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Saint-Valentin

Origine et signification Couvrant un territoire peu large situé non loin des bords du Richelieu, Saint-Valentin se trouve à l'est de Saint-Paul-de-l'île-aux-Noix, à une vingtaine de kilomètres de Saint-Jean-sur-Richelieu, dans la région du Haut-Richelieu. Jadis, l'endroit relevait des seigneuries de Léry et de Lacolle ou Beaujeu. Certains signalent que ce territoire portait, sous le Régime français, le nom « Pointe-à-la-Mule ». Il n'en est rien, car la pointe à la Meule aussi connue sous le nom « Pointe à la Mule » est située davantage au nord, à Sainte-Anne-de-Sabrevois. Le premier curé en titre arrive à Saint-Valentin en 1830, année de l'érection canonique de la paroisse. Elle sera érigée civilement en 1835. Son nom est repris lors de l'établissement de la municipalité de paroisse établie en 1845. En 2008, son statut a été modifié par celui de municipalité. Le bureau de poste a été dénommé « Stotsville » de 1852 à 1899; il adopte par la suite celui de la municipalité. L'appellation municipale évoque le patron des amoureux, saint Valentin, prêtre romain martyrisé vers 270 et, suivant la légende, inhumé sur la voie Flaminienne. Il fut décapité pour avoir marié secrètement des couples, alors qu'un édit de l'empereur Claude II le Gothique, interdisait tout mariage durant une année. Saint Valentin fut consacré patron des amoureux parce que sa fête liturgique, à la mi-février, coïncide avec le temps des Lupercales, festival païen au cours duquel on célébrait la fécondité des femmes romaines. La première messe célébrée sur le territoire, à quelques kilomètres de l'île aux Noix, l'a été par l'abbé Charles Berthelot (1770-1830) en 1810, le 14 février, soit le jour de la fête de saint Valentin. Aussi connu sous l'appellation « Saint-Valentin-de-Stotsville » ou « Stotsville », l'endroit évoque quelques pionniers du nom de Stott (James, Obed, Daniel, père et fils) qui s'établissent à cet endroit vers 1830. On parlait alors de la colonie Stott ou Stottville. Par ailleurs, Daniel Stott occupera la fonction de maître de poste de 1852 à 1863. Peuplés de Loyalistes et d'Acadiens, les lieux connaîtront un rapide développement grâce à la construction et à la mise en service de la ligne de chemin de fer La Prairie-New York par la compagnie The Champlain and St. Lawrence Railroad, en 1850. Le commerce des produits du bois, des grains et du foin fut ainsi favorisé. La gare locale était alors connue sous le nom « Stottville ».

Source :
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 2008-06-19

Spécifique Saint-Valentin

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité

Région administrative Montérégie

Municipalité régionale de comté (MRC) Le Haut-Richelieu

Municipalité Saint-Valentin (Municipalité)

Code géographique de la municipalité 56030

Latitude nord     Longitude ouest 45° 08' 00" 73° 19' 00"

Coordonnées décimales -73.31667      45.13333

Carte topographique 1/50 000 31H/03

Carte topographique 1/20 000 31H/03-0201

Ancien nom

  • Saint-Valentin  (Municipalité de paroisse)

    Il est à noter que le statut de cette municipalité a été changé le 3 mai 2008. En effet, à cette date, la municipalité de la paroisse de Saint-Valentin est devenue la municipalité de Saint-Valentin. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire la municipalité alors qu'elle était identifiée sous l'ancien statut. Couvrant un territoire peu large situé non loin des bords du Richelieu, Saint-Valentin se trouve à l'est de Saint-Paul-de-l'île-aux-Noix, à une vingtaine de kilomètres de Saint-Jean-sur-Richelieu, dans la région du Haut-Richelieu. Jadis, l'endroit relevait des seigneuries de Léry et de Lacolle ou Beaujeu. Certains signalent que ce territoire portait, sous le Régime français, le nom " Pointe-à-la-Mule ". Il n'en est rien, car la pointe à la Meule aussi connue sous le nom " Pointe à la Mule " est située davantage au nord, à Sainte-Anne-de-Sabrevois. Le premier curé en titre arrive à Saint-Valentin en 1830, année de l'érection canonique de la paroisse. Elle sera érigée civilement en 1835. Son nom est repris lors de l'établissement de la municipalité de paroisse établie en 1845, puis par le bureau de poste local en 1899 - ce dernier « Stotsville » de 1852 à 1899. L'appellation municipale évoque le patron des amoureux, saint Valentin, prêtre romain martyrisé vers 270 et, suivant la légende, inhumé sur la voie Flaminienne. Il fut décapité pour avoir marié secrètement des couples, alors qu'un édit de l'empereur Claude II le Gothique, interdisait tout mariage durant une année. Saint Valentin fut consacré patron des amoureux parce que sa fête liturgique, à la mi-février, coïncide avec le temps des Lupercales, festival païen au cours duquel on célébrait la fécondité des femmes romaines. La première messe célébrée sur le territoire l'a été par l'abbé Charles Berthelot (1770-1830) en 1810, le 14 février, soit le jour de la fête de saint Valentin. Aussi connu sous l'appellation « Saint-Valentin-de-Stotsville » ou « Stotsville », l'endroit évoque quelques pionniers du nom de Stott (James, Obed, Daniel, père et fils) qui s'établissent à cet endroit vers 1830. On parlait alors de la colonie Stott ou Stottville. Par ailleurs, Daniel Stott occupera la fonction de maître de poste de 1852 à 1863. Peuplés de Loyalistes et d'Acadiens, les lieux connaîtront un rapide développement grâce à la construction et à la mise en service de la ligne de chemin de fer La Prairie-New York par la compagnie The Champlain and St. Lawrence Railroad, en 1850. Le commerce des produits du bois, des grains et du foin fut ainsi favorisé. La gare locale était alors connue sous le nom « Stottville ».

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : novembre 2018

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