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Lac-Etchemin

Origine et signification En 2001, la ville de Lac-Etchemin et la municipalité de la paroisse de Sainte-Germaine-du-Lac-Etchemin se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité de Lac-Etchemin.

La municipalité de la paroisse de Sainte-Germaine-du-Lac-Etchemin se situait en partie dans le canton de Ware et en partie dans celui de Cranbourne, dans la chaîne de montagnes des Appalaches. Sa localisation lui a valu le surnom de Bijou des Alléghanys, les anciens manuels de géographie et les dictionnaires les confondant avec les Appalaches. Les Alléghanys, qui font partie du massif des Appalaches, représentent un ensemble de chaînes et de régions montagneuses de l'est des États-Unis.

Le territoire de Sainte-Germaine-du-Lac-Etchemin a été ouvert à la colonisation à compter de 1840 par des gens originaires de Beauce, de Sainte-Claire et de Saint-Anselme. Le fondateur de l'endroit serait Therence McCaughry. Le nom Sainte-Germaine a été choisi pour la mission, en 1867, par l'archevêque de Québec, monseigneur C.-F. Baillargeon. Cette dénomination souligne que, cette année-là, le pape avait procédé à la canonisation de sainte Germaine Cousin (1579-1601). Celle-ci était surnommée l'Humble bergère de Pibrac, commune de la Haute-Garonne, en France, parce qu'elle gardait les troupeaux. Ce choix symbolique va cependant plus loin, car Germaine Cousin offrait ses souffrances, issues des mauvais traitements de sa belle-mère, pour la réparation des sacrilèges imputés aux protestants. Or, l'expansion du protestantisme dans les cantons inquiétait les évêques catholiques de l'époque. En 1869, la paroisse de Sainte-Germaine-du-Lac-Etchemin faisait l'objet d'une érection canonique. Le spécificatif Lac-Etchemin marque la localisation géographique de l'endroit, sur les bords du lac Etchemin.

Ensuite, la municipalité du canton de Ware voit le jour en 1870, rappelant que le territoire est partiellement enclos dans l'espace administratif du même nom. Ce canton, proclamé en 1835, est ainsi dénommé en l'honneur de William Ware, un arpenteur qui explore cet endroit en 1825. Toutefois, l'exploration de Ware ne fut pas jugée satisfaisante. C'est donc l'arpenteur William Henderson qui terminera le travail, en 1828, et qui préparera véritablement la colonisation. La municipalité du canton de Ware disparaît lors d'une nouvelle érection, à titre de municipalité de paroisse, de Sainte-Germaine-du-Lac-Etchemin, en 1874.

La municipalité du village de Sainte-Germaine-du-Lac-Etchemin sera érigée, en 1959, à la suite de son détachement de la municipalité de paroisse homonyme. Afin de faire concorder le nom du bureau de poste – créé sous l'appellation de Lake Etchemin en 1866, puis francisée en Lac-Etchemin à partir de 1920 – avec celui de la municipalité, on a procédé à la modification du nom Sainte-Germaine-de-Lac-Etchemin par Lac-Etchemin, en 1960. En 1966, la municipalité obtenait le statut de ville.

L'importance du lac Etchemin est soulignée par le blason de Poissons dont on affublait les citoyens. Ce lac, qui s'étire d'est en ouest sur une distance de 5 km, se trouve à environ 75 km au sud-est de Québec. Il joua un rôle significatif dans l'histoire de Lac-Etchemin. D'origine abénaquise, celui-ci signifierait « ceux de la terre de la peau pour les raquettes » (suivant Maurault, explication reprise par Magnan et Pierre-Georges Roy). Toutefois, une autre traduction de ce nom pourrait être « les hommes, les êtres humains ». Ce plan d'eau demeure l'un des attraits locaux par sa tranquille beauté et celle de la rivière homonyme.

Autrefois, l'abondance de caribous et d'orignaux assurait l'approvisionnement en peaux nécessaires à la fabrication de raquettes. Cette activité se reflète dans la dénomination abénaquise de la rivière Etchemin, soit Ataman, qui signifie « là où ils lacent des raquettes ».

Les Lacetcheminois ont bâti un sanctuaire dédié à Notre-Dame d'Etchemin, près de la rive boisée du lac, geste qui reflète leur grande dévotion à la Vierge. Voir : Etchemin, Rivière et Etchemin, Lac.

Source :
Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 2002-01-24

Spécifique Lac-Etchemin

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Municipalité

Région administrative Chaudière-Appalaches

Municipalité régionale de comté (MRC) Les Etchemins

Municipalité Lac-Etchemin (Municipalité)

Code géographique de la municipalité 28053

Latitude nord     Longitude ouest 46° 24' 00" 70° 30' 00"

Coordonnées décimales -70.5      46.4

Carte topographique 1/50 000 21L/07

Carte topographique 1/20 000 21L/07-0102

Anciens noms

  • Lac-Etchemin  (Ville)

    Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 10 octobre 2001. En effet, à cette date, la ville de Lac-Etchemin et la municipalité de la paroisse de Sainte-Germaine-du-Lac-Etchemin se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité de Lac-Etchemin.

    Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville.

    Le lac qui s'étire d'est en ouest sur une distance de 5 km dans les cantons de Ware et de Cranbourne, à l'ouest de Sainte-Justine, sur la rive sud du Saint-Laurent, presque vis-à-vis de Québec, joue un rôle significatif dans l'histoire de cette municipalité. En plus de lui donner son nom, qui en abénaquis aurait pour signification ceux de la terre de la peau pour les raquettes suivant Maurault, explication reprise par Magnan et Pierre-Georges Roy, alors qu'il faudrait y voir davantage la signification : les hommes, les êtres humains, il demeure l'un des attraits locaux par sa tranquille beauté et celle de la rivière homonyme. Anciennement, l'abondance des caribous et des orignaux assurait l'approvisionnement en peaux nécessaires à la fabrication des raquettes, activité que reflète la forme Ataman, là où ils lacent des raquettes, dénomination abénaquise actuelle de la rivière Etchemin. Le territoire reçoit son premier contingent de colons vers 1830 et ce n'est que l'année de la Confédération canadienne que la fondation d'une paroisse aura lieu, laquelle fournira son appellation, Sainte-Germaine-du-Lac-Etchemin, fixée en septembre 1867, à la municipalité de village érigée en 1959 par suite de son détachement de la municipalité de paroisse homonyme créée en 1874. Monseigneur Baillargeon, archevêque de Québec, a voulu souligner ainsi la canonisation, le 29 juin 1867, de sainte Germaine Cousin (1579-1601), l'humble bergère de Pibrac, commune de la Haute-Garonne. Afin de faire concorder avec le nom du bureau de poste – créé sous l'appellation de Lake Etchemin en 1866, francisée en Lac-Etchemin à compter de 1920 – celui de la municipalité, on a procédé à la modification de ce dernier en Lac-Etchemin en 1960. En 1966, la municipalité obtenait le statut de ville et prenait l'appellation de Lac-Etchemin. Les Lacetcheminois ont bâti un sanctuaire dédié à Notre-Dame d'Etchemin près de la rive boisée du lac, geste qui reflète leur grande dévotion à la Vierge. Voir : Etchemin, Rivière.

  • Sainte-Germaine-du-Lac-Etchemin  (Municipalité de paroisse)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 10 octobre 2001. En effet, à cette date, la municipalité de la paroisse de Sainte-Germaine-du-Lac-Etchemin et la ville de Lac-Etchemin se regroupaient pour constituer la nouvelle municipalité de Lac-Etchemin.

    Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de paroisse.

    Circonscrivant la ville de Lac-Etchemin, cette municipalité de paroisse se situe en partie dans le canton de Ware et en partie dans celui de Cranbourne, dans la chaîne des Appalaches. Ceci lui a valu le surnom de Bijou des Alléghanys, les anciens manuels de géographie et les dictionnaires confondant les Appalaches et les Alléghanys. Le territoire couvert par cette municipalité a été ouvert à la colonisation à compter de 1840 par des gens originaires de Beauce, de Sainte-Claire et de Saint-Anselme. Le fondateur de l'endroit serait Therence McCaughry. En 1869, une paroisse répondant au nom de Sainte-Germaine-du-Lac-Etchemin faisait l'objet d'une érection canonique. Le nom choisi pour la mission, par monseigneur C.-F. Baillargeon, archevêque de Québec, en septembre 1867, souligne que cette année-là le pape avait procédé à la canonisation de sainte Germaine Cousin (1579-1601), surnommée l'humble bergère de Pibrac parce qu'elle gardait les troupeaux. Ce choix symbolique va cependant plus loin, car Germaine Cousin offrait ses souffrances (mauvais traitements de sa marâtre) pour la réparation des sacrilèges imputés aux protestants. Or, l'expansion du protestantisme dans les cantons inquiétait les évêques catholiques du temps.Le spécificatif Lac-Etchemin marque la localisation géographique de l'endroit, sur les bords du lac Etchemin.Par la suite, la municipalité du canton de Ware voit le jour en 1870, rappelant que le territoire est partiellement enclos dans l'espace administratif du même nom, proclamé en 1835, ainsi dénommé en l'honneur de William Ware, arpenteur qui explore cet endroit en 1825, à la demande de la législature du Bas-Canada.Toutefois, l'exploration de Ware ne fut pas jugée satisfaisante et c'est l'arpenteur William Henderson qui complétera le travail en 1828 et préparera véritablement la colonisation. Cette première entité municipale disparaît lors d'une nouvelle érection à titre de municipalité de la paroisse de Sainte-Germaine-du-Lac-Etchemin en 1874, dont la ville de Lac-Etchemin sera détachée en 1959. Anciennement, on dénommait l'endroit Sainte-Germaine-de-Dorchester, nom qui évoque l'ancien comté devenu par la suite la division de recensement de Dorchester. L'importance du lac Etchemin, est soulignée par le blason de Poissons dont on affuble les citoyens. Voir : Lac-Etchemin (ville) et Etchemin, Rivière.

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Date de la dernière mise à jour : novembre 2017

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