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Centrale Jean-Lesage

Origine et signification À une quinzaine de km au nord-ouest de Baie-Comeau, construite au pied du barrage Manic-2, d'une hauteur de chute de 70 m, la centrale Jean-Lesage comporte 8 groupes turbine-alternateur de type Francis. Mise en service en 1965, le dernier groupe de turbines sera installé en 1967, elle a été la première du complexe Manic-Outardes à produire de l'électricité (1 015 200 kilowatts). C'est d'ici que la première ligne de transport d'énergie de 735 kV est partie en 1965. La Commission de toponymie a officialisé le nom Centrale Jean-Lesage à la demande d'Hydro‑Québec, à l'occasion du 50e anniversaire de l'élection de l'équipe du tonnerre de Jean Lesage (1912 ‑ 1980) le 22 juin 1960. Ce dernier a joué un rôle essentiel dans le développement économique et hydroélectrique du Québec moderne. L'histoire des années 1960 retient notamment de cet homme politique le lancement des grandes réformes, la concession à Hydro-Québec des droits d'exploitation des ressources hydroélectriques non aménagées et le lancement des travaux d'aménagement du complexe Manic-Outardes sur la Côte-Nord. À la suite de son élection comme premier ministre, Hydro-Québec s'est aussitôt mise au travail et a lancé la construction de la centrale appelée à l'époque Manic-2. Sa mise en service a même débuté alors que Jean Lesage était premier ministre. Comme il l'exprimait en 1962 : « Il faut rendre au peuple du Québec ce qui appartient au peuple du Québec; son plus riche patrimoine, celui de l'électricité. Et ça presse, demain il sera trop tard. C'est maintenant ou jamais que nous serons maîtres chez nous ». Ainsi, la désignation de cette centrale s'inscrit dans l'histoire du développement du complexe Manic-Outardes et vient s'ajouter à celles de Barrage Daniel-Johnson et Centrale René-Lévesque. Les noms des installations hydroélectriques rappellent ainsi trois prestigieux hommes politiques. Mentionnons que l'on assiste ici à une adroite boucle de l'histoire. D'abord, le nom de la centrale électrique, connue auparavent sous l'appellation Manic-2, et référant à celui de la rivière Manicouagan, dont il est un diminutif. Suivent, les années de Révolution tranquille et l'élection de l'équipe du tonnerre qui ont fait naître les grands chantiers hydroélectriques, projets rassembleurs de ces années fastes. Un demi-siècle a passé et on honore deux bâtisseurs de l'époque dans le pavillon Georges Dor, celui-là même qui chantait La Manic, hymne des années 1960, qui évoquait la vie des travailleurs des grands chantiers.

Source :
Correspondance de l'Hydro-Québec, 8 juin 2010.
Planète généalogie et histoire [en ligne] : Honorable Jean Lesage (1912-1980), (9 juin 2010).

Date d'officialisation 2010-06-14

Spécifique Jean-Lesage

Générique (avec ou sans particules de liaison) Centrale

Type d'entité Centrale hydroélectrique

Région administrative Côte-Nord

Municipalité régionale de comté (MRC) Manicouagan

Municipalité Baie-Comeau (Ville)

Code géographique de la municipalité 96020

Latitude nord     Longitude ouest 49° 19' 13" 68° 20' 53"

Coordonnées décimales -68.34805      49.32028

Carte topographique 1/50 000 22F/08

Carte topographique 1/20 000 22F/08-0101

Ancien nom

  • Centrale Manic-2  (Centrale hydroélectrique)

    Construite au pied du barrage Manic-2, d'une hauteur de chute de 70 m, la centrale comporte 8 groupes turbine-alternateur de type Francis. Mise en service dès 1965, elle a été la première du complexe Manic-Outardes à produire de l'électricité (1 015 200 kilowatts). C'est d'ici que la première ligne de transport d'énergie de 735 kV est partie en 1965. Le nom réfère à celui de la rivière Manicouagan, dont il est un diminutif. Jacques Cartier, à son voyage de 1535, décrit cette rivière sans la nommer. Cependant, la mappemonde harleyenne (1542) et celle de Mercator (1569) l'identifient sous la forme St Jacques, tandis que Champlain retient Basse de Ste Marie sur sa carte de 1632. En 1664, le père Henri Nouvel remonte la grande rivière de Manikouaganistikou, alors que l'année suivante, il se rend à l'entrée de la rivière Manicoüagan. Selon le père Arnaud, Manicouagan signifie là où on enlève l'écorce de bouleau pour réparer les canots faits du même matériau. Les pères Lacombe, Guinard (1864-1965) ainsi que monseigneur Laflèche lui donnent le sens de vase à boire. Le spécifique Manic a été popularisé par la chanson La Manic, dont Georges Dor a écrit les paroles et la musique. Depuis le 14 juin 2010, le nom Centrale Jean-Lesage remplace celui de Centrale Manic-2.

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Date de la dernière mise à jour : décembre 2018

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