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Longueuil
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Origine et signification Le 1er janvier 2002, une nouvelle ville de Longueuil était créée, issue du regroupement des villes de Boucherville, de Brossard, de Greenfield Park, de LeMoyne, de Longueuil, de Saint-Bruno-de-Montarville, de Saint-Hubert et de Saint-Lambert. Toutefois, le 1er janvier 2006, les villes de Boucherville, de Brossard, de Saint-Bruno-de-Montarville et de Saint-Lambert étaient reconstituées. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire la ville de Longueuil avant le regroupement et il peut contenir des données qui n'ont pas été mises à jour; nous vous invitons à consulter aussi les rubriques des autres anciennes municipalités. L'histoire municipale de cette ville est riche de transformations diverses : ainsi en 1845, on crée la municipalité de la paroisse de Longueuil, telle qu'érigée civilement, laquelle sera abolie en 1847 et rattachée à la municipalité du comté de Chambly. En 1848, on procède à l'érection de la municipalité du village de Longueuil. Elle accédera au titre de ville en 1874, puis de cité en 1920 et absorbera, en 1961, la ville de Montréal-Sud créée en 1906 comme municipalité de village, devenue ville en 1911. Enfin, en 1969, le territoire longueuillois tel qu'il est connu comme ville sera formé grâce à la fusion des cités de Longueuil et de Jacques-Cartier, cette dernière, issue de la division du territoire de la municipalité de la paroisse de Saint-Antoine-de-Longueuil (1855), qui a donné naissance, en 1947, aux villes de Jacques-Cartier et de Mackayville. La dénomination, retenue dès le milieu du XIXe siècle, rappelle la seigneurie à laquelle le territoire appartenait à l'origine, concédée comme arrière-fief en 1657 à Charles Le Moyne (Dieppe, France, 1626 ‑  Montréal, 1685) qui recevra du roi ses lettres de noblesse comme seigneur de Longueuil en 1668, à la demande de Jean Talon. La seigneurie de Longueuil sera reconfirmée en 1676 par la réunion de trois concessions accordées antérieurement à Le Moyne et deviendra Baronnie de Longueuil en 1700. Le premier baron de Longueuil est Charles Le Moyne (Montréal, 1656 - Montréal, 1729), fils aîné du précédent. Ce dernier avait emprunté à sa patrie le nom de Longueil, commune près de Dieppe en Normandie où son père tenait auberge avant sa venue en Nouvelle-France en 1641. À noter que le nom de Longueuil, parfois orthographié Longueil autrefois, a été aussi attribué à la seigneurie de la Nouvelle-Longueuil créée en 1734 sur la rive nord du Saint-Laurent, à l'ouest de Soulanges. En 1770, Marie-Anne-Catherine Fleury Deschambault, veuve du 3e baron Charles-Jacques Le Moyne de Longueuil, épousait le marchand William Grant (Blairfindy, Écosse, 1744 ‑ Québec, 1805). Le titre de Grant de Longueuil sera adopté par la suite par certains membres de la famille. À noter que jadis les terres de Longueuil répondaient à la dénomination Petite-Citière. L'endroit a connu des heures mouvementées, entre autres en 1775, lorsqu'il a servi de théâtre à une escarmouche entre des soldats anglais et américains et, en 1837, quand on a délivré des Patriotes que l'on conduisait à Montréal pour y être incarcérés. Située sur la Rive-Sud, à 3 km de Montréal, tout près de Saint-Hubert à l'est et de Saint-Lambert au sud-ouest, toutes deux détachées de Longueuil à titre de municipalités de paroisse en 1860 et 1857 respectivement, Longueuil est une importante ville industrielle. Son économie industrielle couvre notamment les domaines de l'ébénisterie, de la boulangerie, des lainages, de l'avionnerie. La localité porte fièrement le titre de Duchesse des bords du Saint-Laurent. Longueuil a conclu un accord de jumelage avec Whiby en Ontario, Loja en Équateur, Lafayette aux États-Unis et Longueil en France.

