Retour aux résultats Version imprimable

Lavaltrie
Nécessite l'installation du plugiciel Google Earth

Origine et signification La municipalité de la paroisse de Saint-Antoine-de-Lavaltrie et la municipalité du village de Lavaltrie se sont regroupées, en 2001, pour former la nouvelle ville de Lavaltrie. Elle se situe sur les bords du Saint-Laurent, tout près de Saint-Sulpice, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Saint-Gabriel-de-Brandon et à une vingtaine de kilomètres au sud de Joliette, dans Lanaudière. À l'instar de la paroisse de Saint-Antoine-de-la-Rivière-du-Loup, ce sont des Récollets qui, comme premiers desservants de la paroisse de Saint-Antoine de La Valtrie – forme qui figure aussi dans le Code municipal de 1871 –, fondée en 1716 et érigée canoniquement en 1831, ont attribué la dénomination Saint-Antoine, en vertu de leur grande dévotion entretenue à l'endroit de saint Antoine de Padoue (1195-1231), patron des objets perdus. On assiste, en 1845, à la création de la municipalité de la paroisse de Lavaltrie, laquelle est abolie en 1847 et rattachée au territoire de la municipalité du comté de Berthier. Elle sera rétablie en 1855 sous le nom de Saint-Antoine-de-Lavaltrie. Lavaltrie témoigne d'une vocation axée sur l'exploitation agricole et la villégiature, en accord avec son image de centre urbain et de paysage bucolique. Le village a été érigé en municipalité en 1926. Déjà, en 1675, les premiers colons s'installaient à Lavalterye, aussi orthographiée La Valtrie. Ce nom provient de Séraphin Margane, sieur de Lavaltrie ou Lavalterye (1644-1699), à qui l'intendant Jean Talon a concédé la seigneurie qui porte son nom en 1672, laquelle englobait le territoire de Lavaltrie et a contribué à l'établissement de deux paroisses principales, en 1831, la Conversion-de-Saint-Paul et Saint-Antoine. Il était arrivé à Québec en 1665, comme lieutenant au régiment de Carignan-Salières. Sa veuve, Louise Bissot, concédera, en 1700, une terre à Jean Riel, dit L'Irlande ou Lirlande, l'ancêtre du célèbre Métis Louis Riel. Le fait historique local le plus remarquable a été l'envahissement du village par les Américains en 1775, lors de la guerre de l'Indépendance américaine (1775-1782). Les Lavaltrois ont pu être ainsi témoins de la victoire de ces derniers sur les Anglais. La localité de Lavaltrie a longtemps tiré parti du fait que le point de départ de l'embranchement routier qui, de la route Montréal–Trois-Rivières–Québec, conduisait à Joliette et plus au nord, se situait à cet endroit. Une halte et un établissement hôtelier accommodaient les voyageurs. L'aménagement récent d'une autoroute qui évite pratiquement la municipalité a amenuisé l'importance de ce fait de circulation.

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 2001-06-05

Spécifique Lavaltrie

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Ville

Région administrative Lanaudière

Municipalité régionale de comté (MRC) D'Autray

Municipalité Lavaltrie (Ville)

Code géographique de la municipalité 52007

Longitude ouest     Latitude nord 73° 17' 00" 45° 53' 00"

Coordonnées décimales -73.28333, 45.88333

Carte topographique 1/50 000 31H/14

Carte topographique 1/20 000 31H/14-0201

Anciens noms

  • Lavaltrie  (Municipalité de village)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 16 mai 2001. En effet, à cette date, la municipalité du village de Lavaltrie et la municipalité de la paroisse de Saint-Antoine-de-Lavaltrie se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Lavaltrie. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de village. Dans la région de Lanaudière, la modeste agglomération de Lavaltrie, établie sur les bords du Saint-Laurent, entre Lanoraie-d'Autray au nord-est et Saint-Sulpice au sud-ouest, témoigne d'une vocation axée sur l'exploi- tation agricole et la villégiature, en accord avec son image de petit centre urbain et de paysage bucolique. Même si le village n'a été érigé en municipalité qu'en 1926, déjà en 1675, les premiers colons s'installaient à Lavalterye, aussi orthographiée La Valtrie. Ce nom provient de Séraphin Margane, sieur de Lavaltrie (1644-1699), lieutenant au régiment de Carignan-Salières, à qui l'intendant Jean Talon a concédé la seigneurie qui porte son nom en 1672, laquelle englobait le territoire de Lavaltrie et a contribué à l'établissement de deux paroisses principales, en 1831, la Conversion-de-Saint-Paul et Saint-Antoine. Le fait historique local le plus remarquable a été l'envahissement du village par les Américains en 1775, lors de la guerre de l'Indépendance américaine (1775-1782). Les Lavaltrois ont pu être ainsi témoins de la victoire de ces derniers sur les Anglais. Centre d'une paroisse prospère, la localité de Lavaltrie a longtemps tiré parti du fait que le point de départ de l'embranchement routier qui, de la route Montréal– Trois-Rivières–Québec, conduisait à Joliette et plus au nord, se situait à cet endroit. Une halte et un établissement hôtelier accommodaient les voyageurs. L'aménagement récent d'une autoroute qui évite pratiquement le village a amenuisé l'importance de ce fait de circulation.

  • Saint-Antoine-de-Lavaltrie  (Municipalité de paroisse)

    Il est à noter que cette municipalité n'existe plus depuis le 16 mai 2001. En effet, à cette date, la municipalité de la paroisse de Saint-Antoine-de-Lavaltrie et la municipalité du village de Lavaltrie se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Lavaltrie. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne municipalité de paroisse. Paroisse mère de Lavaltrie – détachée en 1926 – qui occupe une modeste partie de son territoire, Saint-Antoine-de-Lavaltrie se situe tout près de Saint-Sulpice, à une cinquantaine de kilomètres au sud de Saint-Gabriel-de-Brandon et à une vingtaine de kilomètres au sud de Joliette, dans Lanaudière. À l'instar de la paroisse de Saint-Antoine-de-la-Rivière-du-Loup, ce sont des Récollets qui, comme premiers desservants de la paroisse de Saint-Antoine de La Valtrie – forme qui figure aussi dans le Code municipal de 1871 –, fondée en 1716 et érigée canoniquement en 1831, ont attribué la dénomination Saint-Antoine, en vertu de leur grande dévotion entretenue à l'endroit de saint Antoine de Padoue (1195-1231), patron des objets perdus. L'élément spécifiant Lavaltrie rappelle le sieur de Lavaltrie ou Lavalterye, Séraphin Margane (1644-1699), à qui Talon concède la seigneurie de ce nom en 1672. Il était arrivé à Québec en 1665, comme lieutenant au régiment de Carignan-Salières. Sa veuve, Louise Bissot, concédera, en 1700, une terre à Jean Riel, dit L'Irlande ou Lirlande, l'ancêtre du célèbre Métis Louis Riel. Sur le plan municipal, on assiste, en 1845, à la création de la municipalité de la paroisse de Lavaltrie, laquelle est abolie en 1847 et rattachée au territoire de la municipalité du comté de Berthier. Elle sera rétablie en 1855 sous le nom de Saint-Antoine-de-Lavaltrie.

Nouvelle recherche

Date de la dernière mise à jour : octobre 2014

Québec

© Gouvernement du Québec, 2012