Retour aux résultats Version imprimable

Matane
La Commission de toponymie décline toute responsabilité quant à l'exactitude des fonds de carte (ex. : le tracé des frontières, qui n'est pas conforme à la position du gouvernement du Québec) et de la nomenclature qui y figure.

Origine et signification La nouvelle ville de Matane a été créée le 26 septembre 2001. Elle est issue du regroupement des municipalités de Petit-Matane et de Saint-Luc-de-Matane, de la municipalité de la paroisse de Saint-Jérôme-de-Matane et de la ville de Matane. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Matane; nous vous invitons à consulter aussi les rubriques des autres anciennes municipalités. Comme pour bon nombre de toponymes amérindiens, le nom de Matane suscite certaines interprétations divergentes. Ce qui fait l'unanimité, c'est que la rivière a d'abord reçu ce nom de Champlain en 1603, sous la forme Mantanne. Selon la version la plus communément admise, il faudrait considérer qu'il s'agit du micmac mtctan, vivier de castor, d'autant que selon des sources anciennes le castor, là aussi, y abondait autrefois. D'autres personnes croient, suivant le témoignage d'un Amérindien, qu'il faut y voir le sens, en malécite, de moelle épinière à travers les vertèbres de l'épine dorsale, interprétation qui s'appuie sur le fait que la rivière Matane descend des terres, entre des collines et des montagnes, sans rapides, sur une distance appréciable. D'autres rapprochent ce mot de mattawa, matawin, signifiant rencontre des eaux. Le père Guinard, pour sa part, y voit l'abréviation de matandipives, c'est-à-dire épaves, débris de navire, sens justifié par les particularités du courant en face de Matane. Située sur la rive sud du Saint-Laurent à 400 km de Québec, à 64 km de Sainte-Flavie, à l'entrée de la Gaspésie, positionnement qui lui a valu le titre de Porte de la Gaspésie, Matane a été créée en 1893. D'abord identifiée comme village de Saint-Jérôme-de-Matane, tiré du nom de la paroisse établie officiellement en 1861, mais remontant au XVIIe siècle, la ville a reçu son appellation et son statut actuels en 1937. L'élément Jérôme faisait allusion à l'abbé Jérôme Demers (1774-1853), vicaire général de Québec (1825-1853). L'endroit recèle un riche passé puisqu'il a été fréquenté par Cartier, Jean Alfonse, Champlain, et que des Blancs s'y sont installés en 1795, quoique des Micmacs y aient vécu jusqu'en 1845. Il faut également compter avec la présence des Rochelais de 1534 à 1672 qui y ont exercé des activités de pêche. Chaque année, « ce lieu assez gentil » (Samuel de Champlain) est le théâtre du Festival de la crevette.

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 2001-10-25

Spécifique Matane

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Ville

Région administrative Bas-Saint-Laurent

Municipalité régionale de comté (MRC) La Matanie

Municipalité Matane (Ville)

Code géographique de la municipalité 08053

Longitude ouest     Latitude nord 67° 32' 00" 48° 51' 00"

Coordonnées décimales -67.53333, 48.85

Carte topographique 1/50 000 22B/13

Carte topographique 1/20 000 22B/13-0102

Anciens noms

  • Petit-Matane  (Municipalité)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 26 septembre 2001. En effet, à cette date, les municipalités de Petit-Matane et de Saint-Luc-de-Matane, la municipalité de la paroisse de Saint-Jérôme-de-Matane et la ville de Matane se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Matane. L'appellation Petit-Matane a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de Petit-Matane. Depuis l'établissement de colons sur la côte matanaise, l'on a dénommé, par opposition au Grand-Matane (la ville de Matane depuis), Petit-Matane, toute l'agglomération établie près du fleuve entre les Écorchis et la limite est de la seigneurie de Matane. La municipalité a été implantée entre Sainte-Félicité, à l'est, et Saint-Jérôme-de-Matane, à l'ouest. Cet endroit, dont le territoire a été détaché en partie de Saint-Jérôme-de-Matane et en partie de la municipalité de la paroisse de Sainte-Félicité en 1956, porte un nom qui remonte au moins au XVIIIe siècle. En effet, dès 1739, on mentionnait le nom de lieu Petit Matanne, qui a été transformé en Petite-Matane en 1877 lors de la création du bureau de poste local. On peut raisonnablement croire que cette forme féminine s'est imposée par la suite, peut-être en raison du sentiment linguistique des sujets parlants qui considéraient le -e final de Matane comme l'indice du féminin. Cependant, le maintien d'un usage répandu en faveur de la forme Petit-Matane a contribué à la re-masculinisation officielle de la dénomination municipale en 1982, phénomène consacré par l'adoption du gentilé Petit-Matanais par les autorités locales en 1986. Voir : Matane (ville).