Source : Noms et lieux du Québec, ouvrage de la Commission de toponymie paru en 1994 et 1996 sous la forme d'un dictionnaire illustré imprimé, et sous celle d'un cédérom réalisé par la société Micro-Intel, en 1997, à partir de ce dictionnaire.

Date d'officialisation 2002-01-24

Spécifique Longueuil

Générique (avec ou sans particules de liaison)

Type d'entité Ville

Région administrative Montérégie

Municipalité régionale de comté (MRC) Hors MRC

Municipalité Longueuil (Ville) (Longueuil)

Code géographique de la municipalité 58227

Longitude ouest     Latitude nord 73° 31' 00" 45° 32' 00"

Coordonnées décimales -73.51666, 45.53333

Carte topographique 1/50 000 31H/12

Carte topographique 1/20 000 31H/12-0102

Le nom en rouge correspond à la municipalité qui existait avant les fusions municipales. Dans une adresse, il faut continuer d'utiliser le nom de cette ancienne municipalité.

Anciens noms

  • Greenfield Park  (Ville)

    Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes de Greenfield Park, de Boucherville, de Brossard, de LeMoyne, de Longueuil, de Saint-Bruno-de-Montarville, de Saint-Hubert et de Saint-Lambert se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Longueuil. L'appellation Greenfield Park a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un arrondissement correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Greenfield Park. En 1907, plusieurs immigrants britanniques s'installent dans la partie ouest de l'ancienne baronnie de Longueuil, dans un territoire qui se situe présentement en Montérégie, voisin des villes de Saint-Lambert, Brossard, Saint-Hubert et LeMoyne, dans la banlieue de Montréal située au sud-est du fleuve. Ainsi prenait naissance l'entité municipale officiellement créée, en 1911, à titre de ville de Greenfield Park. L'explication fournie généralement pour élucider l'origine de ce nom demeure sujette à caution, mais étant donné que c'est l'une des rares que l'on peut recueillir, nous la fournissons avec réserve. Le nom primitif du lopin de terre d'un habitant de la paroisse de Saint-Antoine-de-Longueuil, qui se situait dans les limites de l'actuelle ville, aurait été Parc des Prés-Verts. On aurait par la suite transposé en anglais chacun des éléments de cette appellation supposément proposée par un agent immobilier. Or, Ludger Beauregard fournit, dans sa Toponymie de la région métropolitaine de Montréal, une autre hypothèse qu'il tient d'un ancien maire de la ville, E. A. Nightingale. Suivant ce dernier, le choix de ce nom serait tributaire peut-être de la verdure des champs de la région environnante et aurait été effectué de manière spontanée. En 1918, était fondée la paroisse de Saint-Edmond dont le nom a été choisi, suivant Hormisdas Magnan, pour rendre hommage à l'abbé Edmond Lacroix, né en 1883, vicaire à Longueuil de 1909 à 1911, premier desservant de l'endroit. Le nom de Greenfield Park a par ailleurs été également retenu pour le bureau de poste, ainsi dénommé entre 1911 et 1917.

  • LeMoyne  (Ville)

    Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes de LeMoyne, de Boucherville, de Brossard, de Greenfield Park, de Longueuil, de Saint-Bruno-de-Montarville, de Saint-Hubert et de Saint-Lambert se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Longueuil. L'appellation Le Moyne, qui a été préférée à celle de LeMoyne parce qu'elle respecte la graphie du nom de la personne honorée (Charles Le Moyne), identifie maintenant un secteur correspondant au territoire de l'ancienne ville de LeMoyne. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire cette ancienne ville. La ville montérégienne de LeMoyne, dont la forme épouse celle d'un croissant, jouxte celles de Longueuil, de Saint-Lambert et de Greenfield Park, dans la grande banlieue de Montréal, vers l'est. Son territoire a été détaché en 1949 de l'ancienne municipalité de Jacques-Cartier, laquelle a fusionné à Longueuil en 1969. Sur le plan religieux, elle est desservie par les paroisses de Saint-Josaphat et de Saint-Maxime; elles ont été érigées canoniquement en 1909 et en 1918. La dénomination retenue pour cette entité, fréquemment désignée comme Ville LeMoyne, et ses habitants, les Lemoynois, de même que pour le bureau de poste de l'endroit entre 1910 et 1921, souligne le rôle important de l'illustre famille des Le Moyne, qui s'est installée sur le territoire dès les premiers temps de la colonie. On a voulu rappeler en particulier Charles Le Moyne (1626-1685), originaire de Dieppe, premier seigneur de Longueuil dès 1657 qui s'est illustré notamment par sa participation à plusieurs guerres contre les Iroquois. Père de quatorze enfants, douze fils et deux filles, il a vu la plupart d'entre eux embrasser la carrière militaire. Le plus célèbre demeure Pierre Le Moyne d'Iberville (1661-1706), qui a fondé la Louisiane en 1702.

  • Saint-Hubert  (Ville)

    Il est à noter que cette ville n'existe plus depuis le 1er janvier 2002. En effet, à cette date, les villes de Saint-Hubert, de Boucherville, de Brossard, de Greenfield Park, de LeMoyne, de Longueuil, de Saint-Bruno-de-Montarville et de Saint-Lambert se regroupaient pour constituer la nouvelle ville de Longueuil. L'appellation Saint-Hubert a toutefois été préservée et elle identifie maintenant un arrondissement correspondant au territoire de l'ancienne ville du même nom. Le texte qui suit est celui qui avait été rédigé pour décrire l'ancienne ville de Saint-Hubert. Cette ville de la Montérégie, la plus vaste de la MRC de Champlain dont elle occupe toute la partie orientale, est distante de Montréal de 13 km et voisine de Brossard, au sud-ouest et de Longueuil, au nord. Sise à proximité des grands axes de communication de la Rive-Sud, Saint-Hubert dispose d'un important parc industriel et se caractérise par une vocation largement commerciale et résidentielle. On y compte, en outre, un aéroport anciennement militaire, devenu régional, très fréquenté. À proximité de l'aéroport, on retrouve une base des forces armées canadiennes. De plus, en 1989, Saint-Hubert devenait le site de l'Agence spatiale canadienne. Jadis partie intégrante de la seigneurie de Longueuil, ce territoire s'ouvre vers 1665 par suite de la construction du chemin de Chambly qui relie l'endroit à Montréal. Toutefois, ce n'est qu'à compter des années 1860 que Saint-Hubert commence à se développer avec l'érection en 1862 de la paroisse qui donnera son nom à la ville; détachée de Sainte-Famille-de-Boucherville et de Saint-Antoine-de-Longueuil, la paroisse vit son premier curé nommé en 1860. Sur le plan municipal, Saint-Hubert voit le jour en 1860 avec la création de la municipalité de la paroisse de Saint-Hubert, qui allait devenir la ville de Saint-Hubert en 1958. Toutefois, il faudra attendre en 1971 pour que soit instaurée l'actuelle ville issue de la fusion de la cité de Laflèche, qui prenait en 1959 la succession de la ville de Mackayville, établie en 1947. Les Hubertins doivent leur gentilé à saint Hubert, évêque du VIIIe siècle, mort en 727, connu universellement par un miracle survenu au cours d'un séjour en Austrasie, alors qu'un crucifix lui était apparu entre les bois d'un cerf qu'il chassait. Or, jadis Saint-Hubert était rattachée à Saint-Lambert, plus à l'ouest, et comme saint Hubert a succédé à saint Lambert à titre d'évêque de Tongres-Maastricht, on devait enchâsser toponymiquement ce lien.

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Date de la dernière mise à jour : octobre 2014

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