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Centrale René-Lévesque

Origine et signification La centrale souterraine René-Lévesque loge dans une caverne de 177 m de longueur, 23 m de largeur et 36 m de hauteur. Elle renferme six groupes turbine-alternateur de type Francis, qui développent une puissance de 1 183 200 kW à partir d'une hauteur de chute de 94 m. C'est la plus puissante des centrales souterraines de la Côte-Nord; les travaux de construction ont débuté en 1970 pour se terminer en 1976. La Commission de toponymie a officialisé le nom Centrale René-Lévesque à la demande d'Hydro-Québec à l'occasion du 50e anniversaire de son élection au sein de l'équipe du tonnerre de Jean Lesage le 22 juin 1960. René Lévesque (1922-1987) a joué un rôle essentiel dans le développement économique et hydroélectrique du Québec moderne. Les travaux préliminaires de la centrale ont été lancés lorsqu'il était ministre des Richesses naturelles (1961-1966). Les travaux pour sa mise en service se sont terminés à l'automne 1976, au moment ou il était élu pour la première fois, premier ministre du Québec. L'histoire des années 1960 retient notamment de cet homme politique d'avoir figuré parmi les artisans incontournables de la Révolution tranquille, d'avoir participé à la nationalisation par acquisitions de gré à gré de réseaux municipaux, coopératifs et privés d'électricité au Québec ainsi qu'au le parachèvement des travaux d'aménagement du complexe Manic-Outardes sur la Côte-Nord. La désignation de cette centrale s'inscrit dans l'histoire du développement du complexe Manic-Outardes et vient s'ajouter à celles de Barrage Daniel-Johnson et Centrale Jean-Lesage. Les noms des installations hydroélectriques rappellent ainsi trois prestigieux hommes politiques. Mentionnons que l'on assiste ici à une adroite boucle de l'histoire. D'abord, le nom de la centrale électrique, connue auparavent sous le nom Manic-3, et référant à celui de la rivière Manicouagan, dont il est un diminutif. Suivent les années de Révolution tranquille et l'élection de l'équipe du tonnerre qui ont fait naître les grands chantiers hydroélectriques, projets rassembleurs de ces années fastes. Un demi-siècle a passé, et on honore deux bâtisseurs de l'époque dans le pavillon Georges Dor, celui-là même qui chantait La Manic, hymne des années 1960, dans les boîtes à chansons québécoises y évoquant la vie des travailleurs des grands chantiers.

Source :
Correspondance de l'Hydro-Québec, 8 juin 2010.

Date d'officialisation 2010-06-14

Spécifique René-Lévesque

Générique (avec ou sans particules de liaison) Centrale

Type d'entité Centrale hydroélectrique

Région administrative Côte-Nord

Municipalité régionale de comté (MRC) Manicouagan

Municipalité Rivière-aux-Outardes (Territoire non organisé)

Code géographique de la municipalité 96902

Latitude nord     Longitude ouest 49° 44' 27" 68° 35' 40"

Coordonnées décimales -68.59444      49.74083

Carte topographique 1/50 000 22F/10

Carte topographique 1/20 000 22F/10-0202

Ancien nom

  • Centrale Manic-3  (Centrale hydroélectrique)

    La centrale souterraine Manic-3 loge dans une caverne de 177 m de longueur, de 23 m de largeur et de 36 m de hauteur. Elle renferme six groupes turbine-alternateur de type Francis, qui développent une puissance de 1 183 200 kW à partir d'une hauteur de chute de 94 m. C'est la plus puissante des centrales souterraines de la Côte-Nord dont les travaux de construction ont débuté en 1970 pour se terminer en 1976. Le nom réfère à celui de la rivière Manicouagan, dont il est un diminutif. Jacques Cartier, à son voyage de 1535, décrit cette rivière sans la nommer. Cependant, la mappemonde harleyenne (1542) et celle de Mercator (1569) l'identifient sous la forme St Jacques, tandis que Champlain retient Basse de Ste Marie sur sa carte de 1632. En 1664, le père Henri Nouvel remonte la grande rivière de Manikouaganistikou, alors que l'année suivante, il se rend à l'entrée de la rivière Manicoüagan. Le spécifique Manic a été popularisé par la chanson La Manic (1966), dont Georges Dor a écrit les paroles et la musique. Depuis le 14 juin 2010, le nom Centrale René-Lévesque remplace Centrale Manic-3.

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Date de la dernière mise à jour : décembre 2018

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