché de Saint-Bernard-de-Lacolle, qui occupe l'extrémité sud de la Montérégie, frontière entre le Québec et l'État de New York, est limité à l'est par le Richelieu, à 127 km au sud-ouest de Sorel-Tracy, à proximité de Lacolle. Notre-Dame-du-Mont-Carmel constitue la dernière localité québécoise avant l'État de New York. C'est par cette municipalité qu'on a fait transiter le chêne via la rivière Richelieu, pour l'acheminer vers Québec, lors de la colonisation du Vermont. Les Carmellois ignorent tant l'origine de leur gentilé que celui du nom municipal dont il a été tiré. Sans doute en est-on redevable à la ferveur religieuse de quelque autorité ecclésiastique, comme pour bien d'autres cas qui jalonnent l'histoire municipale du Québec. Voir : Mont-Carmel (municipalité).

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date de désofficialisation 2001-10-25

Spécifique Notre-Dame-du-Mont-Carmel

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité de paroisse

Région administrative Montérégie

Municipalité régionale de comté (MRC) Le Haut-Richelieu

Municipalité Lacolle (Municipalité)

Code géographique de la municipalité 56023

Longitude ouest     Latitude nord 73° 22' 00" 45° 05' 00"

Coordonnées décimales -73.36667, 45.08333

Carte topographique 1/50 000 31H/03

Carte topographique 1/20 000 31H/03-0101

Anciens noms

  • Lacolle  (Municipalité de village)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 13 septembre 2001. En effet, à cette date, la municipalité du village de Lacolle et la municipalité de la paroisse de Notre-Dame-du-Mont-Carmel se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité de Lacolle. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de village. L'existence de ce village, détaché de Saint-Bernard-de-Lacolle, sis à quelque 15 km au sud de Napierville en Montérégie et à peu de distance de la frontière américaine au sud, remonte à 1920. Toutefois, déjà en 1743, la seigneurie concédée à Daniel-Hyacinthe-Marie Liénard de Beaujeu (1711-1755), officier des troupes de la Marine, portait la dénomination de la Colle, car autrefois ce nom était orthographié en deux mots. Mais encore plus ancien demeure le nom de la rivière duquel il est tiré; elle porterait cette appellation, suivant une hypothèse fantaisiste, parce qu'elle n'est presque pas navigable en raison de son peu de profondeur et que les embarcations éprouveraient beaucoup d'ennuis à progresser et colleraient littéralement au fond. En réalité, il semble qu'il faut plutôt rattacher ce spécifique à une forme dialectale, colle, dérivée du latin collis, colline. En effet, à 7 km au sud-ouest de la confluence de la rivière Lacolle avec le Richelieu se dresse une hauteur de plus de 80 m qui domine le paysage environnant et que l'on peut ainsi apercevoir de loin. Les voyageurs du XVIIIe siècle devaient probablement faire allusion à la Colle – la rivière était identifiée sur les cartes de l'époque sous la forme «R. à la Colle» –, appellation dont les composantes se sont soudées progressivement pour aboutir à Lacolle, déjà consacrée en 1832 par le nom d'un bureau de poste, forme souche du gentilé Lacollois. Cette dénomination, que l'on retrouve en France sous la forme La Colle, en Provence principalement, évoque surtout pour les Québécois le poste-frontière qui donne accès au territoire américain. En 1838, le général Colborne y a mis en échec les Patriotes.

  • Notre-Dame-du-Mont-Carmel  (Municipalité de paroisse)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 13 septembre 2001. En effet, à cette date, la municipalité de la paroisse de Notre-Dame-du-Mont-Carmel et la municipalité du village de Lacolle se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité de Lacolle. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de paroisse. Née à la fin du XIXe siècle, cette municipalité de paroisse doit son existence à une compagnie ferroviaire qui s'y installe à cette époque, la Canada Atlantic Railway. D'ailleurs la municipalité sera identifiée longtemps sous le nom de Cantic, tiré de la première partie de Canadian et de la dernière syllabe d'Atlantic, constituants de la raison sociale de ladite compagnie, avant de prendre le nom qu'on lui connaît en 1913, également attribué à la paroisse érigée canoniquement en 1908. Ce territoire tout en longueur, détaché de Saint-Bernard-de-Lacolle, qui occupe l'extrémité sud de la Montérégie, frontière entre le Québec et l'État de New York, est limité à l'est par le Richelieu, à 127 km au sud-ouest de Sorel-Tracy, à proximité de Lacolle. Notre-Dame-du-Mont-Carmel constitue la dernière localité québécoise avant l'État de New York. C'est par cette municipalité qu'on a fait transiter le chêne via la rivière Richelieu, pour l'acheminer vers Québec, lors de la colonisation du Vermont. Les Carmellois ignorent tant l'origine de leur gentilé que celui du nom municipal dont il a été tiré. Sans doute en est-on redevable à la ferveur religieuse de quelque autorité ecclésiastique, comme pour bien d'autres cas qui jalonnent l'histoire municipale du Québec. Voir : Mont-Carmel (municipalité).

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Date de la dernière mise à jour : août 2015

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