  • Saint-Jérôme-de-Matane  (Municipalité de paroisse)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 26 septembre 2001. En effet, à cette date, la municipalité de la paroisse de Saint-Jérôme-de-Matane, les municipalités de Petit-Matane et de Saint-Luc-de-Matane ainsi que le ville de Matane se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Matane. L'appellation Saint-Jérôme-de-Matane a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de la paroisse de Saint-Jérôme-de-Matane. Entre Saint-Ulric-de-Matane et Petit-Matane, voisine immédiate au sud de Matane, s'insère la municipalité de la paroisse de Saint-Jérôme-de-Matane, dans le Bas-Saint-Laurent. Les entités hydrographiques Rivière Matane et Lac Blanchette marquent le paysage de ces lieux aux contours topographiques tourmentés. Paroisse mère de Matane, Saint-Jérôme-de-Matane est considérée comme fondée en 1662, bien qu'elle ne fût érigée que 200 ans plus tard, en 1861. Les premiers établissements se font peu après la concession de la seigneurie de Matane en 1672 à Mathieu Damours, des deux côtés de la rivière homonyme. D'abord établie comme municipalité de Matane en 1845, devenue partie de la municipalité de comté en 1847, la municipalité actuelle, empruntant sa dénomination à la paroisse religieuse, est officiellement créée en 1855. Saint Jérôme fut un célèbre père de l'Église, né vers 347 et mort en 420; sa transposition de la Bible en latin identifiée comme la Vulgate demeure son œuvre majeure. Suivant Hormisdas Magnan, l'endroit aurait été mis sous le patronage de Saint Jérôme pour rendre hommage à l'abbé Jérôme Demers (1774-1853), vicaire général de Québec de 1825 à 1853. Professeur de sciences et de philosophie au Petit Séminaire de Québec de 1818 à 1842, il est l'auteur d'un célèbre manuel de philosophie rédigé en latin et publié en 1835. Les activités locales, à l'image de maintes autres municipalités de type rural, se concentrent autour de l'agriculture et du travail en forêt. Voir : Matane (ville).

  • Saint-Luc-de-Matane  (Municipalité)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 26 septembre 2001. En effet, à cette date, les municipalités de Saint-Luc-de-Matane et de Petit-Matane, la municipalité de la paroisse de Saint-Jérôme-de-Matane et la ville de Matane se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Matane. L'appellation Saint-Luc-de-Matane a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne municipalité du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de Saint-Luc-de-Matane. Implantée à quelque 10 km au sud de Matane, immédiatement à l'est de Saint-Jérôme-de-Matane dans le Bas-Saint-Laurent, cette municipalité a été colonisée dans la seconde moitié du XIXe siècle. Le lac Grondin et la rivière Petite Matane arrosent les terres environnantes. La dénomination de Saint-Luc, d'abord attribuée à la mission fondée en 1878 et devenue paroisse en 1903, a identifié le territoire municipale de 1904 à 1997. On a ainsi voulu rendre hommage à l'abbé Luc Rouleau, né en 1837, curé de Matane (1868-1884) et de Saint-Jérôme-de-Matane, qui a apporté son aide spirituelle alors que les lieux n'étaient qu'une mission, à partir de 1882. Le dérivé Lucois qu'on en a tiré souligne l'enchâssement de son souvenir dans le cœur de la population locale. Cependant intégrée au canton de Tessier proclamé en 1864, la municipalité a été créée en 1880 comme municipalité du canton de Tessier. Cette appellation honorait Ulric-Joseph Tessier (1817-1892), avocat, homme politique (député de Portneuf à l'Assemblée législative de 1851 à 1854), juge à la Cour supérieure (1873-1875) et à la Cour du banc de la reine (1875-1892). Il fondera la Banque Nationale en 1858, laquelle fusionnera en 1924 avec la Banque d'Hochelaga, pour former la Banque Canadienne Nationale. En 1847, ayant épousé Marguerite-Adèle Kelly, petite-fille de Joseph Drapeau, seigneur de Rimouski (1790-1810), il demeure possible que cette union explique le choix de ce nom de canton. En 1997, les autorités municipales ont adopté le nouveau nom de Saint-Luc-de-Matane afin de procurer à leur municipalité un nom distinct et unique. Cette appellation correspond à celle du bureau de poste local qui est identifié ainsi depuis 1931, mais il fait référence aussi à la MRC et à la circonscription électorale municipale.

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : mars 2014

Québec

© Gouvernement du Québec, 2012